Contrairement à Joe Biden, Emmanuel Macron se refuse à parler de « génocide » pour qualifier certaines attaques russes en Ukraine. Selon lui reconnaître ce crime entraînerait un devoir d’assistance » et ferait de la France un cobelligérant. Un discours « erroné et dangereux » pour Raphaël Maurel, maître de conférences en droit public à l’université de Bourgogne.
Dans cette campagne d’entre-deux-tours, Marine Le Pen pousse pour une réforme constitutionnelle par référendum qui contournerait le Parlement. La méthode n’est pas compatible avec l’état actuel de la Constitution et de sa jurisprudence, mais le blocage semble aussi politique et devra – tôt ou tard – être abordé.
A la recherche de partenaires diplomatiques crédibles, le regard de la candidate du RN est porté sur l’Europe de l’Est où les ultra-conservateurs sont déjà au pouvoir. Si les convergences de vue sont évidentes entre souverainistes sur les questions de société et les thématiques européennes, les liens pourraient se tendre sur une future coopération entre Etats notamment du fait des divisions sur la question russo-ukrainienne.
Depuis le début de la guerre, plus de 700 000 Ukrainiens ont transité par la Roumanie. Un défi pour les autorités de ce pays membre de l’Union européenne. Reportage dans l’Est du pays, au poste frontière d’Isaccea et dans la ville de Galati.
Face aux difficultés financières rencontrées par Yannick Jadot et Valérie Pécresse, François Bayrou a remis encore une fois son idée d’une banque de la démocratie sur la table. Prévu à l’origine dans la loi de confiance dans la vie publique de 2018, l’établissement n’a jamais vu le jour.
Dans un sondage Elabe, réalisé entre le 15 et le 16 mars 2022, l’emploi arrive en 7e position dans la liste des principales préoccupations des Français. Mercredi 13 avril, dans les Hauts-de-Seine, Marine Le Pen a affirmé être du côté de la « France qui travaille » tandis qu’Emmanuel Macron a, lui, fixé comme cap « le plein-emploi ». Les deux finalistes font des propositions diamétralement opposées tout en ayant quelques cibles similaires, comme l’insertion des jeunes.
En cinq ans, la candidate du Rassemblement national a revu sa copie sur l’Europe. La remise en cause de la monnaie unique lui avait fait perdre de précieuses voix. Depuis, elle dément tout « Frexit ». Mais plusieurs mesures contreviendraient aux traités européens.
Invité de notre matinale, Julien Odoul est revenu sur la politique étrangère détaillée par Marine Le Pen hier en conférence de presse, et notamment sur sa position vis-à-vis de la Russie. Le porte-parole du RN a confirmé que quand la guerre en Ukraine serait terminée, la Russie devrait redevenir un partenaire.
De 2017 à 2022, l’entre-deux-tours n’est plus le même entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. L’un est sortant et l’autre arrondie les angles. Le Président multiplie les déplacements et joue la proximité, quitte à être à portée d’engueulade, quand Marine Le Pen joue le sérieux par des conférences de presse.
Marine Le Pen a présenté mercredi les grands axes de la politique internationale qu’elle souhaite mettre en œuvre si elle accède à l’Elysée. Elle a été longuement interrogée sur la place accordée à la Russie dans son projet diplomatique.
Les deux ans de crise sanitaire, la situation délicate de l’hôpital public et la lutte contre les déserts médicaux n’ont fait que renforcer les préoccupations des Français sur la santé. C’est donc sans surprise que cette thématique figure parmi les principales préoccupations des citoyens dans plusieurs enquêtes d’opinion à la veille du second tour. Les deux finalistes s’accordent sur la nécessité d’entreprendre des réformes, un peu moins sur les moyens à mobiliser pour parvenir à ces objectifs. Les deux ans de crise sanitaire, la situation délicate de l’hôpital public et la lutte contre les déserts médicaux n’ont fait que renforcer les préoccupations des Français sur la santé. C’est donc sans surprise que cette thématique figure parmi les principales préoccupations des citoyens dans plusieurs enquêtes d’opinion à la veille du second tour. Les deux finalistes s’accordent sur la nécessité d’entreprendre des réformes, un peu moins sur les moyens à mobiliser pour parvenir à ces objectifs.
Alors que la réforme institutionnelle s’invite dans ce début de campagne de second tour, plusieurs questions entourent encore les projets d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. Le premier doit composer avec son échec à faire adopter sa réforme de 2017, tandis que la seconde devra se frotter à la jurisprudence du Conseil constitutionnel pour appliquer son programme.
Comme en 2017, le leader de la France Insoumise a lancé une consultation en ligne pour permettre à ses partisans d’exprimer leur préférence au deuxième tour de l’élection présidentielle. Un procédé qu’il avait déjà mis en œuvre en 2017.
La Commission nationale de contrôle de la campagne électorale remet en question des chiffres cités par Marine Le Pen dans sa profession de foi pour le second tour, selon une information de France Inter. Installée en 2001, cette instance veille notamment à ce que le matériel de propagande électorale soit conforme à la loi.
24h après le soutien « sans ambiguïté » à Emmanuel Macron au second tour, le président du groupe centriste du Sénat, Hervé Marseille précise « qu’il ne s’agit pas d’un ralliement ». En cas de réélection du chef de l’Etat, le sénateur demande des changements dans son mode de gouvernance. Interview.
Invité de notre matinale, Éric Woerth est revenu sur la situation difficile dans laquelle se trouve son ancien parti. Pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, LR a vocation à intégrer la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.
Déçus par le score de Yannick Jadot, aminci par le vote utile, les parlementaires écologistes estiment qu’il faudra faire le bilan de ces derniers mois de campagne. Quant aux accords pour les élections législatives, ils estiment que la balle est dans le camp de la France insoumise.
Invité de notre matinale, Éric Woerth est revenu sur la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron. Ce soutien du président sortant, particulièrement attaché à cette réforme, estime qu’Emmanuel Macron n’a pas reculé sur le sujet, mais explique simplement sa réforme pour éviter toute « brutalité. »
Sur la France inter ce mardi 12 avril, la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen a appelé à restaurer le « dialogue social », avant de proposer, au cours d’une conférence de presse à Vernon dans l’Eure, la création d’une « démocratie sociale ». Un appel du pied aux syndicats qui après le premier tour se positionnent en majorité contre les idées portées par le Rassemblement National.
Alors qu’Emmanuel Macron « ouvre la porte » à la retraite à 64 ans, l’opposition raille une « posture très politique » censée parler aux électeurs de gauche en vue du second tour. Mais les macronistes assurent que l’objectif des 65 ans est maintenu. « C’est un jour à gauche, un jour à droite, personne ne comprend plus rien », pointe le socialiste Patrick Kanner, qui pense « qu’Emmanuel Macron n’est pas serein ».