Au micro de Public Sénat, Franck Riester, le ministre des relations avec le Parlement, assure que le recours à l’article 44-3 de la Constitution pour permettre un vote unique sur l’ensemble de la réforme des retraites, permettra d’aller « au fond des débats », et de mettre fin à l’obstruction déployée par la gauche.
Malgré le recours à l’article 44-3 de la Constitution pour permettre un vote unique sur l’ensemble de la réforme des retraites, Olivier Dussopt a assuré que « le temps du débat parlementaire n’était pas terminé ».
Coup de théâtre au Sénat, le gouvernement a recours à l’article 44-3 de la Constitution pour faire passer la réforme des retraites. Cet article permet à une assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d’un texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement. Olivier Dussopt a précisé qu’il s’agissait de l’ensemble du texte.
Invité de Bonjour chez vous, le député LFI de la Seine-Saint-Denis Éric Coquerel a dénoncé les « coups de force » du gouvernement et s’est inquiété de la « crise de régime » provoquée par les tensions liées à la réforme des retraites.
Après une nuit sous haute tension, coup de théâtre au Sénat avec l'annonce du vote bloqué par le gouvernement pour faire adopter sa réforme. Les débats qui reprennent à 14h30 sont à suivre ici.
La séance du 9 mars au Sénat sur les retraites s’est terminée sous très haute tension. La commission des affaires sociales pensait accélérer les débats avec une demande d’examen prioritaire d’un amendement. Une cinquantaine de rappels au règlement ont suivi. Le gouvernement a, quant à lui, fait usage de l’article 44-2 de la Constitution.
Le Sénat a acté le report de l’âge légal de départ à la retraite sur le dispositif des carrières longues, qui donne le droit à un départ anticipé. La Chambre haute, sous l’impulsion de la droite, a par ailleurs mis en place une extension du dispositif pour ceux ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans. La gauche a largement dénoncé la complexité de ce système et ses brèches.
Porté par la sénatrice UDI Annick Billon, ce dispositif vise à priver les parents condamnés pour maltraitance sur leur(s) enfants(s) des bonifications de retraite auxquels ils peuvent prétendre en lien, précisément, avec leurs enfants.
Gérard Larcher, le président du Sénat, a défendu la réforme des retraites en cours d’examen au Palais du Luxembourg. Sur Public Sénat, il a rappelé pourquoi il fallait que le Sénat adopte la réforme, repoussant les accusations de « dérive démocratique » formulées par l’opposition de gauche. Le sénateur des Yvelines s’est aussi exprimé sur le projet de loi immigration qui arrive au Sénat dans deux semaines.
Après 24 heures de débats le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi, l’article 7 qui reporte l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, par 201 voix contre 115. Mais ce jeudi, plusieurs élus ont indiqué qu’ils auraient voulu voter contre ou s’abstenir.
Emmanuel Macron a annoncé un projet de loi visant à inscrire « la liberté » de mettre fin à sa grossesse dans la Constitution. Toutefois, la constitutionnalisation de l’IVG devrait faire partie d’une révision constitutionnelle globale ce qui hypothèque grandement ses chances d’adoption.
Réunis en commission des affaires économiques mercredi 8 mars, les sénateurs ont auditionné le président et les directeurs généraux de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) à propos de la fusion voulue par le gouvernement. Suite à ces échanges, les sénateurs de la commission disent « faire preuve d’une grande vigilance ».
Pour compenser les carrières hachées liées à la maternité, le Sénat a adopté un amendement permettant d’avoir jusqu’à 5 % de surcote pour la retraite. Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, en avait fait « une ligne rouge ». La mesure, soutenue par le gouvernement, a reçu le vote favorable d’une partie de la gauche.
La commission des affaires sociales a demandé d’examiner l’amendement du président du groupe LR plus tard, pour arriver plus vite à l’article 8 sur les carrières longues. « Nous étions prêts à ferrailler » regrette le socialiste Patrick Kanner.
Dans un climat tendu, le Sénat a finalement adopté l’article 7 dans la nuit du 8 au 9 mars. Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, s’est félicité du vote sur le report de l’âge légal de départ à 64 ans.
Les sénateurs reprennent l’examen de la réforme des retraites ce jeudi 9 mars à partir de 10h30 et à 15h00. Ils examineront notamment l’article 8 sur les carrières longues.
Invité de Bonjour chez vous, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Stanislas Guerini a assuré que la majorité présidentielle « sera unie pour voter le texte » de la réforme des retraites.
« On a été très patients pendant 5 jours et 5 nuits », réagit le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, « très heureux » du vote sur le report de l’âge à 64 ans. « C’est une étape de franchie, une étape importante », a salué le ministre Olivier Dussopt. « LR a finalement servi la soupe au Président Macron. Dont acte. Au moins, les masques sont tombés », dénonce Patrick Kanner, président du groupe socialiste.
Après une nuit d’incidents de séance qui ont entraîné le report du vote de l’article 7, celui-ci a finalement été adopté par le Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi, par 201 voix contre 115. Les débats se sont largement concentrés autour des procédures utilisées par le gouvernement et la majorité sénatoriale pour accélérer la discussion sur un article où la gauche avait déposé plus de 1300 amendements.
Les sénateurs ont voulu « corriger une inégalité » en autorisant les professeurs des écoles à partir à la retraite avant la fin de l’année scolaire, comme peuvent déjà le faire les professeurs du secondaire.