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La Banque publique d'investissement, quèsaco?

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Le 17.10.2012 à 11:33

La future Banque publique d'investissement (BPI), une promesse de François Hollande, est présentée ce matin en conseil des ministres. Elle aura une capacité d'engagement de l'ordre de 35 à 40 milliards d'euros pour prêter à des petites et moyennes entreprises ou pour y investir.

La BPI, c’est quoi ?

Ce nouvel établissement public regroupera sous un même toit dans chaque région des organismes existants de prêt, d'investissement ou d'accompagnement des sociétés. C’est une sorte de guichet unique. Cette structure regroupera les activités de la banque publique de financement des PME et de l'innovation Oséo, du Fonds stratégique d'investissement qui prend des participations dans des entreprises stratégiques et de CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts.

Quelle force de frappe ?

Sa « capacité d'engagement ou force de frappe » sera d'un « ordre de grandeur de 35 à 40 milliards », a indiqué à l'AFP une source gouvernementale. Il s'agit du « volume d'engagements qui peut être pris sous forme soit de prêts, soit de prises de participations, soit de garanties », explique-t-elle. La taille du bilan du nouvel ensemble sera, elle, encore supérieure, proche de 45 milliards.

La force de frappe inclut des sommes déjà investies ou prêtées qui, au fil des ans, doivent être remises en circulation. Dans le cas des apports d'Oséo par exemple, les fonds propres sont réduits mais permettent des engagements beaucoup plus élevés, via un « effet de levier ». Le 11 septembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé une capacité d'intervention "de plus de 30 milliards d'euros" mais il a été décidé depuis d'intégrer la totalité du FSI et non plus seulement sa partie dédiée aux PME.

Qui dirigera la BPI ?

L'ensemble sera détenu à parts égales par l'Etat et la CDC et présidé par Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts, qui n'aura pas de fonctions exécutives, a précisé cette source gouvernementale. Anne Lauvergeon, ex-dirigeante du groupe nucléaire Areva, Louis Gallois, ancien président d'EADS qui doit remettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault un rapport sur la compétitivité début novembre, et Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes et ancien N.2 de la CDC, sont les plus cités pour diriger la BPI, selon une autre source proche du dossier.

(source AFP)