Face aux plateformes, aux influenceurs et à l’intelligence artificielle, une mission d’information du Sénat alerte sur les nouvelles fragilités de l’espace informationnel français. Les sénateurs proposent notamment la création d’un observatoire indépendant de la désinformation interne avant l’élection présidentielle de 2027 et un renforcement des pouvoirs de l’Arcom.
Le Sénat propose de faire de l’égalité femmes-hommes un critère d’attribution des aides publiques au secteur du jeu vidéo. Dans un rapport, la délégation aux droits des femmes estime que les financements publics doivent devenir un levier pour lutter contre le sexisme et favoriser la mixité dans une industrie où les femmes, pourtant près de la moitié des joueurs, restent largement absentes des studios, des compétitions professionnelles et des postes de direction.
Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.
Auditionné dans le cadre de la commission d’enquête sur les « zones grises » de l’information, le directeur France du réseau social X a multiplié les mises à distance sur les questions de modération et d’algorithmes. Face aux sénateurs, Laurent Buanec a surtout plaidé pour le modèle des « Community Notes », présentées comme l’arme principale de la plateforme contre la désinformation. Une audition qui a également mis en lumière la difficulté des pouvoirs publics à identifier les véritables centres de décision de l’entreprise d’Elon Musk.
Entendus ce mardi par les sénateurs, les représentants de YouTube France ont revendiqué le rôle moteur de la plateforme dans l’écosystème médiatique. L’occasion, aussi, de dévoiler plus précisément les contours de l’accord conclu récemment avec France Télévisions. Sans pleinement convaincre les sénateurs sur la prétendue « neutralité » de son algorithme.
Face au poids grandissant des réseaux sociaux dans la formation de l’opinion publique, le député Renaissance Paul Midy propose de leur imposer des règles de pluralisme politique comparables à celles de la télévision et de la radio. Une réforme sensible, qui ne s’appliquerait toutefois pas à la présidentielle de 2027.
Plus encore qu’un titre de disque, il a veillé à appliquer le principe de l’impermanence tout au long de sa vie d’artiste. Sans cesse, il s’est renouvelé puisque tout a changé autour de lui. Et ça lui réussit, en témoigne son dernier concert à La Cigale. Un demi-siècle de carrière, un demi-siècle de rencontres, un demi-siècle de musique. Rebecca Fitoussi reçoit Alain Chamfort pour retracer son parcours dans Un monde, un regard.
Face à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le sénateur socialiste défend une autre voie : intégrer la maîtrise numérique au brevet des collèges et brider certains algorithmes pour mieux protéger les mineurs, sans les exclure. Ces mesures sont au cœur d’une nouvelle proposition de loi.
Auditionnées au Sénat dans le cadre d’une mission d’information sur le masculinisme, avocates, militantes et associations ont décrit, jeudi 30 avril, l’ampleur des violences numériques visant les femmes. Toutes dénoncent un système nourri par les plateformes, encore insuffisamment combattu par la justice et les pouvoirs publics.
Ce mardi 28 avril, devant la Maison des coursiers, à Paris, parlementaires de gauche et collectifs de livreurs ont dénoncé une « exploitation systémique » des travailleurs des plateformes. Alors que la France doit transposer d’ici décembre la directive européenne sur le travail des plateformes, ils exigent une réforme ambitieuse, appuyée par une plainte pénale inédite visant les plateformes Deliveroo et Uber Eats pour « traite d’êtres humains ».
L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les rouages du travail parlementaire, de l’Assemblée nationale au Sénat, en passant par le Parlement européen. Une étude de la Fondation Jean Jaurès publiée ce lundi 27 avril révèle que plus de la moitié des tâches des collaborateurs pourraient déjà être automatisées. Dans le même temps, l’absence d’outils institutionnels encadrés fait peser des risques importants en matière de confidentialité, d’équité et, plus largement, de qualité du travail démocratique.
Auditionnée par la délégation aux droits des femmes du Sénat, la conseillère de l’Arcom a détaillé les marges de manœuvre limitées du régulateur face à la montée des contenus sexistes et masculinistes en ligne. L’instruction en cours visant le podcast « 10 000 pas », diffusé sur plusieurs plateformes de streaming, illustre les angles morts juridiques et les tensions entre cadre national et régulation européenne.