Et un merci énorme a mon suppléant @prematc pour son soutien continu. Enfin un autre meeting de campagne ensemble! #legislatives2012
Réforme territoriale : la CMP trouve de justesse un compromis
La réforme territoriale très controversée, lancée il y a deux ans par Nicolas Sarkozy, a fait l'objet d'un compromis à l'arrachée mercredi en commission mixte paritaire (CMP, sept députés et sept sénateurs) qui devait trouver une version commune entre le Sénat et l'Assemblée.
Après plus de quatre heures d'intenses négociations, sept membres de la CMP, membre de la majorité présidentielle, ont voté en faveur du compromis, six, de l'opposition, contre, et un -le sénateur centriste Yves Détraigne- s'est abstenu, a-t-on indiqué de source parlementaire.
Le texte a déjà fait l'objet de deux lectures dans chaque Chambre. Le compromis de la CMP doit à présent être adopté par l'Assemblée et le Sénat, sans doute la semaine prochaine. Cela vaudra adoption définitive.
Les principaux points de divergence qui subsistaient, au sein de la majorité, entre les deux assemblées, portaient essentiellement sur le mode de scrutin du futur conseiller territorial - qui devrait siéger à la fois aux assemblées régionales et départementales à partir de 2014 -, et sur la répartition des compétences départements-régions.
In fine, la CMP prévoit un mode de scrutin uninominal à deux tours avec un seuil de maintien au second tour "égal au moins à 12,5% des inscrits".
La CMP a failli échouer sur cette question de seuil. Une longue suspension de séance a été nécessaire pour trouver un compromis après deux votes à 7 pour et 7 contre (c'est-à-dire situation de blocage), d'abord pour un seuil à 10% (ce que veut le Sénat), puis pour un seuil à 12,5% (la préférence de l'Assemblée).
Par ailleurs, le compromis de la CMP a aussi porté sur la question de la clause de compétence générale attribuée aux départements et aux régions (qui permet à ces collectivités de s'occuper de domaines non-spécifiquement de leur ressort, comme le logement).
Le compromis de la CMP prévoit de reporter la suppression de cette clause du 1er janvier 2012 au 1er janvier 2015, soit après l'élection des premiers conseillers territoriaux en 2014, indique-t-on de source parlementaire.
Les centristes ont par ailleurs obtenu une avancée sur la parité en faisant adopter un amendement qui renforce les pénalités financières envers les partis ne présentant pas assez de femmes au niveau départemental.
Le sénateur centriste Hervé Maurey, qui ne fait pas partie de la CMP, a aussitôt estimé que "le compte n'y est pas et le vote de la CMP ne présume en rien celui du Sénat".
"Si l'abstention centriste en CMP a permis l'adoption d'un texte, la même abstention dans l'hémicycle (au Sénat) conduirait à son rejet", écrit M. Maurey dans un communiqué.
Pour le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix, "une étape importante a été franchie". Toutefois, a-t-il relevé, "la réforme territoriale est composée de quatre textes. Celui-ci est la charpente de la réforme".
Il faudra ensuite faire adopter avant la fin de l'année au Parlement le texte portant la partie électorale de la réforme, a poursuivi le ministre.
Celui-ci prévoit notamment l'abaissement à 500 habitants du seuil pour les élections par liste aux municipales, afin d'encourager la parité, et la relance du statut de l'élu local.
La réunion de la CMP devait avoir initialement lieu le 12 octobre, pendant le débat sur la réforme des retraites, mais elle avait reportée.

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