Majorité relative pour Emmanuel Macron, qui devra trouver des majorités au cas par cas, les LR en position de groupe pivot, grosse poussée du RN et la Nupes qui réussit en partie seulement son pari : les législatives 2022 resteront dans les annales. Les points essentiels à retenir.
Après le coup de tonnerre des résultats de ces élections législatives, les différents groupes politiques du Sénat sont dans l’expectative. Une chose est sûre, l’Assemblée nationale sera difficilement gouvernable, et LR commence déjà le jeu des négociations avec le Président de la République, en expliquant que les députés Les Républicains ne voteront que certains textes et en rejetant toute possibilité de coalition.
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, les deux patrons des groupes de la majorité sortante, Christophe Castaner (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) ont été sanctionnés dans les urnes. Sur les quinze ministres engagés dans les législatives, on compte trois perdantes, dont la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin et celle de la Santé Brigitte Bourguignon.
Face à une « situation inédite », qui « constitue un risque pour notre pays », la première ministre, reconnaît que « les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis ». Les macronistes n’auront pas d’autres choix pour trouver des majorités à l’Assemblée.
Après les résultats du 2nd tour des législatives, Jean-Luc Mélenchon a dressé le constat d’une « déroute totale » du parti présidentiel. Il rejette l’idée d’un travail avec la majorité présidentielle et veut passer un « message de combat » à la génération future, à l’Assemblée nationale et en dehors.
L’ancienne candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle a exprimé sa « gratitude » aux électeurs pour les résultats historiques obtenus par son parti aux législatives.
La Première ministre sort victorieuse de l’élection législative de la sixième circonscription du Calvados, mais avec un écart relativement faible sur son adversaire Noé Gauchard (NUPES).
Selon nos premières estimations, Ensemble n’a pas de majorité absolue au soir du second tour. Emmanuel Macron devra donc trouver des voix, plutôt du côté de LR, qui limitent bien la casse. Jean-Luc Mélenchon est moins haut qu’espéré, mais la Nupes réussit néanmoins un beau score.
Suivez en direct les résultats du second tour des élections législatives, qui s'est tenu ce dimanche 19 juin : analyses, réactions, carte interactive... Tout pour comprendre les conséquences de ce scrutin.
Le second tour des législatives n’aura pas non plus mobilisé les électeurs. L’abstention est attendue à 54 %, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-AN / Public Sénat.
Si nous sommes tous capables de résilience, pour le pédopsychiatre Boris Cyrulnik, nous ne sommes pas tous égaux face à ce mécanisme qui permet de se relever des traumatismes que l’on traverse. Pour le médecin, la sécurité affective dans la petite enfance explique notre capacité à saisir la main tendue après un drame, comme il l’explique dans l’émission « Un monde, un regard » au micro de Rebecca Fitoussi.
Trump, Bolsonaro, Orban, Johnson… Et si le phénomène mondial d’adhésion au populisme trouvait en partie sa cause dans les tréfonds de la petite enfance ? C’est en tout cas la thèse défendue par le pédopsychiatre Boris Cyrulnik au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ». Une période de l’enfance où se joue aussi notre capacité de résilience.
Cette semaine « Livres & Vous » met la littérature jeunesse à l’honneur. À l’occasion de la 8e édition de « Partir en Livre » organisé par le Centre national du livre (CNL) sur le thème de l’amitié, Guillaume Erner reçoit sa présidente et deux auteurs qui écrivent pour les enfants et les adolescents. Qu’est-ce qui attire le jeune public vers la littérature ? Comment s’adresser aujourd’hui aux adolescents ? Et à qui écrit-on quand on est un auteur jeunesse ? Réponse avec Régine Hatchondo (présidente du CNL) et les écrivains Marie Sellier et Vincent Mondiot.
Face au risque de se retrouver sans majorité absolue, Emmanuel Macron a dramatisé l’enjeu pour les législatives, en multipliant les attaques contre Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la Nupes, dont le pari de devenir premier ministre semble compromis, devrait néanmoins devenir la première force d’opposition. Les LR pourraient eux devenir la force pivot, si le Président est affaibli par les résultats.
La nouvelle orientation de politique monétaire prise par la BCE constitue un tournant historique après des années de taux directeurs faibles. L’institution monétaire européenne a finalement décidé de relever ses taux pour contrer une inflation galopante, une décision majeure selon l’économiste Baptiste Massenot qui risque « de mettre en péril la croissance » de l’Union au nom de la stabilité des prix. Pour Edwin Le Héron, cette annonce est davantage un « outil communicationnel » visant à briser une spirale inflationniste auto-entretenue par le comportement des agents économiques.
Emmanuel Macron va-t-il être privé de majorité absolue dans la nouvelle Assemblée ? Une hypothèse envisagée d’après les projections de différents instituts de sondages qui lui prédisent une fourchette de 255 à 295 sièges contre 150 à 210 pour la Nupes. Mais pour le démographe, Hervé Le Bras les sondages sous-estiment le score de la majorité. Il prédit même 360 députés Ensemble au soir du second tour. Bataille d’analyses.
Alors que la fin de la campagne approche, la Nupes a tenu à faire de la canicule l’occasion d’insister sur le bilan climatique d’Emmanuel Macron et de mettre en avant leurs propositions. Le but : lier l’épisode climatique actuel et l’échéance électorale de dimanche prochain pour continuer à installer le match Macron / Mélenchon.