×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Conseil national PS: Ayrault souhaite que Hamon rentre dans le rang d'ici le congrès

+A -A
AFP
Le 18.07.2012 à 17:59
Conseil national PS: Ayrault souhaite que Hamon rentre dans le rang d'ici le congrès
© AFP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a souhaité que son ministre délégué Benoît Hamon, qui a signé sa propre contribution mercredi au Conseil national du PS, rentre dans le rang d'ici le congrès d'octobre.

« Il y a la contribution de Benoît Hamon. J'ai eu une discussion avec lui. Il est membre du gouvernement. Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays », a déclaré M. Ayrault à son arrivée au Conseil national du PS côte à côte avec Martine Aubry.

Le Premier ministre et la première secrétaire ont invité tous les ministres et dirigeants du PS à signer leur propre contribution à l'exclusion de tout autre texte.

M. Hamon a passé outre en signant la contribution de ses amis d'Un monde d'avance (UMA), l'aile gauche du PS remontée contre le traité européen de discipline budgétaire que le Parlement doit ratifier.

Il est le seul ministre à enfreindre ainsi la ligne Aubry/Ayrault.

« Le Parti socialiste n'est pas un parti godillot comme je l'ai lu quelque part. Nous sommes un parti de débat mais sur l'essentiel où sont nos différences et nos divergences? », s'est interrogé M. Ayrault.

Le Premier ministre « est dans son rôle », a déclaré à son arrivée Benoît Hamon, répondant "on verra" à la question d'une éventuelle motion de son courant d'ici le 12 septembre, date du conseil national qui enregistrera les textes du congrès.

« Je n'ai eu que des conversations constructives avec le Premier ministre », a-t-il ajouté, répétant que ses amis ne présenteraient pas de candidat au poste de Premier secrétaire.

« Nous voulons apporter une contribution utile à François Hollande et à la gauche européenne », a poursuivi M. Hamon, précisant que le texte de ses amis était signé par 27 parlementaires français et 23 députés « de la gauche du SPD », dont certains se sont opposés en Allemagne à la ratification du traité européen.