Petroplus : « C’est gravissime »

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François Vignal
Le 20.01.2012 à 18:55

Le raffineur Petroplus a annoncé la mise en vente de sa raffinerie normande de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. « C’est un conflit qui a valeur de symbole », selon Marc Massion, sénateur PS du département et vice-président de la communauté d'agglomération de Rouen.

Avec la mise en vente de Petroplus, quels sont les conséquences sur place ?
Localement, c’est la raffinerie qui s’arrête. Il faut retrouver un repreneur. 550 personnes sont concernées sur le site. Mais c’est plusieurs centaines en plus avec les intervenants extérieurs. Au total, c’est 1.000 personnes. Sur un bassin d’emploi sévèrement touché, c’est gravissime. Sur Grand Quevilly, il y a 28 familles qui sont concernées. Ce ne sont pas tous des gens qui travaillent sur le site. A la déception à l’égard des pouvoirs publics, il faut ajouter la responsabilité de Shel, qui a vendu à Petroplus la raffinerie il y a 3 ans.

Avez-vous espoir qu’un repreneur soit trouvé ?
Tous les responsables politiques locaux, les organismes syndicaux, ont pressé le gouvernement de tout mettre en œuvre pour trouver un repreneur industriel.

Plusieurs candidats ont défilé à la raffinerie. C’est utile ou c’est juste la campagne ?
C’est quand même un conflit qui va au-delà, qui a valeur de symbole. Le gouvernement s’était engagé en juin pour un plan d’action national sur le raffinage en France. Depuis rien ne s’est passé. C’est un effet d’annonce. Nicolas Sarkozy, c’est lui qui a le pouvoir. Pour l’instant, il n’y a rien.s

 

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