Menaces d’annexion du Groenland, pression sur l’Ukraine, remise en cause du droit international, la séquence diplomatique ouverte par Donald Trump à Davos ébranle profondément les Européens. Au micro de Public Sénat, le sénateur Les Indépendants, Claude Malhuret livre une analyse sévère de la méthode et de la stratégie du président américain, qu’il juge dangereuses pour la stabilité mondiale.
Lors des questions au gouvernement au Sénat, ce 21 janvier, le ministre de l’Économie et des Finances s'est dit favorable à une réplique de la France et de l'Union européenne, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace de nouvelles surtaxes douanières.
Pour Cédric Perrin, le président (LR) de la commission sénatoriale des affaires étrangères, les tentatives d’apaisement resteront sans effet sur le président américain et ses velléités d’annexion du Groenland. Cet élu invite les Européens à faire front et à utiliser leur arsenal anti-coercition pour faire pression sur Washington.
La quasi-totalité des 348 sénateurs ont pris la pause dans la cour d’honneur du Palais du Luxembourg, ce mercredi 21 janvier, pour envoyer un message de solidarité à l’égard du peuple iranien. Gérard Larcher appelle les parlements des pays démocratiques à reprendre cette initiative.
Les députés européens ont voté ce 21 janvier en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la légalité de l'accord entre l'UE et le Mercosur.
Jusqu’où ira le bras de fer entre Donald Trump et les Européens. Le président américain a lancé une série d'attaques à l'encontre de ses alliés avant de se rendre au Forum économique mondial de Davos, où le dossier du Groenland s’est imposé dans les discussions. Pour Public Sénat, André Kaspi, historien et spécialiste de la politique américaine, évalue l’état des relations entre la France et les Etats-Unis.
Depuis Davos, le président de la République dénonce une concurrence « de plus en plus ardue » des États-Unis qui cherchent « à affaiblir l’Europe », alors que Donald Trump a agité la menace de nouveaux droits de douane contre tout pays qui apporterait son soutien au Groënland.
Dans la nuit de lundi à mardi, Donald Trump a menacé d’imposer une nouvelle surtaxe de 200% sur les vins et champagnes exportés par la France aux États-Unis. En cause ? Le refus de Paris de rejoindre son « Conseil de la paix », l’organe concurrent à l’ONU imaginé par le président américain. « La France s'honore d'être dans la tradition gaullienne d'affirmer face à un pays ami qu'il ne doit pas se comporter comme il le fait », assure ce mardi le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.
Un débat sans vote s’est tenu au Sénat, après l’intervention américaine au Venezuela, mais aussi les menaces d’annexion pesant sur le Groenland. Scandalisés par la brutalité de la politique étrangère de Donald Trump, inquiets par la dégradation rapide du lien transatlantique, plusieurs sénateurs pressent la France et l’Europe d’accélérer l’autonomie stratégique.
Donald Trump continue de répéter son souhait d’annexer le Groenland. Face aux contestations européennes de telles velléités, le président américain a menacé de nouveaux droits de douane huit pays du Vieux continent, dont la France. En riposte, Emmanuel Macron a demandé « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l’Union européenne. En quoi consiste une telle mesure ? Quelles sont les autres options envisagées ? Décryptage.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen signe, ce samedi au Paraguay, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Un traité bénéfique pour plusieurs secteurs économiques européens, sauf pour les agriculteurs qui continuent de manifester. C’est le débat de la semaine dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat (diffusée le samedi à 16h30).
« C’est un rappel du bilan, très bien. Ce qui me déroute, c’est qu’il n’y a absolument rien de plus, que ce que nous avons déjà entendu plusieurs fois », réagit la sénatrice PS, alors qu’Emmanuel Macron a défendu un renforcement des moyens de la défense, lors de ses vœux aux armées.
La tension est montée d’un cran mercredi entre Danois et Américains autour du dossier du Groenland qui ne sont pas parvenus à un accord sur le contrôle de ce territoire autonome du Danemark, jugé indispensable à la « sécurité » des Etats-Unis par Donald Trump. Dans ce contexte, la France a envoyé une quinzaine de militaires sur place pour participer à l’exercice européen « Opération Endurance Arctique ». Pour Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste du Groenland à l’Université du Québec à Trois-Rivières, à l’École de guerre et à l’IFP School, l’envoi de troupes européennes peut stopper « la logique d’humiliation et de dénigrement » de Donald Trump.
Le chef de l’Etat demande au Parlement d’adopter « d’ici le 14 juillet » le renforcement de la loi de programmation militaire, soit « 36 milliards d’euros » de plus d’ici 2030. Pointant « un nouveau colonialisme », sans citer les Etats-Unis, il annonce que les quelques forces militaires françaises, envoyées au Groenland, seront renforcées par d’autres « moyens terrestres, aériens et maritimes ». Revue de détail des annonces du Président.
Avant les vœux aux Armées d’Emmanuel Macron sur la base aérienne d’Istres, un Conseil de défense a été convoqué en urgence à L’Elysée à 8 heures. Deux sujets internationaux majeurs sont au menu de ce Conseil : les manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland.
Devant le Sénat, le ministre des Affaires étrangères indique que Bruxelles est en train d’établir une liste des responsables de la répression en Iran, à des fins de sanctions. Il assure que la France « se tiendra toute entière » aux côtés du peuple iranien.
Ce mercredi 14 janvier 2026, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans un contexte marqué par un mouvement de contestation en Iran d’une ampleur inédite et par une répression sanglante sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.
Deux semaines après le début des manifestations contre le régime islamique, le bilan de la répression ne cesse de monter. Selon les ONG, le bilan dépasse désormais les 600 morts, alors que certaines sources évoquent plusieurs milliers de tués. Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l’ambassadeur iranien à Paris.
Exilé aux États-Unis depuis la révolution de 1979, le fils de l’ancien chah tente de s’affirmer comme une figure centrale de l'opposition, tandis que les manifestants scandent régulièrement son nom en Iran. Mais alors qu’il est lui-même l’héritier d’un régime dictatorial, et qu’il ne dispose d’aucun appui significatif, ses chances de piloter une éventuelle transition semblent bien minces.
Alors que la répression fait rage en Iran, le mouvement de contestation semble dépasser la question des symboles et toucher au cœur du fonctionnement du régime et de ses élites. Entre une éventuelle intervention militaire américaine, le retour du chah et l’émergence d’une alternative au sein du régime, plusieurs scénarios émergent.