"Une période d'essai de 6 mois pour un non-cadre n'est pas "raisonnable" c'est sur ! L'OIT fixe 6 mois maxi...même pour les cadres, en fait
Le Mécanisme européen de stabilité préfigure un «monstre» européen
« Nous sommes dans un état d’esprit conquérant ». « Aujourd’hui, c’est une bataille qui commence ». Le Front de gauche déterre la hache de guerre par la voix de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Le communiste a tenu une conférence de presse avec, entre autres, Jean Luc Mélenchon le candidat du parti et Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe PC au Sénat. L’objet de cette fronde : un fond d'aide aux Etats en difficulté. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) au sujet duquel débattront cet après midi les députés. Suivi du vote sur l’amendement de l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’UE qui établit par voie de conséquence un mécanisme de stabilité.
EELV votera contre le MES et ne prendra pas part au vote afin de montrer « qu’entre l’austérité libérale et le repli national, il est à construire une Europe démocratique, écologique et sociale ». Le PS s’abstiendra quant à lui sur les deux votes. Et c’est là que s’enflamme la torche Mélenchon. « Comment un parlementaire de gauche peut il s’abstenir ? », appelant de toute sa verve « Montebourg, Fabius, Peillon » et tous ceux qui ont voté contre le traité européen de 2005 à s’exprimer à nouveau au lieu de « se cacher » dans « les toilettes » au moment du vote. Pour le candidat du Front de gauche, ne pas voter contre c’est « préparer une capitulation » et empêchera quelque soit le candidat de gauche, s’il sort vainqueur de l’élection présidentielle de « négocier avec Merkel ».
Un « incroyable déni de démocratie »
Il y a plusieurs raisons à toutes ces protestations. Tout d’abord la tentative de passage en force « pas vu pas pris » qu’aurait tenté l’UMP « abritée derrière la complexité » d’un texte technique qui n’a même pas été traduit en français lorsqu’il a été transmis aux élus. Un « incroyable déni de démocratie » selon Jean Luc Mélenchon car « c’est la première fois » qu’un tel texte n’est pas soumis à la « consultation préalable du Conseil constitutionnel ». Piquant au vol le candidat UMP Nicolas Sarkozy qui condamne « l’entre soi » et dit vouloir « redonner le pouvoir au peuple » via le référendum.
En outre, voter « non » au MES et à l’amendement du traité européen représente pour le Front de Gauche un « acte de solidarité avec le peuple grec » et montrera « qu’il est possible de s’opposer à cette mécanique infernale » qui enrichira « les banques sous contrôle des émissaires » européens. Enfin, selon le Front de gauche, entériner ces textes engagera la France de « manière préalable et inconditionnelle » à mettre « sur la table 16 milliards d’euros avec la possibilité d’aller jusqu’à 142 milliards ». Tout cet argent placé hors du contrôle des parlements en fera le « seul fond public échappant au contrôle des citoyens ».
Nicole Borvo Cohen-Seat sera « très attentive » au vote de l’Assemblée sur ces textes qui « privent la France de sa souveraineté » et qui préfigurent selon Jean-Luc Mélenchon un « monstre » et non « l’Europe sociale » dont le Front de gauche rêve.

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