Grève : «La mobilisation dépasse les retraites»

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Pierre-Anthony Canovas et Aurélien Romano (images)
Le 20.10.2010 à 18:28

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La pression monte. Au lendemain d’une journée de mobilisation, la détermination ne faiblit pas. Une nouvelle manifestation était organisée mercredi midi devant le Sénat. Reportage.

Déterminés à ne pas faiblir, plusieurs centaines de personnes étaient réunies mercredi midi à quelques pas du Sénat contre la réforme des retraites. Au lendemain d’une sixième journée de mobilisation, marquée dans plusieurs villes par des débordements, beaucoup souhaitent aujourd’hui que le gouvernement plie sous la pression populaire. « Cette mobilisation déstabilise le gouvernement », annonce rapidement au micro une sénatrice qui a quitté l’hémicycle pour venir s’exprimer au nom du groupe communiste et du Parti de Gauche. Sous les applaudissements de la foule, elle poursuit : « On est venus vous apporter notre soutien. Nous ne lâcherons rien de notre côté », renchérit-elle.

Spectre du CPE

Alors que le Sénat devrait voter en fin de semaine le projet de loi, la question de la suite du mouvement est à l’esprit de chacun. Pour Azwaw Djebara, l’un des vice-présidents de l’UNEF : « Il faut continuer la mobilisation. Nous appelons tous les jeunes à amplifier la contestation mais de manière pacifique ». S’il pense que le texte sera effectivement voté au Sénat cette semaine, l’étudiant en master d’histoire souhaiterait que « l’issue soit la même que celle du CPE », c’est-à-dire que la loi ne rentre finalement pas en application. « Notre ennemi a des failles », rajoute celui qui pense « que ce n’est pas comme cela que l’on gouverne ».  

Un dénouement auquel aspire également Annie David. La sénatrice communiste de l’Isère se veut optimiste : « Tant que la loi n’a pas été promulguée, on peut revenir dessus ». L’élue, qui confesse être fatiguée car elle était « encore dans l’hémicycle à quatre heures du matin », appelle à un renforcement de la mobilisation. Et se déclare prête à une « bataille législative », citant la possibilité d’une Commission Mixte Paritaire. Et puis, « si la gauche revient au pouvoir en 2012, elle reviendra sur cette mesure » affirme-t-elle.

A quelques mètres de là, un grand barbu d’une cinquantaine d’années arbore au cou un panneau rouge. C’est un inspecteur du travail. Avec sa collègue, il explique être « en grève reconductible depuis huit jours ». Lui aussi affiche son optimisme : « 80% des gens demandent la renégociation du texte ».

« Ca dépasse le problème des retraites »

Pour beaucoup, la mobilisation dans la rue ne porte pas seulement sur les retraites. Tracy, en terminale au lycée Rabelais, tient avec son amie Maria un drapeau français. On peut y lire: « Tous ensemble pour un avenir meilleur ». La lycéenne n’a pas apprécié qu’on dise des jeunes qu’ils sont manipulés : « Nous sommes dans une république, dans une démocratie. On a tous le droit à la parole » clame-t-elle. Pour elle, la contestation est aussi un rejet de la politique générale du Président Sarkozy « qui fait des choses mais n’écoute pas la rue ».

L’ambiance de la manifestation évolue rapidement. D’abord animée par des jeunes, des syndicalistes plus âgés et plus radicaux leur emboîtent le pas. Les jeunes « disparaissent » progressivement pour rejoindre une Assemblée Générale. Des fumigènes sont jetés au sol, les cris sont plus forts et déterminés, chauffés par un syndicaliste de SUD, debout sur sa camionnette. Les banderoles « en grève » se multiplient : Bibliothèque de la Sorbonne, Collègue Robert Doisneau, musée du Louvre, Ministère du Travail…

Alors qu’une première manifestation avait lieu vendredi au même endroit, la foule est plus importante cette fois-ci, tout comme le nombre de journalistes, notamment étrangers. Parmi les manifestants, l’un aborde fièrement un bonnet phrygien, l’autre un béret de Che Guevara. Les chants eux, ne changent pas : « Sarko, si tu savais, ta réforme, où on s’la met » ou encore « Allez hop, Sarko, ta réforme, elle va sauter »…

Danielle, une retraitée septuagénaire observe la manifestation du coin de la rue. D’un conflit contre le projet de loi, la mobilisation se généralise, selon-elle, pour devenir un rejet « du Sarkozysme ». Elle affirme que « ça dépasse désormais le problème des retraites », avant d’ajouter : « Il y a un ras-le-bol, un malaise profond de la société ». A ses côtés, son ami Sabrino acquiesce. Il rajoute : « Les gouvernants ont perdu leur crédibilité ». La septuagénaire conclut, « C’est quoi cet avenir que l’on propose ?».

 
stationfantome
je trouve la situation honteuse. Les groupes pétroliers privilégient leur grandes stations au détriment des petites et moyennes stations. Ils ont ainsi ravitaillés plusieurs fois depuis le début des grèves certaines de leurs grosses stations hors autoroute. Les grandes surfaces quand à elles n'ont pas connues beaucoup la pénurie. Je connais une station de grande surface qui n'a connue que 5 H de manque de carburant depuis jeudi dernier. Alors que ces même gms ont leur magasin pour payer leur personnnel et la station service n'est pas leur activité principale. Beaucoup de petites stations services n'ont pas été livrées en carburant depuis le début de cette grève. VEUT ON LES RAYER DE LA CARTE? Le carburant pour beaucoup d'entre elles sont leur unique source de revenu ! Que font les pouvoirs publics ? Et vous les clients le jour ou vous irez dans votre grandes surfaces et que tous lmes petits commerces seront morts et que vous n'aurez plus que des caisses robotisées devant vous QUI PAIERA VOS RETRAITES ET TOUS LES CHOMEURS !
Tanguy
Je n'arrive pas à croire que les jeunes se fassent manipuler par de vieux syndicalistes réacs. Plutôt que regarder les mails envoyés par ces attardés de l'idéologie sur vos téléphones, prenez vos calculettes (sur le même téléphone) et vous comprendrez que c'est une retraite au rabais que vous proposent ces syndicalistes réacs. Jeunes, réagissez positivement! Vous méritez mieux que l'Europe d'avant le mur de la honte...
Jany (Mr)
La Révolution du Silence Dans les années 1993 a 1995, sur les marches, les vieux distribuaient des petits tracts qui parlaient de leur condition…La vie était difficile pour tous…Nous commencions a parler de la mondialisation a venir…et j’écrivais sur « la Fracture Sociale » a Monsieur Jacques Chirac… 2002 est arrive et la gauche a reçu une claque pour son autisme, son ostracisme, la marginalisation du peuple et sa vitrine du Fouquet’s Depuis plusieurs années, je pense que la Révolution se fera dans les idées par les seniors ceux qui après 68, ont pu grandir et garder un sentiment de liberté dans la pensée. Aujourd’hui, ces jeunes seniors ont 60 ans et arrivent dans la retraite, plein de cette vie qui n’aura jamais accepte le joug de la « pensée unique » et de la « bien pensance »… Aujourd’hui, nous arrivons dans une période particulière, beaucoup ont répondu à l’appel du candidat Nicolas Sarkozy en 2007, beaucoup le connaissaient dans son long parcours politique…et pourtant que nous propose le Président de la République des français aujourd’hui ? Aujourd’hui les mots ont disparu dans la foule des admirateurs, il ne reste plus rien, nous attendons des actes, une gestion, une vision… De l’équipe actuelle au gouvernement ? Un bon coup de balai chasserait les feuilles mortes, celles des illusions perdues, celles de la présomption qui s’affiche dans les medias, celles des mots inutiles qui pourrissent le temps qui passe… C’est beau l’automne quand la lumière dorée ravive l’espoir dans nos cœurs et qu’elle nous grise de liberté… Il suffit de peu pour devenir un « grand président » Une vision, un grand projet et beaucoup de dialogue… C’est la Démocratie Humaniste de Progrès… jany

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