« C’est un rappel du bilan, très bien. Ce qui me déroute, c’est qu’il n’y a absolument rien de plus, que ce que nous avons déjà entendu plusieurs fois », réagit la sénatrice PS, alors qu’Emmanuel Macron a défendu un renforcement des moyens de la défense, lors de ses vœux aux armées.
La tension est montée d’un cran mercredi entre Danois et Américains autour du dossier du Groenland qui ne sont pas parvenus à un accord sur le contrôle de ce territoire autonome du Danemark, jugé indispensable à la « sécurité » des Etats-Unis par Donald Trump. Dans ce contexte, la France a envoyé une quinzaine de militaires sur place pour participer à l’exercice européen « Opération Endurance Arctique ». Pour Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste du Groenland à l’Université du Québec à Trois-Rivières, à l’École de guerre et à l’IFP School, l’envoi de troupes européennes peut stopper « la logique d’humiliation et de dénigrement » de Donald Trump.
Le chef de l’Etat demande au Parlement d’adopter « d’ici le 14 juillet » le renforcement de la loi de programmation militaire, soit « 36 milliards d’euros » de plus d’ici 2030. Pointant « un nouveau colonialisme », sans citer les Etats-Unis, il annonce que les quelques forces militaires françaises, envoyées au Groenland, seront renforcées par d’autres « moyens terrestres, aériens et maritimes ». Revue de détail des annonces du Président.
Avant les vœux aux Armées d’Emmanuel Macron sur la base aérienne d’Istres, un Conseil de défense a été convoqué en urgence à L’Elysée à 8 heures. Deux sujets internationaux majeurs sont au menu de ce Conseil : les manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland.
Devant le Sénat, le ministre des Affaires étrangères indique que Bruxelles est en train d’établir une liste des responsables de la répression en Iran, à des fins de sanctions. Il assure que la France « se tiendra toute entière » aux côtés du peuple iranien.
Ce mercredi 14 janvier 2026, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans un contexte marqué par un mouvement de contestation en Iran d’une ampleur inédite et par une répression sanglante sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.
Deux semaines après le début des manifestations contre le régime islamique, le bilan de la répression ne cesse de monter. Selon les ONG, le bilan dépasse désormais les 600 morts, alors que certaines sources évoquent plusieurs milliers de tués. Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l’ambassadeur iranien à Paris.
Exilé aux États-Unis depuis la révolution de 1979, le fils de l’ancien chah tente de s’affirmer comme une figure centrale de l'opposition, tandis que les manifestants scandent régulièrement son nom en Iran. Mais alors qu’il est lui-même l’héritier d’un régime dictatorial, et qu’il ne dispose d’aucun appui significatif, ses chances de piloter une éventuelle transition semblent bien minces.
Alors que la répression fait rage en Iran, le mouvement de contestation semble dépasser la question des symboles et toucher au cœur du fonctionnement du régime et de ses élites. Entre une éventuelle intervention militaire américaine, le retour du chah et l’émergence d’une alternative au sein du régime, plusieurs scénarios émergent.
Minée par la crise politique et budgétaire, la France n’a pas réussi à former une minorité de blocage pour empêcher les 27 de voter en faveur du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Malgré cette déconvenue et l’isolement relatif de Paris sur cette question, Emmanuel Macron conserve un rôle d’entrainement sur des dossiers brûlants, à commencer par celui de la défense européenne.
Mercredi, aux États-Unis, un policier de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale de l’immigration, a tué une femme au volant de son véhicule lors d’une opération à Minneapolis. La victime, Renee Nicole Good, âgée de 37 ans, était de nationalité américaine et mère d’un enfant de 6 ans. Cet évènement s’inscrit dans le cadre d’un durcissement violent de la politique fédérale américaine selon Ludivine Gilli, historienne et directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord à la Fondation Jean-Jaurès.
Seul Etat européen présent en Amérique du Sud, la France doit y devenir « un acteur régional clé », considère la commission des Affaires étrangères du Sénat. Dans un rapport présenté ce mercredi, les élus formulent vingt recommandations pour renforcer les relations entre Paris et le Guyana, et lutter contre les activités illégales en Guyane.
Auditionnée par la commission des affaires étrangères du Sénat, l’ancienne ambassadrice de France, Sylvie Bermann, a détaillé les conséquences internationales de la capture de Nicolás Maduro soulignant le retour de l’impérialisme et le recul de l’influence européenne.
Alors que Donald Trump menace d’annexer le Groenland, après son coup de force au Venezuela, les dirigeants de l’Union européenne tentent de faire bloc derrière le Danemark et de défendre un droit international moribond.
Depuis le 28 décembre, des manifestants défient les dirigeants de la République islamique. Mené au départ par des commerçants sur le coût de la vie, avant de gagner 23 provinces sur les 31 que compte le pays avec des revendications désormais politiques, le mouvement pourrait précipiter un « effondrement du régime depuis l’intérieur ». « Le régime a peur », selon la sociologue Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité et autrice de « Rethinking Gender, Ethnicity and Religion in Iran » (Bloomsbury, 2025).
Alors que le président américain Donald Trump souhaite prendre le contrôle du Groenland, retour sur le statut particulier de cette immense île arctique, au sein du royaume du Danemark.
Réunis à Paris ce mardi 6 janvier, les pays de la « coalition des volontaires » entendent afficher leur unité sur les garanties de sécurité à offrir à l’Ukraine. À l’heure où les négociations entre les États-Unis et la Russie se déroulent sans les Européens, ce sommet vise à formuler des propositions concrètes en vue d’un éventuel cessez-le-feu.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, transféré à New York pour y être jugé. Illégale au regard du droit international, cette intervention marque un tournant stratégique majeur qui pourrait donner des idées à la Chine. Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri analyse la situation.
Au Sénat, les élus estiment que l'intervention des Etats-Unis contre le régime de Nicolas Maduro au Venezuela marque le retour d’un impérialisme prédateur. Beaucoup fustigent également la première réaction d’Emmanuel Macron, qui a passé sous silence la violation du droit international, semblant chercher à ménager Washington.
La capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis à son domicile début janvier a laissé le monde bouche bée. Mais le président Donald Trump ne semble pas vouloir s’arrêter au Venezuela. A bord de son avion Air Force One, le 4 janvier, il a menacé Cuba, la Colombie et le Groenland d’une intervention américaine. Jusqu’où iront les Etats-Unis ? Analyse avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique, professeur à sciences Po, auteur de "La guerre mondiale n’aura pas lieu" (2025, Editions Odile Jacob).