Emmanuel Macron met sur les rails le projet de loi sur une aide à mourir. Les modalités exposées par le chef de l’État sont accueillies par une opposition farouche de plusieurs sénateurs de droite. La gauche se réjouit de pouvoir enfin débattre du sujet. Beaucoup de centristes, en position d’arbitres, pourraient donner sa chance au texte.
A trois mois des élections européennes, le RN continue de creuser l’écart avec le camp présidentiel, qu’il distance de plus de 10 points dans différents sondages. Les cadres de la majorité qui ont ce week-end, à Lille dépeint le RN, comme le « parti de l’étranger, de la 5ème colonne de Poutine », ne convainquent pas les électeurs pour le moment. Analyses des politologues, Luc Rouban, Olivier Rouquan et Gilles Ivaldi.
Le projet de loi sur la fin de vie, qui doit être présenté en avril en Conseil des ministres, entend également s’attaquer aux disparités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire national. Le gouvernement a déjà annoncé un « plan décennal » sur ce sujet. La droite sénatoriale, qui a travaillé sur ces questions, reproche au gouvernement de mêler accès aux soins et aide à mourir à des fins politiques.
Dans quelques mois, nous allons élire des eurodéputé(e)s. Mais en fait, que font-ils au quotidien? A quoi ça ressemble une journée d’eurodéputé(e) ? Pour le savoir nous avons suivi Catherine Chabaud, du parti Renaissance/ RENEW Europe et Arnaud Danjean, membre des Républicains/ PPE (Parti populaire européen). Ils ont choisi tous les deux de ne pas se représenter, pour des raisons qui leurs sont personnelles, mais tous les deux ont voulu nous parler de ce mandat si particulier, voici donc un épisode « vis ma vie d’eurodéputé(e). » Vous souhaitez soutenir Trait d’Union ou en savoir plus ? Rendez-vous sur www.traitdunionpodcast.com
Emmanuel Macron a dévoilé les contours du projet de loi sur la fin de vie qui sera débattu fin mai à l’Assemblée nationale. Retour sur l’un des premiers textes du genre, déposé au Sénat en 1978 par Henri Caillavet.
Portée par le sénateur de Paris et ancien adjoint au logement de la mairie de Paris, Ian Brossat, le groupe communiste a déposé une proposition de loi visant à « prohiber toute expulsion locative d’occupants de bonne foi entre le 31 mars et le 1er novembre 2024 ». Objectifs affichés ? Répondre à l’augmentation du nombre de congés pour reprise et pour vente » et « prévenir les abus de bailleurs qui exploiteraient opportunément ces festivités pour s’enrichir au détriment des locataires résidents à l’année ».
La ministre des Relations avec le Parlement a détaillé ce lundi les textes à venir au Parlement d’ici la coupure estivale. Le texte sur l’agriculture sera examiné par les députés mi-mai. Le projet de loi sur la simplification des procédures sera d’abord débattu par les sénateurs « début juin ». Quant au texte sur la fin de vie, il arrivera fin mai à l’Assemblée et après l’été à la Haute assemblée.
Président de l’UDI, le sénateur centriste Hervé Marseille souhaite que son parti prenne part à la liste Renaissance pour les élections européennes de juin prochain. Il prône plus largement une union de la droite et du centre pour les prochaines échéances électorales, « sinon on risque de déchanter gravement en 2027 ».
Dans une interview à La Croix et à Libération, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’une « aide à mourir » et annonce l’examen d’un projet de loi au Parlement en mai. Un texte que le Sénat pourrait adopter, indique le président du groupe centriste Hervé Marseille.
A trois mois des élections européennes, Ici l’Europe, vous propose une série de grands débats consacrés aux enjeux de ce scrutin dans les différents Etats-membres. Ce numéro est consacré à l’Italie et au bilan de la politique migratoire du gouvernement d’union des droites de Giorgia Meloni, contraint d’accepter une immigration massive pour des raisons économiques.
Après de longs mois de réflexion et plusieurs reports, Emmanuel Macron a détaillé dimanche son « modèle français de la fin de vie » : une « aide à mourir » qui doit permettre à certains patients, selon des « conditions strictes », de recevoir une « substance létale ».
La ministre de l’Education, Nicole Belloubet, a annoncé « une certaine souplesse » dans la mise en place des groupes de niveau en mathématiques et français, initiés par Gabriel Attal en décembre. S’il soutient « l’autonomie » promise aux établissements, le sénateur LR Max Brisson craint que la réforme soit « édulcorée ». « Ce qu’il faut, ce n’est pas un choc des savoirs, c’est un choc budgétaire », avance le communiste Pierre Ouzoulias.
Auditionnés par le groupe écologiste du Sénat, exactement cinq mois après les attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobre dernier, les médecins humanitaires intervenant dans la bande de Gaza sont revenus sur la situation humanitaire désastreuse de la petite enclave palestinienne de 350 km2 pour 2.2 millions d’habitants. Tous réclament un « cessez-le-feu immédiat », face à ce qu’ils décrivent comme une « catastrophe humanitaire ».
Lors de la cérémonie du scellement de la Constitution, place Vendôme à Paris, Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait l’inscription de la liberté d’avoir recours à l’IVG dans la charte des droits fondamentaux de l’UE.
Public Sénat organise le premier débat des européennes en direct du Parlement européen le jeudi 14 mars de 17h à 19h30, en partenariat avec le groupe Ebra. Les principales têtes de la campagne d’affiche y participeront, et devront s’exprimer sur quatre thèmes : l’agriculture, l’immigration, la guerre en Ukraine, et l’énergie et le pouvoir d’achat.
Mercredi 13 mars, le Sénat débattra de l’accord de sécurité franco-ukrainien et de la situation en Ukraine. En application de l’article 50-1 de la Constitution, le débat sera suivi d’un vote qui n’engagera pas le gouvernement. Mais après les propos controversés du chef de l’Etat évoquant « une intervention au sol », le scrutin sera scruté de près.
Les sénateurs ont adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à « instaurer un véritable statut de l’élu ». Ils ont adopté le principe des indemnités pour les maires en congé maternité, ce qui n’était pas prévu. Le cas de la maire de Poitiers, actuellement enceinte, avait mis en lumière ce problème. Ils ont aussi décidé d’augmenter certaines indemnités, prévu la prise en charge des frais de transport et de garde et précisé le délit de prise illégal d’intérêt.
À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la délégation aux droits des femmes, la délégation à la prospective et l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) ont organisé, ce jeudi 7 mars 2024, un colloque sur « Femmes et IA : briser les codes ». Pour les chercheurs comme pour les sénateurs, si l’intelligence artificielle est indubitablement une source de « progrès », elle constitue « un sujet de préoccupation majeure », notamment au regard des enjeux de parité puisqu’elle « génère, diffuse, amplifie et reproduit les inégalités de genre ».
Parmi les secteurs impactés par les coupes budgétaires annoncées par Bruno Le Maire, la mission égalité femmes-hommes voit ses crédits diminuer de 7 millions d’euros. Si Aurore Bergé a assuré que les coupes budgétaires ne toucheraient pas la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les associations féministes restent vigilantes.
Devant les chefs de partis, qu’il a invités à l’Elysée, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne doit y avoir « aucune limite dans l’intervention de la France » en Ukraine. Si tous soutiennent Kiev, les oppositions expriment leur rejet de toute « escalade guerrière » qu’elles jugent « irresponsable ». Certains, comme Eric Ciotti, pointe « le soupçon d’une instrumentalisation » pour les élections européennes.