La semaine du Sénat du 20 au 24 mai 2013 par @publicsenat - http://t.co/pbNRX8pBJ5 via @Dailymotion
La Droite Populaire recrute au Sénat
Petite scène de théâtre au 4ème bureau de l’Assemblée Nationale. Les membres de la Droite populaire s’installent tandis que les journalistes installent leurs caméras. Jacques Myard, Thierry Mariani ou encore Jean-Paul Garraud sont là pour annoncer la transformation du collectif en un mouvement interne de l’UMP à quatre mois du congrès national. Soudain, la porte s’ouvre et c’est le sénateur de l’Oise Philippe Marini qui entre, grand sourire aux lèvres. Les députés feignent la surprise de ce nouvel arrivé. « Un peu de diversité, ça fait pas de mal » s’amuse Philippe Marini. Le sénateur est le président de la commission des finances et sa voix compte à droite. « Je suis heureux de rejoindre ce collectif », a déclaré le sénateur. « Nous abordons une période d’opposition où l’UMP va se reconstruire dans la diversité. »
Un sénat difficile à convaincre
Pour l’instant, Philipe Marini est l’unique sénateur ayant franchi le pas mais promet de « militer pour la droite populaire au sein du groupe UMP au Sénat ». Pour le moment, il n’a pas discuté avec ses collègues. « J’attendais d’avoir le texte de l’appel » de la droite populaire explique t-il, ravi qu’il « se passe enfin quelque chose à l’UMP ». Les bonnes intentions sont là mais persuader les sénateurs UMP ne sera pas une mince affaire. « Je n’imagine pas qu’on se sous-divise en chapelles, affirme le sénateur Philippe Dallier. « Ce serait le contraire de l’unité nécessaire. »
Pas facile de trouver un véritable soutien à la droite dure au sein du groupe UMP du Sénat. « Quelques collègues sont assez proches d’une tendance plus sécuritaire, plus bonapartiste », note Jean-René Lecerf. « Mais il y en aura beaucoup moins qu’à l’Assemblée Nationale. »
Même constat pour Chantal Jouanno, ennemie intime de la Droite Populaire. « Le Sénat est moins dans les effets de manche, les déclarations tonitruantes, cassantes et violentes. On a l’habitude d’être beaucoup plus mesuré » insiste t-elle, soulignant qu’il n’est pas non plus « choquant » que cette tendance existe au sein de l’UMP. « Le problème, c’est que la droite populaire reste la voix dominante aujourd’hui dans les principaux postes de l’UMP ». « C’est l’inverse », expliquent les membres du collectif qui refusent la responsabilité de la défaite à la présidentielle.
La Droite Populaire avec Copé ?
En fond, se joue déjà la bataille Fillon/Copé. Une tendance plutôt humaniste et une droite plus dure. Si la Droite Populaire ne se prononce pas officiellement pour l’un ou l’autre, le choix officieux devrait être clair pour ses membres. « La plupart d’entre nous votera pour Jean-François Copé » affirme l’un des membres du collectif. La guerre est ouverte.
« Il ne faut surtout pas que l’UMP se résume à la droite populaire parce que sinon beaucoup de se demanderaient ce qu’ils font là et moi le premier », prévient Jean-René Lecerf. La guerre est ouverte.
Dans 4 mois, jour pour jour, le congrès de l’UMP déterminera la ligne politique et le nouveau chef de l’UMP. La droite populaire entend bien faire pression sur Jean-François Copé, qui aurait du mal à se passer de ce soutien de poids dans la course à la présidence.





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