A midi, 19,81 % des électeurs français se sont rendus aux urnes pour les élections européennes, selon les données du ministère, un chiffre en très légère hausse, comparé à il y a six ans. En 2019, le taux de participation final avait été de 50,1 %.
Jordan Bardella est le grand gagnant de ces élections européennes avec 31, % des voix. Valérie Hayer est loin derrière avec 14,7 %. La candidate de la majorité présidentielle conserve la seconde place, mais son écart avec Raphaël Glucksmann – toujours troisième avec 14 % des voix – se resserre. Coup de tonnerre, Emmanuel Macron, a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale.
Largement en tête des sondages, le parti de Jordan Bardella ne prône plus officiellement une sortie de l’Union européenne, pierre angulaire du programme présidentiel de Marine Le Pen jusqu’en 2017. Mais, avec un slogan plus consensuel, la feuille de route du Rassemblement national s’oppose toujours à bon nombre des compétences de Bruxelles, au nom de la souveraineté nationale.
Ce 9 juin, de 19h55 à 23 heures, Public Sénat vous fait vivre en direct les résultats des élections européennes, dans une émission en partenariat avec LCP – Assemblée nationale et France 24. Au programme : découverte des résultats, réaction des candidats et décryptage avec des experts.
Activité à part entière au sein de l’Union européenne, le lobbying est une variable essentielle dans l’équation décisionnelle bruxelloise. Acteurs de la démocratie européenne, les lobbies opèrent aujourd’hui de manière décomplexée dans les coulisses du Parlement européen. En décembre 2022, le scandale du « Qatargate », une affaire de corruption historique impliquant plusieurs eurodéputés, a révélé les failles de l’institution en matière de régulation des stratégies d’influence, conduisant à un renforcement des mécanismes de protection des organes de l’Union contre les ingérences étrangères.
Poussée de l’extrême droite et des partis ultra-conservateurs, reculs marqués des centristes de Renew Europe et des écologistes : les projections du futur hémicycle européen, basées sur les sondages nationaux, modifient son centre de gravité et potentiellement les coalitions qui s’en suivront.
Public Sénat a compilé les programmes défendus par les huit listes qui font la course en tête dans les sondages pour les élections européennes, et regroupé leurs principales propositions par thématiques.
Toujours au coude à coude dans les sondages avec Valérie Hayer, le candidat de la liste PS-Place Publique termine sa campagne « grave et heureuse » en espérant « tourner la page de ce duel Macron/Le Pen ». Avec « une liste féministe, pro européenne, sociale, écologique » et « sérieuse en matière de défense et de sécurité », il ambitionne de « refonder la social-démocratie » en Europe.
Derrière la certitude de voir arriver Jordan Bardella largement en tête des élections européennes, de nombreuses questions demeurent sans réponse quant à l’issue d’un scrutin européen aux enjeux nationaux multiples.
Selon notre sondage Odoxa, avec Mascaret, pour Public Sénat et la presse régionale, un Français sur deux serait prêt à se déplacer dimanche pour les européennes. Les plus âgés et les plus fortunés sont les plus susceptibles de voter. Jordan Bardella fait de gros scores dans toutes les catégories, en particulier chez les 35-64 ans, dans les petites villes et chez les employés et ouvriers.
Dans la dernière ligne droite de la campagne des Européennes, la liste RN menée par Jordan Bardella baisse, mais écrase la concurrence avec avec 32 % des intentions de vote selon le baromètre d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Derrière Valérie Hayer (15 %) n’est plus qu’à un point de Raphaël Glucksmann (14 %).
A seulement trois jours d’un scrutin où les sondages donnent la liste de la majorité présidentielle très loin derrière le RN, le chef de l’Etat a appelé les électeurs au « sursaut », alors qu’« on voit monter partout en Europe l’extrême droite ». « Cet accaparement des médias est extrêmement problématique », réagit Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.
Si la liste LR de François-Xavier Bellamy finit en dessous de 10 %, dimanche, lors des européennes, « c’est évident qu’il y aura des conséquences politiques », prévient le sénateur LR des Hauts-de-Seine. Face à la rumeur de coalition avec la majorité, il pense qu’« Emmanuel Macron ne voudra pas mettre à Matignon quelqu’un de la puissance de feu de Gérard Larcher ».
Interrogé à la sortie de l’hémicycle au micro de Public Sénat sur l’interview qui sera donnée par le chef de l’Etat, pendant les journaux télévisés de TF1 et de France 2, le ministre de la Transition énergétique et de la cohésion des territoires, a décrié « des polémiques qui ne sont pas dignes », étant donné que « le Président de la République n’a choisi ni la date de l’anniversaire du débarquement, ni la date des élections européennes ».
Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a chargé l’exécutif pour sa trop grande implication, selon elle, dans la campagne des européennes et sa responsabilité dans la montée de l’extrême droite.
Le président de la République s’exprimera lors des 20 heures de TF1 et France 2 ce jeudi, en marge de la commémoration du 80ème anniversaire du Débarquement. L’opposition a saisi l’Arcom, dénonçant une tentative d’influence des électeurs à trois jours des européennes. Au Sénat, le sujet est au cœur des questions d’actualité au gouvernement.
Auditionnés par la commission d’enquête sénatoriale sur les influences étrangères mardi 4 juin 2024, quatre spécialistes sur la question n’ont pas épargné les géants des réseaux sociaux, ni l’intelligence artificielle. Face au fléau des ingérences étrangères, ils en appellent à plus de régulation de la part des pouvoirs publics.
Défenseur du « Frexit », à savoir la sortie de la France de l’Union Européenne (UE), la tête de liste souverainiste souhaite « imposer » ce débat, qu’il estime « interdit dans les grands médias ».
« Premier parti de France », les abstentionnistes promettent d’être encore nombreux pour le scrutin européen du 9 juin, estimés entre 50 et 55 % selon les sondeurs, un chiffre cependant très incertain. Quel est leur profil ? A qui profiterait une plus grande abstention ? Quelle est leur répartition géographique ? L’opposition au Président de la République peut-elle constituer un facteur de mobilisation. Eléments de réponse avec sondeurs et politologues.