Woerth : Il faut «des règles morales dans la manière de traiter l'information »

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C.D
Le 11.05.2011 à 19:10

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Invité du 19h de Public Sénat, Eric Woerth est revenu sur les attaques dont il a fait l'objet dans les médias à l'occasion de la sortie de son livre « Dans la tourmente » revient sur les attaques dont il a fait l'objet dans les médias et s’en prend à Mediapart.

« Il faut toujours se méfier de ceux qui se présentent comme des chevaliers blancs. En général, ils sont beaucoup moins blancs qu'on veut bien le croire. Ceux qui donnent des leçons de morale, en général, en ont plus à recevoir qu'à en donner. C'est une constante dans la vie. Ceux d'ailleurs qui vivent dans une moralité, une intégrité totale, ne donnent pas de leçons. En général, ils ne jugent pas » a affirmé l’ancien ministre.

Eric Woerth  revient sur le traitement de l’affaire Bettencourt :  « Je dis que ce système, au fond, d'enchaînement, qui est là pour broyer quelqu'un, à un moment donné, est un système inhumain et qui répond à aucune déontologie, d'aucune sorte. On vous accuse, sans preuve. Je ne parle pas de la justice, je parle des médias. Un jeune journaliste écrit, un soir, quelque chose. Et c'est dès le lendemain ou immédiatement, sur un site Internet, et vous voilà au banc des accusés. Et souvent, il n'y  aucune preuve et d'ailleurs, il ne peut pas y en avoir parce que la plupart du temps, il faudrait que vous prouviez ce qui n'existe pas. La preuve impossible. Et c'est extraordinairement grave et dangereux d'abord pour ceux qui le subissent parce que ça peut avoir des conséquences humaines dramatiques. Ca n'apporte rien à la démocratie. »

« Vous vous mettez deux minutes à ma place, pendant 6 mois, traîné dans la boue, moi, ma famille... C'est quelque chose qu'on a du mal à accepter, sur lequel très sereinement, très tranquillement, sans en vouloir à quiconque, sans acrimonie et sans rancune, je considère qu'il faut mettre fin. Alors c'est un combat peut-être perdu d'avance. Mais ce n’est pas grave » a-t-il ajouté.

L’ancien ministre s’en prend vivement à la presse : « En tout cas je pense que nous devons retrouver des règles morales dans la manière de traiter l'information et les faits. Il y a pas de raison qu'on soit une puissance, quand on est la presse, et qu'on ne réponde pas à ce moment là à un certain nombre de responsabilités ».

Et Eric Woerth de critiquer vertement Mediapart, sans nommément le site d’information : « Regardez ce qui s'est passé dans la Fédération Française de Football. Ca a fait pschitt, comme on dit. Il ne s'est rien passé : aucune décision d'aucune nature n'a été prise, les responsables ne sont pas des racistes, et pourtant, ils ont été traînés dans la boue par des méthodes inqualifiables. Les méthodes sont à dénoncer : les méthodes employées sont bien pires que ce qu'elles voulaient dénoncer. »

 
InternetDev
Une petite différence dan l'affaire Woerth: C'est que face aux juges français, il n'a pas à faire à un système accusatoire, et il a fallut beaucoup de temps pour qu'il soit entendu par les juges! Un temps si grand que sa femme alors découverte au chevet fiscal d'une donatrice tête d'affiche, a eu le temps de faire son travail encore longtemps après que les premiers soupçons aient apparus! Il n'est pas en proie à une justice expéditive comme D.S.K., et les affaires politiques en France s’étalent sur des siècles et des siècles.! Quand le jours d'une condamnation arrive, on est soit obliger de se replonger dans l'affaire pour savoir ce qui a motivée leur incarcération si bien qu'ils peuvent même revenir en politique par la porte arrière ou même par la grande comme Juppé ou d'autres, voir même ne jamais être jugés! Les politiques jugés en France ne sont aujourd'hui (pas quand ils avaient le sens de l'honneur plus accentué) pas vraiment mort politiquement!
girouette
quand il est au galop on entend que ses casseroles.... turlututu chapeau pointu, un vrai bourrin.
InternetDev
Il devrait aérer dans la forêt de Compiègne ou ce qu'il en reste!

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