Si les bons scores de premier tour à Toulouse, Lille et Limoges n’ont finalement pas permis à LFI de conquérir ces villes, le mouvement a réussi son implantation dans les quartiers populaires en gagnant Roubaix (59), Saint-Denis (93) ou Vénissieux (69).
Entre confirmation des ancrages locaux et bascules historiques, le bilan des municipales 2026 révèle une fracture droite-gauche entre les territoires et les grandes villes. Alors que le bloc central et LR s'emparent d’importants trophées comme Bordeaux ou Clermont-Ferrand, à gauche la stratégie d'alliance avec La France insoumise interroge après une série de revers pour le PS et les Écologistes. Néanmoins, Paris, Marseille et Lyon restent aux mains de la gauche.
Les Républicains ou les candidats divers droite s’illustrent ce dimanche par des conquêtes retentissantes, comme à Clermont-Ferrand, Besançon ou Brest, mais qui ne feront pas oublier les revers dans les métropoles de premier plan.
De Rachida Dati à Édouard Philippe, en passant par les figures locales Jean-Michel Aulas et Serge Blanco ou la revenante Catherine Trautmann, les personnalités engagées dans les élections municipales ont connu des sorts bien différents. Avec, au passage, quelques surprises.
A l’issue du second tour, le Rassemblement national peut se satisfaire d’un succès historique grâce à l’élection du plus grand nombre de maires et de conseillers municipaux de son histoire. Toutefois, le parti à la flamme est privé de succès de prestiges dans des villes cibles identifiées avant le scrutin, telles que Marseille, Toulon ou Nîmes. Qu’à cela ne tienne, Jordan Bardella y voit une rampe de lancement vers la présidentielle.
« Plus que jamais, les socialistes sont la principale force territoriale de la gauche et dès demain, ils se remettront au travail, au service de leurs concitoyens », se réjouit le numéro 1 du PS, Olivier Faure, au soir du second tour, sans évoquer les villes où les listes PS/LFI ont perdu.