35h : syndicats et patronat divisés

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Mounir Soussi
Le 30.01.2012 à 18:52

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Nicolas Sarkozy propose un accord compétitivité-emploi pour tourner la page des 35 heures. L’idée : direction et salariés négocient pour adapter le temps de travail. La solution pour faire face à la baisse de l’activité selon le patronat.

« L’entreprise prend l’assurance de conserver leurs salariés malgré la baisse des carnets de commandes (…) Le salariés à la sécurité de l’emploi, mais il faut plus de flexibilité sur son temps de travail et donc son salaire », explique Jérôme Dubus, délégué général du Medef Ile-de-France.

« Il faut qu’on soit encore plus flexible. Flexible sur le temps de travail, flexible sur le salaire, flexible sur tout ! Et les patrons, ils sont flexibles sur quoi eux ? » demande Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site de PSA d’Aulnay-Sous-Bois.

Selon Etienne Lehmann, chercher au Crest (Centre de recherche en économie et statistique), « encore faut-il que ce mouvement se fasse de manière équilibrée. S’il n’y a pas de garanties ou si elles sont insuffisantes, on risque de voir apparaître des régressions sociales ».

Si aucun accord n’est trouvé d’ici deux mois, un projet de loi sera déposé. Il n’a aucune chance d’être voté d’ici la fin du quinquennat.

 
Harmaggedon
Avant tout, ce qu'il faudrait réformer, en France, ce sont les relations "sociales" ! La majorité des syndicats issus du PCF, en sont toujours encore à la lutte des classes, abandonnée depuis 60 ans par les socialistes allemands, et qui ne fait pas partie du crédo de IGMetall, par exemple ! Les grosses boites allemandes sont dirigées ni par un patron de droit divin et encore moins par un ancien énarque. Ce sont des directoires qui les dirigent. Et le syndicat comme IGMetall participe aux réunions, avec un rôle consultatif. Les syndicats n'étant pas co-gestionnaires dans les caisses, ont moins besoin de pratiquer la démagogie, pour truster des "places" bien payées. Ils s'occupent vraiment de la défense des intérêts des salariés dans leur entreprise ! Tout en n'étant pas le seul syndicat, IGMetall a, à lui seul, plus d'adhérents que tous les syndicats français réunis, mais il ne fait pas de politique. C'est ce nombre d'adhérents qui fait sa force, sa crédibilité et impose son écoute. Pour déclencher une grève, en Allemagne, il ne suffit pas d'un groupuscule musclé, vociférant, comme chez nous, mais il faut que la grève soit votée par 70% des salariés concernés ! Dans la fonction publique, emplois protégés, la grève est quasi illégale. C'est donc tout cet ensemble, qu'il faudra bien, un jour, réformer en France. Les syndicats gagneront en crédibilité et ... en nombre d'adhérents.
paul
bien résumé
cbob
D'accord. Mais en France, quel (s) syndicat (s) sont représentés au directoire des grandes entreprises, même publique? C'est bien beau de vouloir copier sur l'Allemagne. Mais il ne faut pas copier uniquement ce qui vous arrange. Le système français est ainsi fait que les patrons se cooptent les uns les autres, et ont créé une telle mafia pour s'en mettre plein les poches (sur le dos des salariés), qu'ils n'ont pas envie qu'un syndicat vienne mettre son nez dedans. Il n'y a qu'à regarder la composition des conseils d'administration des grandes entreprises. Ce sont les mêmes qui siègent partout
monna
leur sport favori donner des explications bien techniques incompréhensibles pour le commun des mortels et hop le tour est joué . heureusement que les pillules ont du mal à passé .
Grominet
Prise de tête et malgré bien des efforts, j'ai rien compris au charabia de Micou2012. Il faut être plus concis dans ses explications

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