Le Sénat s’apprête à examiner la réforme des retraites pendant près de 11 jours et autant de nuits. Moins médiatiques que les députés, quels sont les sénateurs à suivre lors des débats ?
À deux jours du début de l’examen du texte en séance, tour d’horizon des derniers points de négociation entre la majorité sénatoriale et le gouvernement. Régimes spéciaux, CDI sénior, carrières longues et maternité : voici les points qui pourraient être modifiés lors de l’examen de la réforme des retraites au Sénat.
Invité de la matinale de Public Sénat, le maire PS de Montpellier n’a pas ménagé ses critiques vis-à-vis de la coalition de gauche, dénonçant notamment « l’outrance » des insoumis pendant les débats à l’Assemblée nationale sur les retraites. Il appelle les socialistes à porter une opposition moins bruyante que celle de leurs partenaires, et plus responsable.
Auditionné par la commission d’enquête sur la rénovation énergétique au Sénat, Nicolas Hulot est revenu sur les difficultés structurelles rencontrées par ces politiques publiques depuis quelques années. L’ancien ministre de la Transition énergétique a mis en cause le rôle de Bercy dans les arbitrages, mais alerte sur un sujet complexe, sans solution très claire.
D’après le dernier baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, sept Français sur dix refusent que le Sénat vote un report de l’âge légal à 64 ans dans la réforme des retraites. En parallèle, l’enquête montre que la popularité de la Première ministre est en chute libre.
Le député LFI, proche de Jean-Luc Mélenchon, admet une « différenciation tactique » avec les partenaires de la NUPES dans le rythme d’examen sur la réforme des retraites. Il appelle toutefois à clore ce débat interne afin de ne pas polluer la mobilisation du 7 mars.
Lors de son discours sur le futur partenariat entre l’Afrique et la France, Emmanuel Macron a annoncé une future loi pour encadrer la restitution des œuvres d’art. Au Sénat, une proposition de loi en ce sens a été adoptée l’année dernière.
Dans le cadre de la réforme des retraites, les sénateurs LR veulent une meilleure prise en compte de la maternité pour les femmes. Bruno Retailleau en fait « une ligne rouge ». Il défend en « priorité » l’idée d’une surcote de 5 %. Le gouvernement comme Emmanuel Macron sont « d’accord » sur le principe. Reste à régler les détails.
Alors que la réforme des retraites sera examinée mardi 28 février en commission, les premiers amendements commencent à être déposés. Sur la question de la pénibilité – remplacée par « l’usure professionnelle » dans le texte du gouvernement – la gauche sénatoriale entend bien remettre sur la table les critères supprimés par Emmanuel Macron à son arrivée à l’Elysée en 2017.
Les négociations pour la nouvelle convention médicale ne devraient pas aboutir, les tarifs de consultation proposés par la Sécurité sociale ayant déjà été rejetés par deux syndicats. Auprès de Public Sénat, plusieurs sénateurs médecins, issus de bords politiques différents, dénoncent les « propositions indécentes » de la Caisse nationale d’assurance maladie et estiment que le ministre, François Braun, a cédé à des exigences comptables.
Alors que Bruno Retailleau, à la tête des sénateurs LR, demande « que l’on n’attende pas 43 ans pour la suppression des régimes spéciaux », le ministre du Travail, Olivier Dussopt, dit « pourquoi pas », tout en attendant de voir la proposition précise de la droite sénatoriale.
Alors que les négociations entre les producteurs et les distributeurs se poursuivent pour fixer les prix des produits agro-alimentaires sur l’année à venir, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, invité de notre matinale ce lundi 27 février, appelle les grandes enseignes à la modération face à une inflation qui impacte aussi les agriculteurs.
Un an après le début de l’invasion russe, la Moldavie, qui partage sa frontière avec l’Ukraine, peine à encaisser les chocs. Inflation, vague migratoire, tentatives de coup d’Etat, le vice-premier ministre moldave Nicu Popescu assure que son pays tient tout de même le coup « grâce au soutien européen ».
Cette semaine, dans une émission spéciale « Ici l’Europe », l’ancien Premier ministre nous livre son analyse du conflit russo-ukrainien et met en garde des conséquences d’un ordre mondial bouleversé par la guerre, avec un « sentiment anti-occidental » exacerbé.
Après un an de guerre en Ukraine, le conflit semble s’enliser entre Russes et Ukrainiens. Une situation encore loin d’une solution diplomatique selon l’économiste Nicolas Baverez.
A quelques jours du lever de rideau au Sénat sur les retraites, les sénateurs peaufinent leurs stratégies. La droite et le centre, favorables à la réforme, veulent néanmoins préciser les choses sur les femmes, les carrières longues, les seniors, les retraites progressives. Les discussions et négociations avec le gouvernement, jusqu’à Elisabeth Borne, sont en cours. A gauche, la stratégie consiste à empêcher d’aller au bout du texte, tout en permettant l’examen de l’article sur le report de l’âge légal à 64 ans.
En annonçant un plan à 100 milliards d’euros pour le transport ferroviaire, Élisabeth Borne promet « une nouvelle donne ». Au Sénat, Philippe Tabarot (LR), salue les montants annoncés mais demeure prudent sur le mode de financement. Encore marqué par la déception du budget 2022, son collègue Olivier Jacquin (PS) parle de « mascarade ».
Un an après le début de la guerre en Ukraine, les soutiens de la Russie restent limités. La Chine, principal allié de Moscou, joue un jeu trouble et ne semble pas vouloir s’impliquer davantage. Pour éclaircir la position de la Chine à l’égard de la Russie, Marie Holzman, sinologue spécialiste de la Chine contemporaine, a répondu à nos questions.
Le niveau des nappes phréatiques est anormalement bas. En cause : l’absence prolongée de précipitations sur l’Hexagone, un phénomène rare en période hivernale mais qui devrait être amené à se répéter avec le changement climatique. Cette situation interroge la pérennité des « méga-bassines », ces retenues d’eau artificielles dénoncées par les écologistes, à destination de l’agriculture, et qui puisent directement l’eau dans les sols en période de pluie pour pouvoir la redistribuer plus tard dans l’année.
Pour la deuxième fois en un mois, les locaux du Planning familial de Gironde ont été vandalisés. Un message contre l’IVG et une Croix de Lorraine ont été inscrits sur la façade du bâtiment. Ces attaques ont lieu quelques semaines après l’adoption de la constitutionnalisation du droit à l’IVG par le Sénat.