Organisation campagne UMP: Juppé, Le Maire, NKM, Larcher interpellent Copé

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Le 05.09.2012 à 17:34

Plusieurs ténors de l'UMP ont rejoint mercredi Bernard Accoyer pour demander à Jean-François Copé la convocation d'un bureau politique extraordinaire afin de dissiper le "malaise" que suscite selon eux l'organisation de la campagne pour la présidence du parti et l'affrontement Copé/Fillon.

La campagne pour l'élection du président de l'UMP "suscite trop souvent une réelle préoccupation parmi nos militants, nos cadres et nos élus", écrivent notamment Bernard Accoyer et Alain Juppé dans cette lettre à M. Copé, tout à la fois secrétaire général et candidat à la présidence du parti face à François Fillon.

« Nous partageons ce malaise car les conditions d'approche de ce scrutin soulèvent plusieurs questions sérieuses », ajoutent-ils dans ce courrier également signé par deux candidats à la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, ainsi que par Gérard Larcher, ex-président du Sénat et Gilles Carrez, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

« Aussi (...), nous vous demandons de convoquer un bureau politique extraordinaire avec à l'ordre du jour l'examen de cette situation et la recherche des moyens de conforter au mieux l'avenir de l'UMP », poursuivent les les signataires.

« Les conditions pour être candidat se révèlent telles, qu'en dehors du secrétaire général de l'UMP et du Premier ministre sortant, il est problématique pour les autres candidats de les remplir », écrivent-ils, en allusion aux quelque 8.000 parrainages nécessaires pour être candidat, que dénonce notamment Bruno Le Maire.

« Nous risquons donc fort de nous diriger vers un duel, par définition clivant et porteur de divisions pour la droite et le centre (...). C'est toute la logique et le succès de l'UMP qui sont en cause. Les dérapages verbaux auxquels nous assistons s'inscrivent dans cette dangereuse perspective », relèvent-ils.

Dès mardi, Bernard Accoyer avait demandé à M. Copé un bureau politique extraordinaire pour « assouplir les règles » permettant de concourir à la présidence de l'UMP, afin « de permettre à d'autres personnalités d'émerger » et ainsi sortir du duel Copé/Fillon, « dangereux » à ses yeux.