Après l’attentat revendiqué par l’Etat islamique qui a causé 137 morts à Moscou, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin ont indiqué que la branche afghane de l’organisation terroriste « avait conduit ces derniers mois plusieurs tentatives » sur le « sol » français.
La secrétaire générale de la CFDT, syndicat réformiste et majoritaire en France, reproche au gouvernement et notamment au ministre de l’Economie de prendre le problème du déficit par le seul prisme des dépenses, sans envisager d’augmenter les impôts, et s’insurge d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage à venir.
Elections européennes, Jeux olympiques et paralympiques de Paris, conflits géopolitiques… L’année 2024 constitue, pour la France, une année de tous les dangers, dans un contexte marqué par un durcissement des opérations d’influences étrangères. Auditionnée par la commission d’enquête du Sénat sur le sujet, la directrice de la gouvernance publique à l'OCDE, Elsa Pilichowski, a rappelé le « nombre croissant de pays membres pour lesquels cette lutte est une priorité », ceux-ci s’avérant être « plus fragiles », du fait de la plus grande liberté d’expression qui y circule.
La laïcité, l’universalisme, la justice : telles sont les valeurs défendues par Sophia Aram. Une femme de gauche ? Assurément. L’humoriste et chroniqueuse radio assume haut et fort ses opinions. Elle prône une gauche unie derrière des idées et qualifie l’extrême droite et l’Islam politique de réels dangers. Comment conçoit-elle « le monde d’après » qu’elle dépeint dans son spectacle ? Quel regard porte-t-elle sur la gauche d’aujourd’hui ? Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit Sophia Aram dans « Un monde un regard ».
En pleine campagne des élections européennes, et dans le contexte de la guerre en Ukraine, les opérations de désinformation et cyberattaques de la Russie contre les pays européens se multiplient. Sommes-nous bien protégés ? C’est le sujet cette semaine de notre débat dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24 et Public Sénat.
Alors que le gouvernement cherche 20 milliards d’euros pour l’année prochaine, l’économiste de l’OFCE, Eric Heyer, met en garde : « On est très proche du pire moment pour faire des économies ». Il appelle à « sanctuariser les dépenses sociales et les dépenses d’avenir ». Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, préconise lui, de « supprimer » des postes de fonctionnaires. Il veut même « supprimer le statut de la fonction publique ». Et préconise de davantage taxer l’essence : « On ne s’en sortira que si tout le monde fait des efforts, y compris les plus pauvres ».
La commission des affaires européennes du Sénat a voté une proposition de résolution européenne, invitant Bruxelles à mettre en place des mesures plus ambitieuses en matière de lutte contre la corruption. Les sénateurs demandent notamment la création d’un comité d’éthique indépendant, chargé de recueillir les déclarations d’intérêt et de patrimoine des agents publics européens.
Invitée de Public Sénat, Marion Maréchal, tête de liste Reconquête ! pour les élections européennes, critique les déclarations d’Emmanuel Macron sur la possibilité d’envoyer des militaires européens en Ukraine. Elle estime que la France n’est pas en mesure de tenir tête à la puissance russe.
Les autorités canadiennes disent regretter le vote du Sénat français mais n’en tiennent pas rigueur à la France. Le gouvernement fédéral tient à souligner également que l’accord commercial et économique continue de s’appliquer.
C’était une demande du groupe socialiste, après l’audition par la délégation aux droits des femmes du Sénat de Judith Godrèche le 29 février dernier. Mais la création d’une commission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes dans le milieu du cinéma, le spectacle vivant et les médias a été refusée par la conférence des Présidents, au motif qu’un trop grand nombre d’entre elles avait déjà été lancé cette année.
Auditionnée par la délégation aux droits des femmes du Sénat, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé a annoncé un plan anti-prostitution afin de sensibiliser les différents acteurs des Jeux Olympiques. Un plan qui « portera la vision abolitionniste de la France ».
Frédéric Mitterrand est décédé à l’âge de 76 ans. Après un parcours éclectique au cinéma et à la télé, le neveu de François Mitterrand avait créé la surprise en étant nommé ministre de la Culture par Nicolas Sarkozy. Un passage rue de Valois aussi marqué par l’exhumation de ses écrits où il faisait l’apologie du tourisme sexuel.
Le rejet du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada par le Sénat ne signifie par l’arrêt du CETA. Le texte pourrait revenir à l’Assemblée nationale fin mai. Patrick Kanner, le président des sénateurs socialistes, demande à l’exécutif de laisser l’examen parlementaire aller à son terme, ce qui risque d’aboutir à un sérieux revers pour la majorité présidentielle.
La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a présenté le 21 mars les chiffres de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) dans le sport, promouvant dans le même temps, les mesures mises en place par le gouvernement ces derniers mois, pour renforcer les dispositifs déjà mis en place. Par ailleurs, elle a confirmé qu’un projet de loi d’héritage des JO, devrait être présenté par le gouvernement à l’automne.
Au-delà de la dimension politique évidente, le refus de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada par les sénateurs pose des questions sur l’avenir de l’accord. À ce stade, le vote du Sénat ne devrait pas signifier un coup d’arrêt dans l’application provisoire de cet accord.
C’est par une alliance baroque de la gauche et d’une majorité des LR, que le Sénat a rejeté le CETA. Les défenseurs de l’accord dénoncent « un coup politique contre le gouvernement », réussi par les communistes, qui ont déposé le texte dans leur niche parlementaire, bien aidés par la droite. Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, se réjouit d’un « acte politique très fort » et d’un « message symbolique ». Car le rejet du traité par le Sénat ne signifie par l’arrêt de mort du CETA. Le texte fera son retour le 30 mai, à l’Assemblée, à 10 jours des européennes. Pas forcément de quoi arranger Emmanuel Macron.
Le sénateur communiste, Fabien Gay s’est dit « enchanté » du résultat du scrutin qui a vu le Sénat largement rejeté le CETA. Le texte était inscrit dans la niche parlementaire de son groupe et a reçu le soutien des Républicains.
Pour plusieurs sénateurs centristes ou LR, la journée du 21 mars laissera des traces. Certains ont mal vécu cette séance sous tension, qui s’est soldée par le rejet de l’accord économique et commercial entre l’Union européenne et le Canada.
Après avoir appris que le déficit de la France s’établissait à 5,6 % du PIB pour 2023, la commission des finances a décidé d’utiliser son pouvoir de contrôle pour vérifier directement ces chiffres auprès du ministère de l’Économie. Le rapporteur Jean-François Husson dénonce la « rétention d’information » du gouvernement, face au dérapage du déficit public que prévoient les services de Bercy pour les années à venir.
Le président du groupe LR, Bruno Retailleau a fait part de sa satisfaction de voir le Sénat rejeter largement le CETA, ce jeudi. « Oui au libre-échange, mais pas pour supprimer nos éleveurs, pas pour en faire des variables d’ajustements », explique-t-il.