A Toulon, le candidat Sarkozy prône plus d’Europe face à la crise

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François Vignal
Le 01.12.2011 à 20:36

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Dans un dispositif et un ton qui rappelle la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a défendu la convergence franco-allemande, tout en attaquant le PS. Le Président milite « pour un nouveau traité européen » avec « plus de discipline » budgétaire et des sanctions « plus sévères ».

Toulon, le retour. C’était dans la préfecture du Var que le chef de l’Etat avait tenu un discours sur la crise en 2008. La banque Lehman Brothers venait de faire faillite et Nicolas Sarkozy dénonçait les « dérives » du capitalisme. Trois ans après, la crise s’est aggravée et le Président est à 5 mois de l’élection présidentielle.

Dans la forme, comme dans le propos, c’est bien un discours de candidat que Nicolas Sarkozy a tenu. Environ 5000 personnes étaient rassemblées au Zénith de Toulon. Le dispositif rappelle 2007 : larges plans panoramiques par une caméra louma, Nicolas Sarkozy seul sur scène debout face à son pupitre, un fond bleu, un ton solennel et une Marseillaise de clôture. L'ensemble pourrait donner raison aux socialistes qui reprochent au Président d’utiliser les moyens de l’Etat en vue de sa réélection.

Hollande ciblé

Le PS et le candidat Hollande ont justement été la cible de Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises durant son discours : « La retraite à 60 ans et les 35 heures ont été des fautes graves » ; « La réforme des retraites ne pouvait plus être différée. Contester cette réalité, c’est mentir gravement aux Français. Permettre la retraite à 60 ans sans prévoir le financement de cette mesure était une décision socialement injuste ». Il dénonce la VIe République, défendue par Arnaud Montebourg. Puis, en référence au difficile accord entre PS et écologistes, il ajoute : « Les plus anciens ont connu l’époque des marchandages entre partis. Le résultat fut l’abaissement, la confusion (…). C’est une fantaisie coupable que la France ne peut en aucun cas se permettre ». Ou encore, au sujet d’un élément de l’accord : « Renoncer à notre place de membre permanent au Conseil de sécurité serait une faute invraisemblable ».

Le Front national est aussi la cible de Nicolas Sarkozy quand il affirme que « l’isolement n’est pas une solution. (…) La fermeture serait mortelle pour notre économie ». Le Président ajoute : « Les sociétés fermées n’ont qu’un destin possible : le déclin économique, intellectuel, moral ».

« Ce n’est pas  le moment de nous replier sur nous même », avertit le chef de l’Etat, « c’est le moment de travailler, d’investir, d’entreprendre ». En janvier, Nicolas Sarkozy invitera « les partenaires sociaux à participer à un sommet sur l’emploi ».

« L’Europe, ce n’est pas moins de souveraineté »

Dans son discours, Nicolas Sarkozy reprend des intonations de 2008. Il dénonce « l’idéologie du laisser-faire », « les ravages » de la mondialisation. Il a surtout insisté sur la nécessité des convergences avec l’Allemagne. « Ça ne veut pas dire que l’une se mette à la remorque de l’autre », souligne-t-il, en réponse aux critiques de la gauche.

Puisque « l’Europe n’est plus un choix, (mais) une nécessité », « la France milite avec l’Allemagne pour un nouveau traité européen refondant et repensant l’‘organisaiotn de l’Europe », a annoncé le chef de l’Etat, qui affirme que le Traité de Maastricht « s’est révélé imparfait ». Cette Europe, c’est « plus de discipline, plus de solidarité, (…) un véritable gouvernement économique ». Nicolas Sarkozy l’assure, « ce n’est pas la marche vers plus de supranationalité ». « L’Europe, ce n’est pas moins de souveraineté, c’est plus de souveraineté car c’est davantage de capacité à agir », ajoute-t-il.

Se rangeant à la position allemande, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour des « sanctions plus rapides, plus automatiques, plus sévères ». Il demande aussi que « chaque pays de la zone euro » adopte une règle d’or. Quant au rôle de la Banque centrale européenne, il se range à la position allemande. Berlin n’a jusqu’ici pas accepté que la BCE puisse faire jouer la planche à billet pour racheter les dettes des pays de la zone euro, ce que demande Paris. « La BCE est indépendante, elle le restera », a assuré le Président. Précision utile : « Ce processus sera nécessairement difficile et long », reconnaît Nicolas Sarkozy. Problème : la crise n'attend pas.

 
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laurent
Il y a un petit probléme dans la prise de son, une sorte de '' OUM ''...un peu dérangeant...Je ne parlerais pas du contenu...
Parti pris
Pourquoi titrer "le candidat Sarkozy". Le PS aurait-il besoin de votre appui pour défendre son argumentaire? N'est-il pas normal que dans cette période si grave le président explique aux français pourquoi nous en sommes là et comment la France agit pour s'en sortir.Contrairement à ce que vous dites, il ne s'aligne pas sur l'Allemagne à propos de la BCE. Plutôt que d'attaquer frontalement le peuple allemand sur le fait que la BCE devrait être le dernier prêteur, ce que les Allemands ne peuvent accepter vu leur passé et entrainerait un blocage, il fait confiance à la BCE pour ajuster sa stratégie et c'est exactement ce qui se passe puisqu'elle rachète des dettes des états en difficultés et ce sans faire de vagues.Le gouvernement économique qu'il prônait depuis 2 ans et que l'Allemagne refusait fermement démarre et c'est Angela elle même qui cherche à l'accélérer car elle a enfin compris sa nécessité.Quant à alerter sur certaines idées dangereuses pour l'avenir de la France, si je vous comprends, le PS et le FN ont le droit d'être systématiquement contre la politique du gouvernement, souvent d'une manière caricaturale en s'épanchant dans les médias, et le Président devrait se taire et ne pas réagir.Curieuse démocratie!
bon sens
ALLO LA TERRE !! ALLO BRUXELLES ?? ALLO LES 27 CHEFS D ' ETATS MEMBRES DE L ' UE !! , A QUAND L ' INDEPENDANCE ECONOMIQUE DE L ' UE !! .
bon sens
STOP A LA POLITIQUE DE ( TERRORISME ECONOMIQUE DES PAYS MEMBRES DE L ' UE ET DE NOTRE NATION !!! , A QUAND L ' INDEPENDANCE DECONOMIQUE DE L ' UE !! .
bon sens
MME MERKEL ET TOUS LES AUTRES CHEFS D ' ETATS MEMBRES DE L ' UE ,SOIT 27 PAYS MEMBRES !! , STOP AUX PLANS DE RIGUEUR !! , STOP A LA RECESSION ECONOMIQUE DES PAYS MEMBRES DE L ' UE !! , STOP AU DECLIN ECONOMIQUE DES 27 PAYS MEMBRES DE L ' UE , STOP A LA POLITIQUE DE ( TERRORISME ECONOMIQUE DES CHEFS D ' ETATS MEMBRES DE L ' UE ET DE NOTRE NATION !! ) , A QUAND LA FUSION ECONOMIQUE DES PAYS MEMBRES DE L ' UE !! A QUAND L ' INDEPENDANCE ECONOMIQUE DE L ' UE !! , A QUAND LA RUSSIE COMME NOUVEAU MEMBRE DE L ' UE !! , SI ACCORD DE MR DMITI MEDVEDEV , ET DE MR VLADIMIR POUTINE , ?? POUR LA CROISSANCE ! la PROSPERITE ! la STABILITE ! et pour la PAIX DU CONTINENT EUROPEEN A VENIR !! , PAS DANS UN SIECLE !! .
bon sens
L’indépendance économique pour un pays signifie qu’il soit indépendant dans ses activités économiques et qu’il n’ait besoin de personne. Cela ne signifie pas qu’un pays économiquement indépendant ne doit pas avoir de relations économiques avec aucun autre pays du monde.et il en va de meme pour les 27 chefs d ' etats membres de l ' ue si ils changent de strategie de sortie de crise economique pour une europe ( FEDERALE ! ECONOMIQUE ! ECOLOGIQUE ! ET SOCIALE ) et il est temps de changé de poliique de l ' immobilisme et de l ' isolement stop a la division ! stop a la politique d un autre SIECLE !! A QUAND LA FUSION ECONOMIQUE DES 27 PAYS MEMBRES DE L ' UE !! A QUAND L ' INDEPENDANCE ECONOMIQUE DE L ' UE !!; , et a quand la russie comme nouveau membre de l 'ue , si accord de MR DMITRI MEDVEDEV, et de MR VLADIMIR POUTINE ?? , ( MONDIALISATION ) STABILITE DU CONTINENT EUROPEEN !!! . SVP PAS DANS UN SIECLE
Martin
Oui il faut plus d'Europe, mais une autre Europe, pas l'Europe actuelle. Il faut une Europe des nations incluant la Suisse, la Norvège, Andorre, Monaco, le Liechtenstein, Saint Marin, la Biélorussie, la Russie, l'Albanie, la Serbie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et l'Islande. Une Europe des coopérations internationales, pas une Europe fédérale des technocrates et des marchés.

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