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AMF : Sarkozy tente de rassurer les maires et vante ses réformes
« Vous avez choisi comme thème de votre congrès, l’avenir. C’est aussi la question qui se pose pour la France » a déclaré Nicolas Sarkozy en préambule de son discours au Congrès des maires de France Porte de Versailles à Paris.
Le chef de l’Etat s’est employé durant toute son intervention à rassurer les élus locaux et à vanter ses réformes : « Quelle est la caractéristique de notre pays depuis 30 ans ? Quand les choix étaient trop difficiles, quand les choix étaient trop conflictuels, quand la rue descendait pour des raisons souvent compréhensibles, on choisissait soit de reculer, soit de renvoyer après l’élection » (…) « Nous aurons la responsabilité de l’avenir de notre pays, vous de vos villes et vos villages et moi pour la France. Qu’est-ce que nous laisserons à l’Histoire ? » s’interroge le chef de l’Etat.
Et Nicolas Sarkozy de comparer ses réformes aux grands évènements historiques des quarante dernière années, osant un parallèle avec la décolonisation, l’abolition de la peine de mort et la légalisation de la peine de mort : « Quand le général de Gaulle promeut la décolonisation, les gens s’insultaient. Cette idée est aujourd’hui acceptée par tous. Prenons un autre exemple, quand François Mitterrand courageusement, a décidé qu’il fallait en finir avec la peine de mort, mon dieu, quelle bagarre ! que disait-on à l’époque ? Vous n’y pensez pas ! La peine de mort, les Français ils la souhaitent et pourtant il l’a fait(…) et ça reste dans le mandat de Mitterrand comme un moment incontournable. Et lorsque Valéry Giscard d’Estaing et Simone Veil ont eu le courage d’affronter toute une partie de leur majorité sur la question si difficile de la maitrise de leur sexualité, de leur grossesse et il y a eu la première loi sur l’IVG. Et ça s’est passé dans quel climat ? Ainsi va la France. Il n’existe pas de grande réforme, sans qu’il y ait de grandes oppositions et puis une fois que la réforme est faite, les choses se calment comme par miracle ».
Nicolas Sarkozy embraye ensuite avec la réforme des retraites. Manière de dire que cette réforme laissera son empreinte dans l’Histoire ? C’est en tout cas se qu’il suggère. Et Nicolas Sarkozy de défendre ses autres réformes, souvent douloureuses pour les élus locaux : la carte judiciaire, la carte militaire « qui a fait souffrir l’Est de la France, n’est-ce pas Mon cher Gérard Longuet », la refonte de la carte hospitalière et bien sûr la réforme des collectivités territoriales.
« Qui peut contester que personne ne comprenait plus rien ? » s’est justifié le Président de la République avant d’enchaîner sur la délicate question des finances locales et du financement de la dépendance. Nicolas Sarkozy reconnaît avec qu’avec le financement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), « une quinzaine de départements étaient étranglés ».
En conclusion, le chef de l’Etat a déclaré : « C’est toujours un plaisir de débattre avec des femmes et des hommes engagés » avant de poursuivre à l’intention des journalistes : « C’est toujours ceux qui s’engagent qui sont le plus attaqués. Au système médiatique, respectez ceux qui sont confrontés au suffrage universel, respectez- les. Elevons le débat »
Dont acte. Finis les dérapages verbaux ?




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