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Delanoë sur PSA : « ne pas financer à perte une production qui ne serait pas vendue »

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Public Sénat
Le 12.07.2012 à 10:47

Sur Radio Classique et Public Sénat, Bertrand Delanoë a évoqué le rôle du gouvernement face au plan social annoncé à l’usine PSA d’Aulnay. Il a réagi également sur l’affaire de favoritisme dans le marché des ordures de Paris.

L’annonce ce matin de la fermeture du site PSA d’Aulnay a suscité une vive émotion, à défaut de surprendre. Bertrand Delanoë pense d’abord à la population concernée : « c’est très grave et il faut être à leur côté. L’Etat doit créer des conditions pour un dynamisme économique qui ne soit pas basé simplement sur la rentabilité immédiate ». Ceci étant, il souhaite raison garder en expliquant que certes « l’équipe autour de François Hollande et Jean-Marc Ayrault doit évidemment protéger les salariés » mais en précisant qu’il « ne s’agit pas de financer à perte de la production qui ne serait pas vendue ».

Alors que Michel Sapin, le ministre du travail, accusait Nicolas Sarkozy d’avoir volontairement retardé le plan social en période de campagne, le maire de Paris reproche au précédent gouvernement sa politique économique. « Il faut reconnaître qu’ils (M. Sarkozy et M. Fillon) en ont fait beaucoup : 600 milliards d’euros de dettes supplémentaires en 5 ans ! ». Bertrand Delanoë regrette notamment un manque « d’audace en termes d’innovation, de soutien à la recherche, soutien aux PME ». Implorant qu’on laisse « un peu de temps pour amorcer ce redressement indispensable », il assure que le gouvernement actuel « va tenter et j’espère réussir (…) une réorientation de la politique économique et industrielle ».

Enfin Bertrand Delanoë a réagi à l’ouverture par le parquet de Paris d’une information judiciaire contre X pour « favoritisme » visant les conditions dans lesquelles une société privée (Derichebourg) a obtenu le marché des ordures de la capitale. Le maire se veut apaisant : « On est très serein. (…) Il y a 2000 marchés attribués par la commission d’appel d’offres chaque année. Cette commission est élue par le Conseil de Paris et comprend des membres de la majorité et de l’opposition ». Il explique enfin n’avoir « jamais en 11 ans donné une indication à la commission d’appel d’offres. (…) Sur ces deux contestations, il n’y a eu aucune infraction juridique ou morale ».