Au micro de Public Sénat, le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau a indiqué que « le besoin d’État, de services publics sont un certain nombre de repères qui sont indispensables ».
Interpellé par Bruno Retailleau (LR) lors des questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe affirme, en pleine crise du coronavirus, que l’exécutif a besoin du contrôle du parlement pour traverser cette épreuve.
Le Sénat, à majorité de droite, veut « préciser et encadrer » l’état d’urgence sanitaire, examiné ce jeudi. Il veut « restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par décret », formule qui précise la possibilité d’un couvre-feu. Les sénateurs ont aussi réduit à quelques jours le délai de dépôt des listes pour le second tour des municipales, craignant des « manipulations ».
Alors que le Sénat reprend ses travaux pour une séance de questions d’actualité et l’examen des textes liés à la crise sanitaire, Gérard Larcher assure le gouvernement de son soutien sur les mesures d’urgence prises. Sur le report du 2nd tour des municipales, il souhaite que la date de dépôt des listes se fasse avant fin mars.
En cette période de crise de coronavirus, les questions d'actualité au gouvernement du Sénat ont pris une tournure inédite. Un orateur par groupe pour une séance d'une demi-heure durant laquelle les questions ont porté sur cette pandémie mondiale.
À la une de la presse régionale, la France se prépare à entrer en état d’urgence sanitaire face au
Coronavirus. Les médecins de l’Oise dénoncent le manque de masques. En Nouvelle Aquitaine,
les agriculteurs et le secteur agroalimentaire se mobilisent. Dans le Haut-Rhin, l’une des
premières contaminées en France raconte sa guérison.
Les sénateurs examinent ce jeudi le projet de loi d’urgence face à l’épidémie du coronavirus. Un texte qui prévoit le report du second tour des municipales, « l’état d’urgence sanitaire », des mesures d’aides aux entreprises ou des dérogations au droit du travail.
La politique a horreur du vide. En pleine crise du coronavirus, et alors que l’ensemble des secteurs vitaux de la nation sont affectés (social, économique et politique), les « aveux » d’Agnès Buzyn dans Le Monde ce mardi ont réveillé certains vieux réflexes. Les appétits politiques aussi.
Baisse de 1% de la croissance, recettes fiscales en recul de 10,7 milliards d’euros, hausse des dépenses de 6,3 milliards, déficit à 3,9%, dette supérieure à 100% du PIB et impact sur l’emploi… La crise sanitaire liée au coronavirus se transforme en crise économique.
Mardi, Édouard Philippe et Bruno Le Maire n’ont pas écarté la possibilité de recourir à des nationalisations d’entreprises dont l’État détient déjà une participation. Air France ? Renault? Entreprises de l'industrie pharmaceutique, qui pourrait être concerné?
Selon la version du projet de loi que s’est procuré publicsenat.fr, le texte permet de mettre en place un « état d’urgence sanitaire », notamment des mesures « limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout biens et services nécessaires » afin de lutter contre le coronavirus.
Appelés à débattre les 19 et 20 mars des mesures d’urgences pour faire face à la crise du Covid-19, les sénateurs s’organisent pour limiter au maximum tout risque de transmission du virus pendant les séances de travail.