Le scrutin municipal de 2026 est marqué par une abstention en hausse par rapport à 2014, environ 43% cette année contre 36,6% à l’époque. Ce phénomène est amplifié au niveau des communes de moins de 1 000 habitants : l’abstention a atteint 35,8% contre 24,7% en 2014. Décryptage de cette dynamique abstentionniste au niveau local avec Christelle Craplet (IPSOS-BVA) et notamment de l’impact de la réforme du scrutin pour les plus petites communes, désormais soumises à un scrutin paritaire de liste, sans panachage.
Si les désistements de listes sont récurrents dans l’entre-deux tour des élections municipales, il est beaucoup moins aisé de retirer une liste qui a déjà été déposée en préfecture. Un cas rare, qui peut provoquer des situations cocasses au second tour.
Terre historiquement difficile pour le parti de Marine Le Pen, le RN réalise une importante progression en Bretagne où huit des dix plus grandes villes de la région auront désormais un conseiller municipal issu du Rassemblement national.
Avec 10,4 % des voix obtenues ce dimanche, Sarah Knafo pouvait se maintenir au second tour des élections municipales dans la capitale, un choix qu’elle n’a finalement pas fait. Ce score élevé pour une liste d’extrême-droite, habituellement faible à Paris, provient essentiellement de l’électorat de droite, « conservateur socialement » et « libéral économiquement ».
Malgré le risque RN dans la cité phocéenne, la candidate LR Martine Vassal, arrivée en troisième position dimanche, a choisi de se maintenir pour le second tour. Au micro de Public Sénat, elle estime que le désistement de l’insoumis Sébastien Delogu fait du maire PS sortant, Benoît Payan, « le représentant de l’extrême gauche ».
À quelques heures de la clôture du dépôt des listes pour le second tour, la droite parisienne se resserre. Après avoir tendu la main à Rachida Dati, Sarah Knafo retire sa liste, tandis que Pierre-Yves Bournazel se désiste à son tour, consolidant une dynamique d’union face à la gauche.