À 20 jours du 1er tour : Rencontres intéressantes à Nîmes ce matin. Boitage à La Vistrenque cet après-midi entre les gouttes.Bonne journée !
La droite dans « ses affaires »
« Le retour des boules puantes », le commentaire de ce proche de l’Elysée donne un sentiment t sur le climat qui règne en ce moment au sein de la classe politique. Après l’affaire Bettencourt et ses dernières révélations, voici Robert Bourgi et son coup d’éclat. Avec force révélations sur d’étranges valises de billets et témoins en tout genre qui évoquent des financements occultes.
A qui profite le crime ? Difficile de voir clair dans le jeu de chacun. A quelques mois de l’élection présidentielle, les règlements de comptes entre Balladuro-Sarkozystes et Chiraco-Villepinistes empoisonnent la droite française. A la veille du verdict en appel du procès Clerstream, comment ne pas faire le rapprochement avec les envies de candidature de Dominique de Villepin. En plein procès Chirac sur les emplois fictifs de la mairie de Paris, qui aurait donc intérêt à faire ressortir au grand jour les vieilles querelles ?
« Si c’est comme ça pendant huit mois, les Français vont se retourner contre nous ». Ces mots sont ceux d’une ministre qui préfère rester discrète. On peut la comprendre. Au gouvernement personne n’ose sortir du bois tant l’atmosphère est lourde. Les aveux de Robert Bourgi ne sont pas un coup d’essais. La droite à été éclaboussée depuis plusieurs mois.
Petit rappel des faits : L’affaire Bettencourt. Nicolas Sarkozy accusé d’avoir touché de l’argent liquide de Liliane Bettencourt en pleine campagne présidentielle de 2007.
L’affaire Karachi. Pour le juge Trévidic en charge de l’enquête sur l’attentat qui avait tué 15 personnes dont 11 membres de la Direction des constructions navales au Pakistan, cet attentat aurait été la cause de l’arrêt du versement de commissions à des intermédiaires pakistanais après l’élection de Jacques Chirac. Argent qui serait revenu en France pour financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Voici pour les grandes lignes.
De son côté l’occasion est trop belle pour la gauche qui observe, compte les points et fait feu à volonté. La droite à beau tenter d’allumer un contre-feu et faire de l’affaire Guérini une épine dans le pied des socialistes, la majorité à bien du mal à se débarrasser de ses dossiers qui l’empoisonnent.




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