Après plusieurs mois d’attente, Emmanuel Macron a nommé le LR Michel Barnier à Matignon. Un Premier ministre qui ne sera pas automatiquement censuré par les députés du Rassemblement national, qui voient en lui un homme « respectueux » de leurs électeurs, et qui a pu porter des mesures dont ils sont proches, notamment sur l’immigration.
Dans un communiqué, le Parti socialiste annonce qu’il votera la censure du gouvernement de Michel Barnier, tout juste nommé Premier ministre. Pour le parti, le nouveau chef de l’exécutif « ne dispose ni de la légitimité politique, ni de la légitimité républicaine » pour gouverner.
Les sénateurs de gauche s’indignent du nom choisi par Emmanuel Macron pour Matignon. Ils dénoncent une « continuité » de la politique menée depuis 2017 et estiment que le président de la République contourne le vote des Français.
Dans une allocution prononcée immédiatement après la nomination de Michel Barnier à Matignon, le leader de La France insoumise dénonce un « déni de démocratie » et la nomination d’un Premier ministre « avec la permission du Rassemblement national ».
Fort de son expérience politique, Michel Barnier a été choisi par Emmanuel Macron afin de « constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays » appelée de ses vœux après la dissolution de l’Assemblée nationale. Homme de droite, Michel Barnier aura la lourde tâche de composer des majorités au sein d’une Assemblée fracturée. Une mission pour laquelle sa longue expérience ministérielle pourra être un atout.
Après des semaines de tractations, le choix d’Emmanuel Macron pour succéder à Gabriel Attal à Matignon s’est porté sur Michel Barnier. Un homme de droite avec de l’expérience. Ancien ministre de Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy, commissaire européen… Il a été aussi candidat à la primaire LR pour la dernière élection présidentielle.
Le procès retentissant des viols de Mazan fait prendre conscience de l’ampleur du phénomène de la soumission chimique. Une mission gouvernementale sur ce sujet avait été lancée en avril avec à sa tête la députée Modem, Sandrine Josso, elle-même victime de ce procédé. Les travaux ont été stoppés avec la dissolution. La parlementaire s’apprête à envoyer un courrier au chef de l’Etat pour qu’elle reprenne au plus vite.
Les deux principaux responsables des questions budgétaires au Sénat ont tenu une conférence de presse ce 4 septembre, à la suite des nouveaux documents transmis par le gouvernement sur l’évolution des finances publiques. L’état des lieux est « inquiétant », selon eux. Ils estiment également que la dissolution a aggravé la trajectoire.
L’ancien Premier ministre annonce dans l’hebdomadaire Le Point qu’il sera candidat à la prochaine élection présidentielle. En pleine crise politique, il a décidé de sortir du bois. « Une clarification » pour ses soutiens, voire « un recours » à Emmanuel Macron.
Depuis Boulogne-sur-Mer, où il se trouvait après la mort de douze migrants dans la Manche, Gérald Darmanin a appelé à la conclusion d’un « traité migratoire entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne ». Depuis le Brexit, où en est la coopération entre Londres et Paris en matière d’immigration ? On fait le point.
Lors d’une conférence de presse organisée par la commission des finances sur la situation économique et budgétaire de la France, le président socialiste de la commission, Claude Raynal, a fermement condamné le retard pris par le gouvernement démissionnaire dans la procédure d’examen du budget pour 2025.
Alors qu’Emmanuel Macron poursuit les consultations pour Matignon, l’hypothèse Bernard Cazeneuve était discutée ce mardi en Bureau national du Parti socialiste. Par 38 voix contre 33, les socialistes ont rejeté un texte prévoyant de « ne pas censurer a priori un gouvernement de cohabitation mené par Bernard Cazeneuve ». Ce qui ne signifie pas pour autant que l’hypothèse Cazeneuve est définitivement écartée... Explications.
La commission des finances du Sénat organisait une conférence de presse ce 4 septembre. L'intervention portait sur la situation économique et budgétaire et la préparation du budget pour 2025. Le Sénat tire la sonnette d'alarme. Revivez la conférence de presse en vidéo.
En annonçant sa candidature à la présidentielle, Edouard Philippe souhaite se poser en rassembleur du bloc central. Une manière de se mettre au centre du jeu et se poser en successeur d’Emmanuel Macron.
Sur fonds de révélation de la poursuite du dérapage des comptes publics, le président de la commission des finances du Sénat, et le rapporteur général, se montrent opposés à tout retard dans la transmission du projet de loi de finances.
A l’approche de la nomination d’un Premier ministre, le patron de la droite sénatoriale a publiquement fait part de son souhait de voir Xavier Bertrand accéder à Matignon avec pour condition l’application du « pacte législatif » de LR présenté il y a deux mois.
Emmanuel Macron cherche un candidat pour Matignon, Édouard Philippe brigue sa succession à l'Élysée. En officialisant, en pleine crise politique, sa candidature à la « prochaine élection présidentielle », l'ancien Premier ministre trace la perspective de l'après-Macron, sans exclure une fin de mandat anticipée, dans une interview au Point.
Le PS a écarté mardi soir un soutien inconditionnel à un gouvernement mené par l'ex-socialiste Bernard Cazeneuve, fragilisant cette option envisagée par Emmanuel Macron, toujours à la recherche d'un locataire pour Matignon.
Des documents transmis par le ministère de l’Economie et des Finances au Sénat et à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la préparation du budget 2025, laissent craindre un nouveau dérapage du déficit. Bercy pointe notamment la hausse des dépenses des collectivités territoriales, un sujet récurrent de tension entre l’exécutif et les parlementaires.
Toujours pas de Premier ministre. Ce matin, l’hypothèse de Xavier Bertrand galopait en tête, après l’appel d’Emmanuel Macron à Bruno Retailleau, Gérard Larcher et Laurent Wauquiez. Mais la promesse de censure du RN a fait perdre de la crédibilité à cette option. Reste alors la possibilité de nommer Bernard Cazeneuve. Une hypothèse testée par le Président, qui a contacté un à un tous les partis du NFP depuis dimanche. L’ancien socialiste pourrait ne pas être censuré par le RN, mais il provoque de sérieux remous au sein du NFP et plus particulièrement du Parti socialiste. Ce dernier doit tenir ce soir un bureau national, pour discuter de la stratégie à tenir. Un moment décisif ?