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Ambiance agitée sur fond de réforme des retraites à l'Assemblée
Largement consacrées à la réforme des retraites, les questions d’actualité au gouvernement de ce mardi ont pris place dans ambiance agitée et marquée par une interruption de séance. Pour l’opposition, « une réforme est nécessaire, mais pas celle-là ».
Interpellé par l’opposition sur sa réforme des retraites, c’est dans une ambiance électrique que le gouvernement a une nouvelle fois défendu son projet à l’occasion des questions d’actualité à l’Assemblée. « Le gouvernement a fait un choix raisonnable et incontournable pour assurer le financement des retraites des Français », a insisté François Fillon. En réponse au chef de fil des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, accusant le gouvernement de ne pas avoir joué le jeu de la négociation, le Premier ministre a de son côté jugé qu’« un projet c’est important, mais la crédibilité de celui qui le porte c’est aussi important », réaffirmant que depuis 1993 l’opposition n’est jamais revenue sur aucune des réformes des retraites menées par la droite. « Ce que je vous demande, c’est de vous élever au-dessus des caricatures et des postures », a-t-il lancé aux députés PS.
La réplique socialiste a été immédiate. « Les postures et les caricatures sont de votre côté », a rétorqué la députée socialiste en charge des retraites au PS, Marisol Touraine. Fustigeant le chef de file des députés UMP Jean-François Copé, pour ses déclarations sur l’absence de projet socialiste sur les retraites, la députée a accusé la majorité d’être « autiste par rapport à l’opposition ».
Jean-François Copé a, quant à lui, pris la parole dans l’hémicycle et jugé « inqualifiable » le comportement des députés communistes. Quelques minutes plus tôt ces derniers avaient quitté leur siège en pleine séance pour se diriger vers le ministre du Travail et lui remettre des pétitions contre la réforme des retraites, comportant plus de 100.000 signatures. Le Président de l’Assemblée nationale a alors décidé d’interrompre la séance, qui a repris peu après. « Je demande que nous soyons en situation d’appliquer le règlement qui prévoit au moins un rappel à l’ordre », a déclaré le chef de fil UMP.
Eric Woerth est pour sa part apparu serein mais déterminé sur la question du report de l’âge légal de départ à la retraite. « En 1981, 1982, on vivait moins longtemps qu’aujourd’hui. Les mesures d’âge sont essentielles », a-t-il expliqué. Interrogé par le député communiste Daniel Paul, qui lui demandait quand le gouvernement allait ouvrir de vraies négociations, le ministre du Travail a rejeté la faute sur les syndicats. Pour Eric Woerth, c’est leur refus de considérer tout report de l’âge de départ qui a rendu impossible tout processus de négociation.




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