Liz Truss va succéder à Boris Johnson au 10 Downing Street. Avec 57 % des suffrages des adhérents du Parti conservateur, la ministre des Affaires étrangères est sortie victorieuse de son duel avec son concurrent, Rishi Sunak. Florence Faucher, professeure de sciences politiques au Centre d’études européennes de Sciences Po rappelle « qu’une toute petite fraction de l’électorat » l’a désignée lors de cette primaire.
L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France sont reçues cet après-midi à l’Elysée. Emmanuel Macron ne désespère pas de les faire participer au Conseil national de la refondation. Jusqu’à présent les élus ont décliné l’invitation, jugeant que le cadre n’était « pas approprié pour évoquer les enjeux » relevant des compétences des collectivités.
Alors que le match Ciotti – Retailleau s’est installé ce week-end, Aurélien Pradié, pressenti pour jouer le rôle de troisième homme, ne déclare toujours pas officiellement sa candidature. En creux, il en appelle tout de même à un renouveau du parti, sur la forme comme sur le fond.
Le président du groupe LR du Sénat, candidat à la présidence du parti, entend « rassembler sans se renier ». De « l’identité française » aux « champs nouveaux », comme l’écologie, il entend relever le parti en abordant tous les sujets. Avec Eric Ciotti, le match est lancé. Il confirme le glissement à droite des LR.
La rentrée des jeunes LR se transforme en tour de chauffe pour les candidats à la présidence du parti. Bruno Retailleau vient contester le statut de favori à Eric Ciotti, dont certains craignent la ligne trop clivante. Ce dernier plaide pour désigner très vite le candidat pour 2027. Pour lui, « c’est Laurent Wauquiez », et pointe un manque de « clarté » de ses concurrents. Aurélien Pradié entend jouer le troisième homme.
Face aux craintes de pénuries en approvisionnement en gaz et en électricité en France, Emmanuel Macron a réuni un Conseil de défense consacré à l’énergie, ce vendredi.
L’occasion d’évaluer et de préparer la France à passer l’hiver.
La rumeur courait depuis quelques temps déjà. C’est maintenant officiel. Dans une interview au Figaro, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, annonce sa candidature à la présidence du parti Les Républicains.
La réforme de la police judiciaire voulue par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a suscité une véritable levée de boucliers au sein des acteurs de terrain, et ce jusqu’au procureur général près la Cour de cassation François Molins. De nombreuses critiques et les retours mitigés des expérimentations de terrain en sont la cause. Au Sénat, la droite se montre circonspecte et la gauche est vent-debout contre la réforme.
La réforme des retraites était une des mesures phares du candidat Macron en 2022. Pourtant, il ne fait pas partie des chantiers prioritaires de la rentrée du gouvernement, alors même qu’une feuille de route était attendue pour septembre. Très décriée par la gauche, soutenue sous conditions par la droite, cette réforme difficile ne fait pas consensus sur les bancs de la Chambre haute.
Le chef de file de la droite sénatoriale a réuni jeudi ses collègues du Palais du Luxembourg pour leur faire part de son intention de briguer la présidence des Républicains et recueillir leurs avis. Bruno Retailleau pourrait annoncer sa décision ce week-end. Il serait un adversaire de taille pour le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, qui a lancé sa campagne en juillet.
Face aux représentants de la diplomatie française, le président de la République a livré ses ambitions pour la politique étrangère tricolore. Une « conférence des ambassadeurs », qui aura aussi été pour Emmanuel Macron l’occasion de défendre sa réforme controversée du corps diplomatique.
L’afflux de frontaliers suisses dans les stations-service françaises remet sur la table la question du ciblage de la remise de 30 centimes sur le litre de carburant qui entre en vigueur ce jeudi 1er septembre. Fruit d’un deal entre le groupe LR à l’Assemblée nationale et la majorité présidentielle, la mesure est toujours loin de faire l’unanimité au Sénat, même au sein de la majorité sénatoriale.
Les socialistes espèrent enclencher la procédure du référendum d’initiative partagée (RIP) pour faire adopter une taxation des superprofits, déjà retoquée au début de l’été lors de la discussion parlementaire. Mais la dimension fiscale du sujet pourrait sortir du cadre fixé par la Constitution pour ce type de procédure. Explications.
Avant même d’être lancé, le Conseil national de la refondation risque-t-il d’être déjà mort-né ? Le refus des oppositions de gauche et de droite d’y participer, craignant un contournement du Parlement, met à mal l’ambition d’Emmanuel Macron de mettre en musique sa nouvelle méthode. « Le jour où on les consulte, ils ne veulent pas participer », s’étonne François Patriat, patron des sénateurs macronistes.
Les parlementaires examineront cet automne les textes sur l’assurance chômage, le développement des énergies renouvelables et la sécurité, a expliqué la première ministre à l’issue d’un séminaire gouvernemental. L’année 2023 s’annonce également déjà chargée.
Après avoir mûri sa réflexion cet été, Bruno Retailleau pourrait bien se lancer rapidement dans la course à la présidence des LR. Pour espérer battre Eric Ciotti, il pourra compter sur l’appui des sénateurs de son groupe, qui insistent sur sa capacité de rassemblement. « Il a incontestablement un côté non clivant, non sectaire », salue Roger Karoutchi, qui lui apporte son soutien.
INTERVIEW – Interrogée par Public Sénat, la politologue Hélène Blanc, spécialiste de la Russie et du monde slave, évoque l’héritage politique de Mikhaïl Gorbatchev. La mémoire de l’ancien dirigeant soviétique, disparu le 30 août à l’âge de 91 ans, a été saluée par de nombreux responsables politiques, rappelant son rôle dans la résolution de la Guerre froide.
Le ministre de l’Intérieur a obtenu l’annulation de la suspension de l’expulsion du territoire de l’imam Hassan Iquioussen, accusé de propos antisémites et misogynes, désavouant une décision du tribunal administratif. Plusieurs sénatrices approuvent cette conclusion. Toutefois, Hassan Iquioussen, en fuite, n’a pas été retrouvé pour le moment.
L’inflation qui touche actuellement l’Europe n’est pas le seul signal inquiétant pour l’économie mondiale. Une bulle immobilière en Chine et l’incapacité de la Fed à juguler l’inflation américaine vont a minima provoquer un ralentissement de la croissance mondiale à la fin de l’année. Mais la conjonction de ces risques pourrait faire craindre une crise financière et une récession à l’échelle planétaire.
La paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du Giec, est invitée ce mercredi au séminaire gouvernemental pour « sensibiliser » les ministres à la question du réchauffement climatique. « Un gros coup de com’. Mais il va revenir totalement en boomerang », selon Guillaume Gontard, à la tête du groupe écologiste du Sénat.