Visite d'une exploitation agricole,réunion à Loivre et réunion d'appartement, la soirée fut très enrichissante! #circo5101 #surleterrain
Sénatoriales : les scénarios de dimanche, même les plus fous !
L’incertitude est de mise. Les élections sénatoriales ont lieu dimanche et tout semble possible. Larcher se dit confiant pour sa réélection, la gauche veut croire à un basculement historique. Selon les résultats, plusieurs scénarios semblent envisageables.
Victoire de la majorité, Larcher réélu facilement
Si la fourchette haute de l’UMP se réalise, Gérard Larcher sera réélu avec une quinzaine de sièges d’avance samedi 1er octobre, pour l’élection du président. Les espoirs de la gauche sont douchés. Nicolas Sarkozy peut souffler. Si le Sénat reste à droite, la majorité sera néanmoins plus restreinte qu’en 2008. De quoi rendre difficile le vote de certains textes de loi, à commencer par le projet de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale, à l’automne.
Coup de tonnerre, la gauche l’emporte clairement
Hypothèse qui semble difficile, mais pas impossible. La gauche doit gagner 23 sièges pour avoir la majorité absolue, à 175 dans la nouvelle assemblée. L’hypothèse basse de Jean-Pierre Bel, président du groupe PS, est à 17 sièges, la haute à 30. Un Sénat à gauche serait un tremblement de terre, surtout si le résultat ne fait pas l’ombre d’un doute. A huit mois de la présidentielle, ce serait un mauvais signe pour le chef de l’Etat. Reste à savoir qui sera l’heureux élu. Le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel, vise le Plateau, sans s’être officiellement déclaré. Il dispose de nombreux soutiens au sein du groupe. Mais il trouvera sur sa route la vice-présidente PS du Sénat Catherine Tasca, qui dit avoir « envie » de se présenter. La perspective d’un Sénat à gauche ouvrira sûrement les appétits au PS. François Rebsamen, ou d’autres, pourraient se lancer dans cette primaire interne. La réunion de groupe du PS mardi devra départager les candidats, avant l’élection du président du Sénat samedi.
Si le Sénat passe à gauche, le gouvernement aura face à lui une chambre de blocage pour ses projets de loi jusqu’ à la fin de la législature. Un blocage relatif, l’Assemblée nationale ayant au final le dernier mot.
En cas de victoire de la gauche à la présidentielle en mai 2012, une Haute assemblée détenue par la gauche faciliterait inversement le vote de nouvelles réformes. «Il faut que le Sénat devienne la chambre du déblocage : mode de scrutin des assemblées, limitation du cumul des mandats, droit de vote des étrangers aux élections locales par exemple», lance le sénateur PS David Assouline. Si le PS prenait aussi l’Assemblée lors des législatives de juin, il aurait les mains libres au Congrès.
Résultats serrés, négociations serrées
Dimanche, la majorité ne tient qu’à 2 ou 3 sièges, d’un côté ou de l’autre. Dans ces conditions, les voix du groupe centriste, à droite, comme celle du groupe Rassemblement démocratique et social européen, seront particulièrement utiles. Le groupe RDSE est à majorité radicale de gauche. Sur ses 18 membres, 13 sont classés à gauche, 5 à droite. Mais quelques voix issues de la gauche pourraient-elle se porter sur Larcher ? C’est ce que le président du Sénat sous entend et le groupe UMP affirme. Le vote à bulletin secret permet en effet de telles surprises. Dans les deux sens… La semaine qui sépare le scrutin du 25 septembre de l’élection du président du Sénat, samedi 1er octobre, sera décisive. Les discussions iront bon train dans les couloirs du Palais du Luxembourg… Monnaie d’échange : une présidence de commissions, l’une des huit vice-présidences du Sénat, les trois postes de questeur ou les quatorze de secrétaires du Sénat.
Le résultat tard dimanche soir
Dimanche, les résultats tombent un à un en fin d’après-midi. Vers 20 heures, aucune majorité franche ne se dessine. Pour savoir si le Sénat bascule ou pas, il faut attendre les derniers résultats des DOM-TOM, qui arrivent tard pour cause de décalage. Ceux de Saint-Pierre et Miquelon sont attendus pour 22 heures. Ceux de la Martinique et de la Guadeloupe entre 1 heure et 2 heures du matin… La nuit pourrait être longue.
Un troisième homme en cas de blocage
Si le résultat est extrêmement serré, on peut imaginer une situation de blocage. Lors de l’élection du président du Sénat, les deux premiers tours se font à la majorité absolue. Mais le troisième se tient à la majorité relative. Là, tout est possible, y compris l’élection d’un sénateur qui ne serait pas issu des rangs du PS ou de l’UMP. « Il y a un pas difficile à franchir », tempère Yvon Collin, président du groupe RDSE, interrogé par publicsenat.fr. Mais il n’écarte pas totalement ce « scénario particulier. On peut toujours l’envisager ». Le groupe pourrait alors présenter « un candidat qui essaie d’aller au-delà » des clivages. « Ça peut-être le président de groupe », glisse Yvon Collin, « ou un autre », comme Jean-Pierre Chevènement, qui « occuperait avec talent une telle fonction ». Le groupe centriste, avec notamment le président de la commission des finances, Jean Arthuis, pourrait aussi jouer les recours en cas de blocage.
Une forme de cohabitation : Larcher réélu, avec une majorité de gauche
Scenario hypothétique et peu probable. La gauche est mathématiquement majoritaire dimanche soir, d’un cheveu. Mais samedi 1er octobre, Gérard Larcher est réélu grâce à quelques voix de gauche… Ce qui laisserait présager de sérieux problèmes et difficultés pour l’examen et le vote des textes de loi.
Un président élu au bénéfice de l’âge
Cette hypothèse n’a quasiment pas de chance d’arriver. Mais le règlement le prévoit : en cas d’égalité de voix au troisième tour, le président du Sénat est élu… au bénéfice de l’âge.

.jpg)



Réagir