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La concertation sur l'école prône la semaine de 4,5 jours avec le mercredi

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Le 05.10.2012 à 17:52

La concertation sur la refondation de l'école prône le retour à une semaine de 4,5 jours en primaire incluant le mercredi matin, et un raccourcissement de la journée de classe permettant de faire les devoirs à l'école, ont annoncé les rapporteurs vendredi.

   Ils ont laissé la porte ouverte au samedi matin choisi localement, ont-ils précisé lors d'une conférence de presse, en soulignant que leurs préconisations n'engageaient pas nécessairement le ministre de l'Education Vincent Peillon.

   Cette demi-journée supplémentaire permettrait d'atteindre 180 jours de cours contre 144 actuellement, volume souhaité par Vincent Peillon qui juge l'année scolaire trop concentrée et chargée, au détriment des apprentissages.

   Les rapporteurs se prononcent aussi pour une journée de classe qui ne dépasse pas 5 heures en primaire, en sixième et en cinquième, et pas plus de 6 heures en quatrième et troisième.

   "Nous rajoutons la nécessité de prévoir un accueil de tous les enfants jusqu'à une heure avancée de l'après-midi", a souligné l'ancien recteur Christian Forestier, l'un des quatre rapporteurs. "Ce temps doit permettre l'aide aux devoirs, l'aide personnalisée", a-t-il ajouté.

   "En primaire et durant les deux premières années du collège, tous les enfants doivent être accueillis au moins jusqu'à 16H30, voire 17H00". Au-delà des cours, la journée doit comprendre "une aide au travail personnel" et "des activités culturelles, artistiques et sportives", selon le rapport.

Une pause d'une heure et demie à la mi-journée est aussi demandée

   "Il faudrait refléchir à un allongement d'une ou deux semaines" de l'année scolaire, mais ce sujet ne fait pas consensus, a précisé M. Forestier.

   Pour respecter l'équilibre sept semaines de classe-deux semaines de vacances, "soit on ne zone aucune vacance, soit on les zone toutes", a-t-il fait valoir.

   Actuellement, les vacances d'hiver et de printemps ont lieu à des dates décalées, un casse-tête pour certaines familles recomposées. Mais l'industrie du tourisme y tient pour préserver son chiffre d'affaires, notamment à la montagne.

   Les créations de postes d'enseignants doivent permettre de mettre en oeuvre le principe du "plus de maîtres que de classes" dans les zones difficiles et dans les classes de CP et CE1, où on apprend la lecture, a indiqué la sociologue Nathalie Mons. Il s'agit de varier les pratiques pédagogiques, enseigner à deux, par petits groupes...

   Adoucir le passage du CM2 avec un seul maître à la sixième avec dix professeurs, devrait pouvoir se faire avec des passerelles entre les deux.

   Parmi les préconisations figurent aussi la suppression progressive du redoublement, un service public de l'orientation pour qu'elle soit choisie et non subie, une plus grande liberté laissée aux familles dans l'orientation en fin de troisième, un enseignement de langue vivante dès le CP et un plan numérique pour le primaire.

   Côté notes, "plutôt qu'une notation-sanction, une évaluation positive simple et lisible, valorisant les progrès".

   Le rapport évoque aussi la santé: "Garantir aux familles en grande précarité" l'accès à la cantine avec une aide financière, ou profiter des nouvelles technologies pour diminuer le poids des cartables.

   Pour l'éducation prioritaire, ils prônent des enseignants expérimentés dans les territoires en difficulté, si possible volontaires et bénéficiant de meilleures conditions de travail.