Visite d'une exploitation agricole,réunion à Loivre et réunion d'appartement, la soirée fut très enrichissante! #circo5101 #surleterrain
Sarkozy attaque l’écologie et défend «le petit bonheur» des chasseurs
Bain de foule, autographes… Si ce n’est pas un candidat en campagne, ça y ressemble beaucoup. Pour ses vœux à la France rurale, dans l’Ariège, devant le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel, Nicolas Sarkozy a brossé dans le sens du poil son électorat traditionnel. « Si l’agriculture venait à disparaître, ce sont vos territoires qui disparaitraient », a lancé le Président.
« Les chasseurs ne sont pas les ennemis »
Comme il l’avait fait au Salon de l’agriculture en 2010, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec les questions environnementales. Variante 2012 en pleine campagne, il attaque Europe Ecologie-Les Verts : « Il y a tout un courant politique étrange qui considère que le gêneur sur la terre, c’est l’homme. Il faut bien qu’on se nourrisse, qu’on aille travailler », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « J'ai conscience que l'aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. Je prends l'exemple des règles environnementales, la question de l'eau, la protection de l'eau », a lancé Nicolas Sarkozy. « Naturellement, il faut protéger l’environnement », mais il faut « relâcher la pression », selon le chef de l’Etat. « La préservation de l’environnement ce n’est pas empêcher quiconque de faire quoi que ce soit ».
Un petit mot aussi pour les amoureux de la chasse : « Les chasseurs ne sont pas les ennemis. Ce ne sont pas les adversaires de l’environnement », a assuré Nicolas Sarkozy, dénonçant la décision du Conseil d’Etat, fortement critiquée par le Front national, d’avancer la date de fermeture de la chasse aux oies, suite à la requête d’associations écologistes. Une décision « qui empêche (les chasseurs) de profiter de ce qu’on appelle un petit bonheur », selon le chef de l’Etat.
« Agriculteurs entrepreneurs »
Comme lors de ses précédents discours au monde rural, Nicolas Sarkozy a défendu sa vision des agriculteurs « entrepreneurs, qui ne sont pas assistés. (…) Ils ne veulent pas des subventions, ils veulent des prix qui reconnaissent leur savoir faire ». Mais quelques minutes après, il défend ardemment la Politique agricole commune : « S’il n’y avait pas la PAC, il n’y aurait plus d’agriculture française ».
« L’avenir pour vos enfants ce n’est pas d’avoir un poste dans la trésorerie municipale, d’être tous employés communaux, tous employés dans le bureau de poste, métier respectable par ailleurs, ce n’est pas d’être tous instituteur du village », a lancé le locataire de l’Elysée.
« Diminuer le poids des charges »
Nicolas Sarkozy s’en est aussi pris à ses opposants, dans une allusion au climat d’invectives et de petites phrases de la campagne : « 2012, c’est une année qui sera passionnante, c’est une année qui sera difficile. J’aimerais tellement que ce soit une année où chacun puisse se respecter. Où chacun puisse se dire « je n’ai pas forcément les idées de l’autre, mais nous allons débattre de ces idées ». Et les Français choisiront. (…) La crise crée trop de souffrances pour qu’il y ait en plus un manque de respect ».
A la veille du sommet social de l’Elysée avec les syndicats, où la question de la TVA sociale sera mise sur la table, Nicolas Sarkozy a affirmé que « la question se pose maintenant de diminuer le poids des charges sociales sur les effectifs de l’agriculture française et de l’industrie française. (…) Je parlerai de cette question demain, avec les organisations syndicales. (…) Le choix de la compétitivité, de l’emploi est un choix stratégique que les autres ont fait avant nous et qui leur a réussi », a lancé le chef de l’Etat, ajoutant que « si on ne paie pas de cotisations sur le travail il faudra bien remplacer cet argent par quelque chose ». Il ajoute : « L’avenir de la France, c’est la valorisation du travail ». En 2007, le candidat Sarkozy avait déjà fait de la valeur travail l’un de ses axes de campagne.

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