Quelques heures seulement après la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion dans une base kurde du nord de l’Irak, le groupe Ashab al-Kahf a menacé de s’en prendre aux intérêts français. Un quasi aveu de culpabilité qui interroge sur les motivations de cette milice armée pro-iranienne présente en Irak.
Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.
Le recensement des étiquettes des listes aux municipales confirme l’émiettement de l’offre politique et l’affaissement des partis traditionnels, qui se présentent beaucoup moins en leur nom qu’auparavant. Tandis que La France insoumise et le Rassemblement national vont gagner en visibilité dans les bureaux de vote. Décryptage.
Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.
Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.
Si les listes « sans étiquette » ont toujours été nombreuses dans les petites communes, de nombreux candidats affiliés à un parti affichent également une neutralité de façade dans les grandes villes. Une façon de se tenir à distance du chaos politique national. A l’exception notable du Rassemblement national et de La France insoumise, qui assument de nationaliser ce scrutin pour en faire un tremplin vers les présidentielles de 2027.
En proie à des hésitations et des revirements quant aux objectifs de guerre américains depuis le lancement de l’opération « fureur épique », Donald Trump a clarifié sa position, vendredi 6 mars, sur son réseau social. Le Président américain ferme la porte à des négociations et exige une « capitulation sans condition » de l’Iran, sans expliquer précisément ce qu’il entend par là.
La France va poursuivre les vols de rapatriement de Français au Moyen-Orient « dans les meilleures conditions de sécurité » possibles, a annoncé vendredi 6 mars le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui revendique le retour de 2 000 ressortissants depuis le début du conflit dans la région. Plusieurs milliers d’autres, souvent des vacanciers retenus dans les pays du Golfe, attendent leur tour.
Sous l’effet des tensions d’approvisionnement en pétrole depuis les pays du Golfe, plusieurs experts anticipent une hausse significative des prix à la pompe, pouvant atteindre 2 euros par litre d’essence. Alors que l’opposition monte au créneau, le gouvernement se veut vigilant face aux potentielles tentatives de spéculation des distributeurs et des raffineurs.
Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur LR Christian Cambon a jugé « nécessaire » les attaques israélo-américaines devant l’avancée du programme nucléaire iranien, tout en reconnaissant qu’ « il était du rôle du Président de la République de rappeler que ces opérations n’ont pas pris leur place dans le respect du droit international ». Il a également salué l’annonce de l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.
Interrogé dans la matinale de Public Sénat, le général Dominique Trinquand a salué l’intervention « défensive » de la France dans le conflit au Moyen-Orient, au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de l’envoi du porte-avions Charles De Gaulle en Méditerranée. Le général a également souligné l’isolement de l’Iran, coupable selon lui d’une « erreur stratégique » en répliquant tous azimuts.
Depuis le lancement de l’attaque israélo-américaine, l’Iran fait planer la menace sur les bateaux traversant le détroit d’Ormuz, bloquant de fait toute possibilité de circulation maritime sur cet axe majeur du commerce mondial. Si les inquiétudes portent principalement sur les exportations de pétrole et de gaz depuis les pays du Golfe, l’embrasement au Moyen-Orient éloigne aussi la perspective d’un retour à la normale pour le trafic en Mer Rouge entre l’Asie et l’Europe.