Gérard Longuet (UMP) en désaccord avec la ligne du gouvernement
Le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, invité mercredi dans l’émission "Questions d'Info LCP/France Info/AFP", a plaidé pour "une vie démocratique plus intense" au sein du parti présidentiel, à l'instar du "oui mais" giscardien des années 70. Il faudrait "une vie démocratique interne à l'UMP qui soit peut-être plus intense", a déclaré le sénateur de la Meuse. S'agissant des élections régionales, il a fait part de son inquiétude du manque de mobilisation de l'électorat de droite. "Peut-être 10% de notre électorat (veut) rester chez lui. On aimerait bien qu'il sorte".
Gérard Longuet a également faire part de son inquiétude quant à la réforme en cours de la procédure pénale réclamant des "garanties" sur "l'équité dans l'instruction" avant de la voter quand elle sera présentée au Parlement. Le sénateur s’est inquiété que le juge d’instruction, principal « contrepoids » au parquet, soit menacé. La réforme de la garde des Sceaux, décriée par certains syndicats de magistrats, devrait modifier l'architecture de la justice pénale et prévoie la suppression du juge d’instruction.
Il s’est ensuite prononcé pour l'abandon de la taxe carbone dont le gouvernement étudie une nouvelle mouture après la censure du Conseil constitutionnel.
"Nous ne pouvons pas arrêter les réformes. Seulement, on peut mieux les expliquer et peut-être revenir en arrière sur celles qui ont déjà été engagées, voir celles qui marchent, voir celles qui ne marchent pas", a-t-il ajouté le sénateur de la majorité à propos des réformes du gouvernement.
Dans un communiqué ce mercredi après-midi, Gérard Longuet précise qu'il "exprime de fortes réserves sur la taxe carbone" et assure ne pas vouloir l'abandon de cette taxe. Il déclare réclamer uniquement "l'approfondissement des questions touchant à la taxe carbone."




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