Maurice Leroy prend ses distances avec Jean-Louis Borloo

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Par Public Sénat
Le 08.06.2011 à 18:35

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Le ministre de la Ville Maurice Leroy est l’invité de Preuves par 3 ce soir à 22h30 sur Public Sénat. Interrogé sur la possible candidature de Jean-Louis Borloo à l’élection présidentielle, il prend ses distances avec l’ancien ministre de l’Ecologie. « Moi j’ai envie de faire clairement gagner mon camp, qui est celui de la majorité présidentielle. Nous avons un bilan, qui est excellent, avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, nous sommes complètement parties prenantes, les centristes, de ce bilan (…). La politique, c’est aussi examiner la situation telle qu’elle se passe. (…) Tout le monde se souvient, demandez aux socialistes, tout le monde se souvient qu’un certain 21 avril, on n’a pas eu Lionel Jospin au second tour de l’élection présidentielle. (…) Vous ne pouvez pas raisonner sur la candidature de Jean-Louis Borloo ou sur une autre candidature sans vous poser la question de l’émergence de la candidature de Marine Le Pen », prévient Maurice Leroy. Le ministre rappelle qu’il est cependant favorable à la confédération des centres. « Nous sommes en train de le faire, c’est une excellente chose ».

Au sujet du débat lancé à l’UMP sur le RSA, Maurice Leroy exprime son opposition : « Je ne comprends pas ce débat venu de l’UMP sur le RSA (…). Je suis président de Conseil général, j’ai mis en œuvre le revenu de solidarité active de Martin Hirsch et du gouvernement de François Fillon. Je l’ai mis en œuvre, je l’ai expérimenté en Loir-et-Cher, et je vous assure qu’on a constaté que ça fonctionne. Le revenu de solidarité active, ça fonctionne. C’est un acquis de Nicolas Sarkozy, de sa présidence et du gouvernement de François Fillon. (…) Je suis à 100% sur la ligne de Martin Hirsch (…) et sur celle du gouvernement de François Fillon, dont c’est l’honneur et la fierté. »

Sur la main tendue de Jean-Louis Borloo à Dominique de Villepin, Maurice Leroy estime« que là, il fait clairement fausse route. (…) Attention, la confédération des centres, ce n’est pas l’auberge espagnole et franchement, j’ai aimé la formule de Sauvadet qui a dit « si Villepin est un centriste, alors moi je suis un curé de campagne. » » Quant à Nicolas Hulot, il estime qu’il « a des valeurs qui se rapprochent plus du centre que Dominique de Villepin, c’est clair. »