«Il ne faut pas mépriser ou négliger la candidature de Villepin», selon Daubresse

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François Vignal
Le 12.12.2011 à 15:52
daubresse -

Nicolas Sarkozy « peut s’ouvrir à d’autres contributions », affirme Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP, après l’annonce de la candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle. Il pense que « le moment venu, les conditions seront réunies pour que les rapprochements s’opèrent » entre Villepin et le chef de l’Etat. Il souligne « la qualité et la force » du « message » de l’ex-premier ministre. Entretien.

Avez-vous aussi été surpris de la candidature de Dominique de Villepin ?
Pas vraiment. Dominique de Villepin essaie de trouver un positionnement dans la campagne sur le thème de l’union nationale, ce qui n’est pas sans rappeler celui de François Bayrou. Le problème, c’est que l’un comme l’autre n’ont pas la capacité pour entraîner derrière eux les forces nécessaires. Le message est intéressant, les thèmes sont intéressants. Mais on est plus dans le témoignage que dans l’efficacité. Et un moment donné, il faudra bien que les familles se retrouvent entre elles.

Comment expliquez-vous son choix ?
Dominique de Villepin a été premier ministre, secrétaire général de l’Elysée. Il considère qu’il peut apporter un message dans la campagne. Mais on est plus dans le témoignage de thématiques que dans une candidature qui peut entraîner une dynamique nécessaire pour gagner. Et il l’a fait de manière relativement apaisée par rapport à Nicolas Sarkozy. Le moment venu, les conditions seront réunies pour que les rapprochements s’opèrent.

Dominique de Villepin s’était rendu à la Lanterne voir le chef de l’Etat. Il s’est fait plus discret dans les médias et a vanté l’union nationale ces dernières semaines. On avait l’impression qu’il préparait sa non-candidature…
Je rigole toujours quand je vois la manière dont les médias scénarisent la candidature ou la non-candidature. Dominique de Villepin a depuis des mois travaillé sur son programme. Tel que je le connais, il veut apporter un message dans cette campagne. Il pense qu’il sera plus audible. Mais pour cela, il faut avoir 500 signatures, une logistique, un parti derrière vous. Je ne dis pas qu’il est seul. Mais la très large majorité de sa famille politique, le gaullisme, soutient Nicolas Sarkozy. Le mieux placé pour affronter la crise, c’est le capitaine. Villepin ne sera soutenu que par une très petite minorité de personnalités nationales. Pour autant, la qualité et la force de son message sera réelle. Il ne faut pas mépriser ou négliger cette candidature. Il faut l’écouter. Entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, il y a un espace plutôt occupé par François Bayrou. Il n’en reste pas beaucoup pour Dominique de Villepin.

On sent que vous ménagez plutôt Dominique de Villepin. C’est le mot d’ordre à l’UMP et dans la majorité ?
Ce n’est pas la question de le ménager. C’est la présidentielle au plus fort enjeu depuis le début de la Ve République. La question c’est veut-on sortir de cette crise par le déclin de la France ou son redressement ?  Qu’une personne comme Dominique de Villepin apporte sa contribution, voire son enrichissement à ce message, c’est bienvenu. Mais lui qui aime les épopées bonapartistes de la grande armée, ce n’est pas lui qui va être le chef.

Le programme de l’UMP doit-il prendre en compte les propositions de Dominique de Villepin ?
Bien sûr. De même que chez Bayrou il y a des thèmes qui sont proches des nôtres. On peut trouver un consensus sur la politique à mener pour produire plus dans le pays. On peut trouver un consensus sur la manière de refonder le modèle social sur l’Etat solidaire plutôt que l’Etat providence. On peut trouver un consensus sur la politique internationale. Et on peut et doit tenir compte de l’avis de personne comme François Bayrou ou Dominique de Villepin.

L’UMP doit-elle tendre la main à Dominique de Villepin ?
Ce n’est pas l’UMP, mais le candidat. L’UMP se réunit demain pour les derniers arbitrages de son programme et va le remettre au Président. Le candidat peut s’ouvrir à d’autres contributions et tenir compte des messages qui seront apportés par les candidats de notre famille de pensée.

Avec la multiplication des candidatures à droite et au centre, craigniez-vous un 21 avril à l’envers ?
Non. Jean-Marie Le Pen était au second tour car le candidat PS n’avait pas forcément le meilleur bilan et il y avait des candidats qui pesaient 5%. Ce n’est pas le cas de Boutin, Morin ou Villepin. On a vu à la fin des candidatures scotchées à 1 ou 2 %. Ça ne change pas fondamentalement les choses.

Sa candidature est-elle un problème pour Nicolas Sarkozy ?
La campagne est une course de saut d’obstacles. Sans parti, c’est difficilement possible. Il a un parti embryonnaire. Après, il faut obtenir les signatures d’élus locaux. A ma connaissance, il n’a pas les 500 signatures. Puis il faut pouvoir exister au dessus de 5% dans les sondages. Hervé Morin, Christine Boutin, Dominique de Villepin, ce sont des candidatures de témoignage. Iront-ils jusqu’au bout ?

L’UMP demande-t-elle à ses maires de ne pas donner leur signature à Dominique de Villepin ?
L’UMP va demander à ses maires de soutenir le candidat de l’UMP. Point. Et non pas de ne pas soutenir tel ou tel. Vous n’imaginez pas que le PS demande à ses élus de ne pas soutenir tel ou tel. Après, il y a des tas de maires sans étiquette qui peuvent décider ou pas de le soutenir. Mais l’UMP ne va quand même pas demander à ses adhérents de soutenir d’autres candidats que le sien.

La haine qui a pu exister entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy peut-elle encore expliquer cette candidature ?
Non, tout ça est derrière eux. Il y a eu cette période, avec les personnalités fortes de Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Mais dans la tempête qui traverse le pays, on n’a pas le droit de laisser ses passions et ses rancunes primer sur l’intérêt du pays. Le temps a fait son œuvre

 
Tom
la candidature de de monsieur De villepin est une chance pour la droite et pour la France un gaulliste qui a une stratégie pour faire sortir la France du marasme économique ,un homme du rassemblement qui n'opposera pas les français entre eux pour des besoins électoraux, un homme qui redonnera à la France sa place qui est la sienne parmi les états qui comptent je voterai pour lui même si je suis foncièrement un homme de gauche je suis avant tout un français, de Villepin reste l'homme qui a le plus d’expérience,de charisme et d’expérience pour sauver l’Eurogroupe ,

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