"Une période d'essai de 6 mois pour un non-cadre n'est pas "raisonnable" c'est sur ! L'OIT fixe 6 mois maxi...même pour les cadres, en fait
Loppsi 2 et immigration au menu des sénateurs
Sécurité et immigration, ça sonne comme des thèmes de campagne. Et c’est ce qui va occuper les sénateurs en ce début d’année. Dès le 18 janvier c’est le projet de loi LOPPSI 2 qui revient en seconde lecture au Sénat, vient ensuite (dès le 2 février) le projet de loi, déjà adopté par l'Assemblée nationale, immigration, intégration et nationalité.
Deux sujets des plus sensibles à droite comme à gauche ! Car à l’approche de la seconde lecture de la LOPPSI 2, la tension n’est pas retombée. L’opposition fustige à nouveau la politique sécuritaire du gouvernement et voit dans ce texte un « bric à brac législatif ».
Quant aux centristes, ils pourraient à nouveau se poser en arbitres sur ces deux textes, l’UMP ne disposant pas de majorité au Sénat sans leurs voix.
Ils s’étaient en effet montrés réservés sur ce texte qu’ils avaient finalement voté après plusieurs assouplissements (notamment sur les peines plancher que le gouvernement voulait étendre aux violences aggravées). Mais comme l’Assemblée Nationale est revenue à la version du gouvernement, de nouvelles crispations semblent inévitables! Pour Hervé Maurey, sénateur centriste de l’Eure, il faudra compter une fois de plus avec les centristes ! Même analyse pour Jean Arthuis, président (UC) de la commission des finances du Sénat, qui avait prévenu qu’il ne suivrait pas le gouvernement sur le chemin de la sécurité, il estime que l’on « n’a pas besoin d’une nouvelle loi » sur ce thème.
En ce qui concerne le projet de loi immigration, même si François-Noël Buffet, sénateur (UMP) du Rhône, et rapporteur de ce texte au Sénat, espère une approche unitaire de son groupe, le débat reste selon lui ouvert car il sait que certaines dispositions comme la déchéance de nationalité ont suscité un certain émoi parmi les sénateurs et il faudra donc les convaincre.
Autre sujet très attendu : la réforme de la dépendance. Son examen par le Parlement devrait peut être intervenir à l’automne. Quoiqu’il en soit c’est un thème cher à Gérard Larcher, président du Sénat, qui a souhaité organiser un débat sur la prise en charge de la dépendance le 15 février prochain. Le président du Sénat qui a promis sur tous ces thèmes des débats « âpres », « difficiles » et des votes « extrêmement serrés »… A suivre en cette année, faut-il le rappeler, qui aura comme point d’orgue les élections sénatoriales en septembre.

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