"Une période d'essai de 6 mois pour un non-cadre n'est pas "raisonnable" c'est sur ! L'OIT fixe 6 mois maxi...même pour les cadres, en fait
L'inculpation de DSK fait les choux gras de la presse internationale
Une photo monopolise l’attention : la sortie de DSK du commissariat de Harlem, menotté et tenu par deux policiers. L’air fermé et fatigué du président du FMI est repris dans la plupart des journaux.
« La marche de la honte », proclame en Une le Daily News qui s’était déjà fait remarquer dimanche en titrant « Le perv’ » sur un portrait de Dominique Strauss-Kahn. Et le quotidien de dresser la liste d’autres problèmes qu’a eu DSK : la femme de chambre du Sofitel « n’est pas la première femme à identifier Strauss-Kahn comme un démon du sexe. Anne Mansouret, la mère de la journaliste française Tristane Banon, racontait que quand sa fille a interrogé Strauss-Kahn en 2002, il a essayé de l'attaquer. »

Capture d'écran de la Une du Daily News du 16 mai 2011.
Le côté séducteur de DSK est largement repris par la presse américaine. Catalogué de « grand séducteur » dans USA Today, il est carrément décrit comme « chaud lapin » dans le Daily News. The Economist reparle de l’incartade de 2008 : « cette année-là, il est la cible d’une enquête interne au FMI à cause d’une aventure avec une collègue, membre du personnel. Le rapport avait conclu que DSK n’avait pas abusé de sa position mais le patron du FMI avait reconnu une ‘grave erreur de jugement’ ». Problème : la décision du Fond de le maintenir à son poste semble maintenant poser problème. Mais dans El Pais, Jean-Marie Colombani déplore que DSK soit considéré comme « le méchant d’une banale série de télévision américaine ». « DSK est considéré comme un addict au sexe ce qui pour les américains est une maladie qu’il faut soigner. Dans ce domaine, les français sont plus tolérants alors que les américains sont excessivement puritains », assène le chroniqueur, défendant presque DSK.
Inquiétudes pour l’euro
La presse s’inquiète aussi de l’évolution de la situation des pays européens en difficulté. « M. Strauss-Kahn était considéré comme un leader fort pour répondre à la crise du continent, écrit le Wall Street Journal. Il a soutenu le plan de sauvetage de la Grèce, même lorsqu’il y avait de forts doutes. Son arrestation pourrait donner du grain à moudre à ceux qui critiquent la politique de soutien continu à la Grèce et au reste de l’euro-zone, mise en place par le FMI. » Même tonalité pour la Repubblica : « Un grand vide s’ouvre au sommet du Fond monétaire international juste à un moment crucial pour le sauvetage de la Grèce et la stabilité de la zone euro. Cette opération est détruite par le scandale touchant un personnage clef pour les opérations d’intervention urgente pour les Etats souverains. »
Si la presse s’inquiète pour la zone euro, le futur politique de DSK intéresse peu. USA Today prend quand même le temps de relayer quelques réactions françaises. « C'est totalement hallucinant. Si tout cela est vrai, ce serait un moment historique, mais dans le sens négatifpour la vie politique française », a déclaré Dominique Paillé, présenté comme un opposant politique de centre-droit à DSK. Philippe Martinat, auteur du livre « DSK-Sarkozy: Le Duel » est encore plus catégorique : « Je pense que sa carrière politique est terminée ».

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