Avec un âge légal de départ à la retraite à 62 ans, la France fait figure d’exception en Europe. Entre allongement de l’espérance de vie de la population et le déclin des naissances, la quasi-totalité des Etats membres de l’UE a prolongé le travail des seniors jusqu’à 65 ans, voire au-delà. C’est le cas au Portugal, où l’âge de départ à la retraite est calculé en fonction de l’espérance de vie.
A l’heure où les Français battent le pavé pour protester contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron en visite en Espagne a qualifié la réforme de « juste, responsable » et « démocratiquement validée ». Une position de fermeté du Président, alors, la rue peut-elle gagner ou au contraire le gouvernement va-t-il rester « droit dans ses bottes » ? Emmanuel Macron et son gouvernement ont-ils pris la mesure de l’ampleur de cette première journée de mobilisation ? Les invités de « Et maintenant » ouvrent le débat.
L’élection du premier secrétaire du PS s’est transformée en psychodrame. Avec des accusations de fraudes mutuelles, le PS retrouve ses pires travers. Alors que la direction assure qu’Olivier Faure a gagné, Nicolas Mayer-Rossignol conteste et menace de porter l’affaire en justice. Les deux camps vont se retrouver pour recompter les voix et analyser les cas d’irrégularités.
Après une journée de mobilisation record, les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de grève dans plus de 10 jours. Un laps de temps censé préserver l’unité du front syndical et éviter aux syndicats de se prendre les pieds dans le tapis en allant trop vite, alors que le succès de la mobilisation contre la réforme des retraites se trouve peut-être dans la France des villes moyennes et des préfectures.
Lors de son examen le 17 janvier, le Sénat a supprimé l’objectif de la réduction du seuil de la part du nucléaire de 50 % d’ici 2035, actuellement inscrit dans la loi. Les responsables du débat public sur la construction de nouveaux réacteurs, commencé en octobre dernier, s’alarment de ce choix des sénateurs.
Lors de ses vœux aux armées à Mont-de-Marsan (Landes), le président de la République a détaillé les grandes orientations de la prochaine loi de programmation militaire 2024-2030 : 413 milliards de crédits pour tirer les enseignements de la guerre en Ukraine et conforter la dissuasion nucléaire, soit plus de 100 milliards que la dernière loi de programmation.
Les pesticides néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles, sont interdits depuis 2018 en France. Seule exception : la culture de la betterave, à la suite d’une épidémie de jaunisse qui a décimé les parcelles en 2020. Un arrêt rendu jeudi 19 janvier par la Cour de justice de l’Union européenne a jugé illégales ces dérogations, ce qui pourrait bien signer la fin de l’utilisation des néonicotinoïdes sur l’ensemble des cultures françaises.
Une partie des cotisations aujourd’hui affectées à l’indemnisation et à la prévention des accidents du travail et maladie professionnelles, dont la branche est en excédent, pourrait participer à financer le système de retraite, selon les annonces du gouvernement. Les partenaires sociaux estiment, eux, qu’il faut au contraire renforcer la prise en charge des maladies professionnelles.
Invitée de l’émission « Parlement Hebdo » sur Public Sénat et LCP, la députée Renaissance estime que certaines des revendications portées par l’opposition à la réforme des retraites devront être entendues et étudiées. Elle assure que le gouvernement reste déterminé à maintenir un dialogue social sur cet épineux dossier.
Le premier secrétaire sortant Olivier Faure a été reconduit de justesse à la tête du PS après avoir remporté un scrutin interne très serré avec 50,83 % des suffrages, contre 49,17 % pour son rival Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé le parti.
La gauche est unie dans la rue contre la réforme des retraites. « Quand on gouverne, on ne gouverne pas contre son pays », souligne Olivier Faure, premier secrétaire du PS. Fabien Roussel, numéro 1 du PCF, espère « dépasser le million de personnes » dans la rue. « La colère monte d’une manière incroyable », ajoute la députée écologiste, Sandrine Rousseau.
Socialistes, communistes et écologistes, les sénateurs de gauche étaient dans la rue ce jeudi pour manifester leur opposition à la réforme des retraites. Pour les élus, le succès de cette première mobilisation doit faire « réfléchir » le gouvernement.
En déplacement à Barcelone à l’occasion d’un sommet franco-espagnol, Emmanuel Macron a réagi à la mobilisation d’ampleur contre la réforme des retraites ayant démarré ce jeudi 19 janvier. Il enjoint les manifestants au calme et conforte ses ambitions d’aller jusqu’au bout.
Le nouvel organigramme LR reste au travers de la gorge de Bruno Retailleau. Il demande que les équilibres issus du scrutin interne qui l’a opposé à Eric Ciotti soient respectés. Un « accord » avait même été passé entre les deux hommes, selon l’entourage du sénateur. C’est le comité stratégique, là où les grandes décisions sont prises, y compris pour 2027, qui concentrent les crispations. Retour sur les coulisses des négociations.
A la tête du Conseil de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2023, la Suède, représentée par son ambassadeur Håkan Åkesson, a énoncé les grandes lignes de ses ambitions pour l’Europe devant les sénateurs français, mercredi 18 janvier.
A l’hiver 2019- 2020, la réforme des retraites voulue par le gouvernement Philippe s’était, elle aussi, heurtée à un large mouvement social. La majorité LR du Sénat avait alors adopté un texte permettant de réquisitionner des grévistes dans le secteur des transports pour assurer un niveau minimum de service, ou encore faciliter le remboursement des usagers.
Les Républicains soutiennent le gouvernement sur la réforme des retraites, mais à leurs conditions. Invité ce jeudi 19 janvier de la matinale de Public Sénat, le sénateur LR Jérôme Bascher a laissé entendre que la droite sénatoriale ne votera le texte qu’après en avoir largement augmenté le volet social, jugé insuffisant au regard de l’effort demandé sur l’allongement de la durée de travail.
Les récentes enquêtes d’opinion montrent un haut niveau de soutien des Français au mouvement de grève, et un rejet toujours fort à la réforme du gouvernement. Plus inquiétant encore pour l’exécutif, chez des alliés naturels du texte, comme les électeurs de LR, le soutien s’érode.
Les sénateurs ont adopté en commission le projet de loi sur les Jeux olympiques de Paris 2024, qui prévoit notamment d’expérimenter la vidéoprotection avec algorithmes pour repérer les mouvements de foules ou les comportements « anormaux ». Ils ont renforcé le contrôle de la Cnil, dès le développement du système. Les défenseurs des libertés publiques dénoncent une première.
Après les questions d’actualité au gouvernement, François Patriat est revenu sur la mobilisation contre la réforme des retraites. Face aux déclarations de certains députés Renaissance qui ont dit ne pas vouloir voter la réforme des retraites en l’état, le président du groupe macroniste au Sénat veut croire que la majorité « ne peut pas craquer. »