Affaire Woerth/Bettencourt : la police s'est rendue au siège de l'UMP

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Le 09.09.2010 à 12:00

Le siège parisien de l'UMP a été perquisitionné mercredi "en début d'après midi" par des policiers de la brigade financière dans le cadre de l'affaire Bettencourt/Woerth, a-t-on appris ce jeudi auprès du numéro un du parti, Xavier Bertrand, confirmant une information de Paris-Match.

Le directeur général de l'UMP, Eric Cesari, a réfuté auprès de l'AFP, le terme de "perquisition", en faisant valoir que les policiers de la brigade financière avaient "prévenu auparavant" de leur venue. "C'était une demande de renseignements. Ils voulaient vérifier des documents", a insisté Eric Cesari.

Pour la première fois depuis l'éclatement de l'affaire Bettencourt-Woerth, des enquêteurs se sont rendus mercredi au siège de l'UMP, sur ordre du parquet de Nanterre, dans un volet du dossier susceptible de mettre en cause le ministre du Travail, Eric Woerth.

Les policiers de la brigade financière sont venus mercredi "en début d'après midi" au siège de l'UMP, rue La Boétie, à Paris VIIIe, a déclaré à l'AFP le secrétaire général du parti, Xavier Bertrand, confirmant une information du site internet de Paris-Match.

Selon une source policière, cette visite a eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire liée à l'affaire Bettencourt conduite par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye. Les responsables de l'UMP ont donné aux enquêteurs les documents qui leur étaient demandés, a précisé cette source.

Le parquet de Nanterre a confirmé la venue de policiers à l'UMP, tout en réfutant le terme de "perquisition". "Il n'y a pas eu de perquisition au siège de l'UMP, il y a eu un transport d'enquêteurs", a souligné une porte-parole du parquet. Contrairement à la perquisition, un "transport d'enquêteurs" sur les lieux est dénué de toute notion de coercition.

Selon le directeur général de l'UMP, Eric Cesari, les policiers de la brigade financière avaient ainsi "prévenu auparavant" de leur venue. "C'était une demande de renseignements. Ils voulaient vérifier des documents", a insisté Eric Cesari.

Il a expliqué que les policiers, restés une heure et demie, cherchaient "la correspondance entre Eric Woerth et Patrice de Maistre". Ils ont consulté "toutes les archives" et "n'ont rien pris", a affirmé Eric Cesari, qui a signé un "procès-verbal" en ce sens.

D'après parismatch.com, les enquêteurs cherchaient dans les archives datant du premier trimestre 2007 la trace d'un courrier d’Eric Woerth, du 12 mars 2007, adressé à Nicolas Sarkozy. Dans cette lettre, dont le ministre du Travail a reconnu l'existence la semaine dernière, Eric Woerth, alors trésorier de l'UMP, intercédait pour que Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, se voit attribuer la Légion d'honneur.

Patrice de Maistre a été fait chevalier de la Légion d'honneur en juillet 2007 et a reçu sa décoration début 2008 des mains d'Eric Woerth, juste après l'embauche de la femme du ministre, Florence, au sein de la société Clymène gérant la fortune de la milliardaire.

Interrogé mardi sur TF1, Eric Woerth, qui a commencé à défendre le projet de réforme des retraites à l'Assemblée nationale, a de nouveau assuré n'avoir "jamais menti sur rien", dénonçant une nouvelle fois une "campagne de dénigrement".

"On verra s'il y a une affaire judiciaire, il y a une enquête. J'attends avec sérénité les choses", a martelé le ministre, qui a été interrogé le 29 juillet par la brigade financière sur les différents volets de la tentaculaire affaire Bettencourt. Une nouvelle audition de Eric Woerth n'est pas exclue, mais aucune convocation ne lui a été adressée, a dit mercredi son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne.

L'un des volets de l'affaire porte sur les accusations de financement politique illégal portées à l'encontre de l'UMP par l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout. Selon Mme Thibout, Patrice de Maistre aurait remis 150.000 euros en espèces à Eric Woerth, en 2007, pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Des accusations fermement démenties par le ministre du Travail.

Une source policière a affirmé à l'AFP que cette perquisition avait eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite par le procureur de Nanterre Philippe Courroye.

Eric Cesari a expliqué que les policiers, restés durant une heure et demie au siège du parti, cherchaient "la correspondance entre Eric Woerth et Patrice de Maistre". Ils ont consulté "toutes les archives" et "n'ont rien pris", a affirmé Eric Cesari, qui a signé un "procès-verbal" en ce sens.

Les enquêteurs cherchaient, selon le site parismatch.com, dans les archives datant du premier trimestre 2007 la trace d'un courrier de M. Woerth, du 12 mars 2007, adressé à Nicolas Sarkozy.

Dans ce courrier, dont le ministre du Travail a reconnu l'existence la semaine dernière, M. Woerth, alors trésorier de l'UMP, intercédait pour que Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, se voit attribuer la Légion d'honneur. Interrogé par l'AFP, le parquet de Nanterre s'est refusé à tout commentaire.

 

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