Après l’interview d’Emmanuel Macron, les réactions des sénateurs d’opposition sont très critiques. « Le problème, c’est que nous avons un Président qui ne comprend plus les Français », affirme le socialiste Patrick Kanner. Le macroniste François Patriat l’a trouvé pour sa part « lucide, courageux et combatif ».
Lors des questions d’actualité au gouvernement, la sénatrice Laurence Rossignol a dénoncé avec vigueur les récentes déclarations d’Emmanuel Macron à propos de la réforme des retraites. Une interpellation qui lui a valu une réponse sarcastique d’Olivier Véran, rappelant devant l’hémicycle le soutien de la sénatrice à la précédente réforme des retraites en 2014.
Épinglant l’inflation du nombre de textes législatifs, le chef de l'État veut apporter des réponses « très concrètes » aux Français, « avec les services de l’État ». Au Sénat, les législateurs se sentent court-circuités.
En annonçant le report de la loi immigration qui devait être examinée au Sénat le 28 février et son découpage en plusieurs textes, Emmanuel Macron a braqué le patron de la droite sénatoriale. « Ça ne peut pas marcher comme ça », met en garde Bruno Retailleau.
Auditionné, ce matin, au Sénat, par la commission des affaires économiques, Xavier Niel, fondateur et actionnaire majoritaire du groupe Iliad, est revenu sur l’actualité du secteur des télécoms.
Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le président du groupe écologiste du Sénat Guillaume Gontard a interpellé la Première ministre, Élisabeth Borne. Dénonçant les violences policières lors des manifestations, le sénateur a appelé la cheffe du gouvernement à mettre un terme à la réforme des retraites.
Emmanuel Macron table sur une entrée en vigueur de la réforme des retraites « avant la fin de l’année ». Lors d’un entretien télévisé, le président de la République a fait montre de fermeté sur ce sujet, et dénoncé « les factieux et les factions » qui s’appuient sur la contestation au projet de loi.
Emmanuel Macron va « demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle, pour que quand il y a des profits exceptionnels d’entreprises […], que leurs travailleurs puissent en profiter ». Le chef de l’Etat veut remettre « autour de la table » les syndicats « sur des sujets très concrets, l’usure professionnelle et les fins de carrières ».
Le chef de l’État a demandé à sa Première ministre de bâtir un « programme législatif » avec les deux assemblées. Il estime que « tout ne passe pas par la loi ». Dans son interview, le président de la République appelle aussi Élisabeth Borne à élargir la majorité.
Victime collatérale de la réforme des retraites, le projet de loi immigration dont l’examen devait démarrer au Sénat le 28 mars, est reporté à une date indéterminée et scindée en plusieurs textes. Au Sénat, le texte initial ne satisfaisait ni la gauche, ni la droite.
La réforme des retraites a été formellement adoptée par le Parlement lundi. Les regards se tournent à présent vers les sages de la rue de Montpensier, pressés des différents côtés de l’échiquier politique pour examiner la constitutionnalité, à la fois du texte de loi, mais aussi d’une procédure législative qui a été particulièrement houleuse.
Invité de notre matinale, Boris Vallaud est revenu sur la crise politique et sociale depuis l’activation du 49-3 à l’Assemblée nationale. Le président du groupe socialiste estime qu’Emmanuel Macron est le seul responsable, et qu’à ce titre, seul un retrait de la réforme des retraites pourra « apaiser » la situation.
Dans un contexte de durcissement de la répression contre l’opposition en Biélorussie, le groupe interparlementaire d’amitié France Biélorussie organise, au Sénat, ce mardi 21 mars, une conférence de parrainage de prisonniers Biélorusses.
« Dans les 15 jours qui viennent, il faudra apaiser, écouter les colères », a assuré le chef de l’Etat aux parlementaires de la majorité présidentielle réunis à l’Elysée. Selon un participant, Emmanuel Macron « a remercié les parlementaires qui ont joué le jeu, en particulier au Sénat, où il estime qu’il y a eu un vrai travail de fond, un compromis intelligent, avec les sénateurs LR ».
L’exécutif s’apprête à reporter l’examen du projet de loi immigration qui devait démarrer au Sénat le 28 mars. Dans le contexte social explosif de l’adoption de la réforme des retraites, le gouvernement préfère temporiser.
Ce mardi 21 mars, le Rassemblement national (RN) appose une nouvelle pierre à l’édifice de sa « normalisation » : à 18h30 se tiendra à la Maison de la Chimie (Paris) la soirée de lancement de la toute nouvelle « école des cadres » du RN. L’objectif ? Former ses militants afin de devenir « un parti de masse face au bloc élitaire. »
Réunis ce 21 mars pour une conférence de presse commune, les sept groupes de gauche du Parlement mettent en avant leur détermination pour faire céder le gouvernement à l’aide d’outils constitutionnels sur la réforme des retraites.
La direction des Républicains n’envisage pas d’exclure ou de sanctionner les députés qui ont tenté de renverser le gouvernement lundi. Alors que la séquence parlementaire sur la réforme des retraites se referme, après avoir fracturé une partie de la droite parlementaire, LR mise sur le rassemblement, tout en s’interrogeant sur ses rapports à venir avec la majorité présidentielle.
Après une Commission mixte paritaire conclusive sur la proposition de loi visant à renforcer l’équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire.
Alors que les manifestations spontanées en réaction au 49-3 se multiplient dans toute la France, avec des heurts particulièrement violents à Paris, la question de l’encadrement juridique du droit de manifester se pose. Participer à une manifestation non déclarée ne constitue pas un délit, mais la Préfecture de police assure que les manifestants arrêtés l’ont été pour des « infractions caractérisées. »