À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.
Les élections municipales sont marquées par un décalage entre les principes énoncés par les partis et la réalité. Les accords PS/LFI renvoient les deux formations à leurs propres contradictions. Chez LR, Bruno Retailleau veut faire « battre » le RN, mais joue l’ambiguïté à Nice, face à Eric Ciotti, allié du RN. Renaissance est plus au clair sur les alliances, mais ferme les yeux quand les LR, à qui ils sont alliés, peuvent profiter des voix d’extrême droite, comme celles de Sarah Knafo à Paris.
Le Rassemblement National arrivera-t-il à s’offrir la deuxième plus grande ville de France ? A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales (36.69%), mais Franck Allisio, le candidat RN, le suit de très près (35.02%). Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, sera elle aussi présente au second tour, contrairement au candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié mais qui a décidé de se retirer.
À deux jours du scrutin, un sondage Elabe place le candidat socialiste, Emmanuel Grégoire en tête d’une courte tête face à sa rivale Rachida Dati, candidate Les Républicains. Le suspense reste concernant la dynamique que les électeurs de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo choisiront.
Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous » Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), a tiré un bilan du premier tour des élections municipales et distingue les différents gagnants du scrutin.
Sarah Knafo, ex-candidate Reconquête à la mairie de Paris, a indiqué vendredi sur BFMTV avoir échangé lundi, à la veille de son désistement, avec Rachida Dati, qui lui a affirmé qu'Edouard Philippe avait mis son « veto » à une alliance.