Peu exposé lors de ce renouvellement partiel, le groupe CRCE-Kanaky conserve l'intégralité de ses 18 sièges, ses quatre sortants ayant tous été réélus. Le véritable test pour le PCF se profile plutôt en 2029.
Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.
Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.
Les centristes, présidés par Hervé Marseille, ne ressortent pas renforcés des élections sénatoriales. À cette heure, le groupe allié des Républicains se dirige vers une stabilité. Le jeu du « mercato » dans les prochains jours pourrait cependant réserver quelques surprises.
Le PS, qui compte 64 élus au Sénat, maintient son rang à l’issue des sénatoriales, ce dimanche 27 septembre. Le parti à la rose se félicite même de quelques victoires, notamment dans le Doubs et le Bas-Rhin.
Groupe le plus important de la chambre haute avec 131 sénateurs avant le renouvellement de dimanche, l’enjeu pour Les Républicains n’était pas de gagner des sièges mais de limiter un effritement à quelques sièges en moins. Le principal enjeu pour le groupe présidé par Mathieu Darnaud sera son positionnement vis-à-vis du nouveau groupe RN.
« La majorité sénatoriale demeure largement la première force politique du Sénat », a réagi le président LR du Sénat, Gérard Larcher, au soir des sénatoriales. Il « prend acte » de l’arrivée d’un groupe RN.
Les équilibres à la Haute assemblée ne ressortent pas bouleversés au soir des élections sénatoriales, qui ont remis en jeu la moitié des sièges. La majorité sénatoriale de droite et du centre s’effrite, la gauche se maintient un peu mieux. Le fait majeur reste l’émergence d’une groupe Rassemblement national d’au minimum 14 sièges.
La France Insoumise fait son entrée au Sénat avec deux sièges gagnés. Toutefois, le sénateur écologiste Yannick Jadot refuse de les intégrer au groupe et affirme devant Public Sénat que LFI n’aura « pas sa place au groupe écologiste ».
Le nouveau sénateur LFI du Rhône, Gabriel Amard estime que son élection « est le signal d’une rupture avec l’ordre établi ». Il rappelle que son élection est l’aboutissement d’une conquête de grands électeurs qui n’étaient pas encartés à la France Insoumise.
Absente du Sénat, La France insoumise a créé la surprise de ces sénatoriales 2026 en décrochant deux sièges, dans le Rhône et en Haute-Garonne. Une première historique pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui rêve déjà de transformer l'essai en 2029.
« Le RN a vocation à être le grand parti des territoires de demain », réagit le président du RN au soir des élections sénatoriales, qui voient l’arrivée du premier groupe RN du Sénat. Il « souhaite qu’on puisse tendre la main aux patriotes sincères des LR » et vise, en cas de victoire en 2027, « un gouvernement d’ouverture ».
Dans un département où le Rassemblement national jouait gros pour espérer constituer enfin un groupe à la Haute assemblée, les élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône se sont soldées par une reconfiguration profonde de la représentation locale, marquée par une campagne agitée à droite.
C’était l’un des principaux enjeux des sénatoriales. Avec 11 nouveaux sénateurs au soir du scrutin, le RN est assuré de créer un groupe au Sénat, avec 14 membres. Une première historique de bon augure pour le parti d’extrême droite et Marine Le Pen, à sept mois de la présidentielle.
Plus de la moitié des mandats remis en jeu dans les départements au scrutin majoritaire – les moins peuplés – a déjà été renouvelée à l’issue du premier tour ce 27 septembre. Il s’agit pour la plus grande partie d’entre eux de sortants, notamment de la majorité LR-centristes.
Les élections sénatoriales se tiennent ce dimanche 27 septembre dans 63 départements et une circonscription des Français de l'étranger. Découvrez dès maintenant les noms des sénateurs élus dans votre département, avec notre carte interactive.
Ce dimanche 27 septembre, 178 sièges de sénateurs sont remis en jeu dans 64 circonscriptions. Pour ne rien manquer des résultats et retrouver nos décryptages autour de ces élections sénatoriales, revivez les temps forts de la soirée.
C’est une philosophe en quête de liberté. Dans une époque où le débat se déroule à coup d’avis tranchés sur les réseaux sociaux, elle place le doute et l’utilisation du langage comme des outils démocratiques essentiels. Une réflexion qu'elle développe dans son dernier livre Pensées Distinguées (Ed. L’Observatoire). Julia De Funès est cette semaine, l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
46,1 % des 1 686 candidats aux sénatoriales sont des femmes, malgré les mécanismes mis en place pour garantir la parité. Une première série de chiffres sur le scrutin du 27 septembre est désormais disponible après le dépôt des candidatures. Analyse.
Les élections sénatoriales ont lieu le 27 septembre prochain. Entre les départements au scrutin majoritaire et ceux à la proportionnelle, les résultats ne seront pas connus à la même heure. On fait le point.