Les sénateurs écologistes, Thomas Dossus et Daniel Salmon étaient mobilisés samedi contre la construction de la mega-bassine à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres. Ils dénoncent l’usage excessif de la force de la part des autorités, qui selon eux, ont entravé l’arrivée des secours sur le site.
Les groupes d’opposition ne croient pas à la « nouvelle méthode » que compte mettre en place Elisabeth Borne, qui va les recevoir. « Ils ne savent pas où ils vont », selon Bruno Retailleau (LR), qui ira malgré tout « volontiers » à Matignon. « Elle est dans une impasse », selon Patrick Kanner (PS), qui « pense que quelque chose est cassé ».
Élisabeth Borne, la Première ministre, a annoncé qu’elle ne souhaitait plus avoir recours au 49.3, « en dehors des textes financiers ». Interrogés par Public Sénat, des représentants de la majorité sénatoriale de droite et du centre estiment que la cheffe du gouvernement commet une erreur tactique en se privant d’un outil constitutionnel. Une partie de la gauche, en revanche, appelle à la suppression pure et simple du 49.3.
A la sortie d’un week-end d’extrêmes tensions autour de la construction d’une mega-basssine à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, retour sur les préconisations du Sénat sur la gestion de l’eau. Il y a quelques mois, la délégation à la prospective appelait à une « approche pragmatique » des « retenues d’eau », les fameuses « bassines ».
Après la manifestation contre la construction d’une méga bassine à Sainte-Soline, émaillée de vifs affrontements avec les forces de police, la députée EELV a dénoncé sur Public Sénat la doctrine de maintien de l’ordre. Sandrine Rousseau accuse l’exécutif de déployer contre ses opposants « une politique de l’intimidation », et cible « la volonté d’aller chercher l’incident ».
Le débat autour du nucléaire s’est intensifié ces dernières semaines à Bruxelles entre les Etats membres qui s’y opposent fermement et les pays, à l’instar de la France, qui militent pour un retour en force de l’énergie de l’atome, au nom notamment de la lutte contre le réchauffement climatique. Et pour cause, l’Union européenne doit se prononcer dans les mois qui viennent sur la refonte de son mix énergétique et le marché européen de l’électricité.
Plus d’une semaine après l’application du 49.3 par Elisabeth Borne pour faire passer la réforme des retraites et quelques jours après avoir évité la motion de censure de justesse, Emmanuel Macron a choisi les journaux de 13h de France 2 et de Tf1 pour finalement prendre la parole. Une intervention où le président s’est dit « prêt à endosser l’impopularité ».
Face à la tension sociale qui ne retombe pas dans le pays, les députés et sénateurs PCF songent à ajuster leur façon de participer aux travaux parlementaires. La réflexion traverse aussi les socialistes. « Nous nous interrogeons sur notre manière de travailler désormais », appuie Boris Vallaud.
Stanislas Guerini, le ministre de la Transformation et de la fonction publique, était l’invité d’« Extra local » sur Public Sénat ce vendredi 24 mars. Il a reconnu que la colère sociale déclenchée par la réforme des retraites mettait momentanément en suspend la volonté de réforme du président de la République. Il se refuse toutefois à parler de crise des institutions.
Le 22 mars dernier, un incendie touche la maison d’un maire de Loire-Atlantique, déjà la cible depuis plusieurs mois de lettres de menaces. Derrière ce fait divers se cache un phénomène en expansion : les violences commises envers les élus. Elles inquiètent la classe politique, et en particulier les sénateurs, qui ont mené plusieurs travaux afin d’enrayer ce phénomène. Qu’en est-il aujourd’hui ? Faut-il aller plus loin ?
Après le rassemblement contre la réforme des retraites, ce jeudi 23 mars, le porche de la mairie de Bordeaux a été incendié. Les soutiens et les condamnations affluent de toutes parts, tandis que la responsabilité de cet incident interroge.
Les trois groupes de gauche au Sénat ont déposé leurs recours auprès du Conseil constitutionnel le 24 mars sur le texte retraites. Leur saisine repose sur trois angles d’attaques. Ils insistent particulièrement sur les « mécanismes procéduraux » qui ont altéré la clarté et la sincérité du débat parlementaire.
La mobilisation contre la réforme des retraites bouleverse l’agenda politique. Après le report de l’examen de la loi immigration, c’est la visite du roi Charles III qui est déplacée. Le souverain britannique devait notamment se rendre au Sénat pour prononcer un discours historique. « L’exécutif est aux abois et sous tension », pour le sénateur communiste Éric Bocquet est le président du groupe d’amitié France-Royaume Uni.
Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé son intention de scinder le projet de loi immigration en plusieurs textes, les députés LR devraient déposer leur propre proposition de loi sur le sujet. Invité de Public Sénat et LCP, le sénateur LR François-Noël Buffet, président de la commission des lois, indique réfléchir lui aussi à présenter un texte qu’il a déjà préparé.
Victime collatérale des mobilisations contre la réforme des retraites, la première visite d’Etat du roi Charles III a été annulée. Le souverain britannique devait se rendre au Sénat pour prononcer un discours lundi. Il devait participer à un diner au château de Versailles et se rendre à Bordeaux.
Invité ce vendredi de la matinale de Public Sénat, Luc Carvounas, le maire PS d’Alfortville, estime que le gouvernement fait face à une triple crise : sociale, politique et institutionnelle. Selon cet ancien parlementaire, le chef de l’Etat n’a que deux options pour se dégager de l’ornière de la réforme des retraites : la dissolution ou le référendum.
Au cours de son interview télévisée, le président de la République a évoqué le besoin d’agir de « manière très concrète », opposant cette méthode aux lois, qu’il juge trop nombreuses, trop longues. Comment agir avec des mesures non législatives ? Est-ce possible ? Réponses avec des spécialistes.
Ce jeudi 23 mars 2023, les sénateurs de la Commission des affaires européennes et de la commission culture ont auditionné plusieurs représentants du secteur des médias à propos du projet de règlement européen sur la liberté des médias.
Dans son interview aux journaux de 13h de France 2 et TF1, le président de la République Emmanuel Macron a convoqué l’assaut du Capitole des Etats-Unis ceux des lieux de pouvoir à Brasília au Brésil en les liant avec les violences commises lors de certaines manifestations contre la réforme des retraites en France. Une analogie très critiquée par des personnalités politiques, journalistes et citoyens sur les réseaux sociaux. Décryptage avec Thomas Huchon, journaliste d’investigation, spécialiste du complotisme et Thomás Zicman De Barros, docteur en science politique à Sciences Po Paris.
Les sénateurs socialistes, Laurence Rossignol et Yan Chantrel faisaient partie du cortège parisien pour une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites. Si la réforme a été adoptée définitivement par le Parlement en début de semaine, les élus ne désespèrent pas de voir le Conseil constitutionnel censurer le texte.