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Copé, intronisé à la tête de l’UMP, veut rassurer centristes et libéraux
Il avait fait acte de candidature cet été, non sans énerver Xavier Bertrand. Depuis le bureau politique de ce mercredi soir, en présence de François Fillon, c'est officiel. Jean-François Copé prend la tête de l’UMP. Bertrand, de retour au gouvernement, lui laisse la place. Un jeu de chaises musicales validé évidemment par Nicolas Sarkozy.
Jean-François Copé s’entoure de deux secrétaires adjoints. Deux ministres sortants : le libéral Hervé Novelli, président des Réformateurs, et le centriste proche de Jean-Louis Borloo, Marc-Philippe Daubresse. Manière d’éteindre le feu. Centristes comme libéraux ont dénoncé depuis le remaniement de dimanche un gouvernement tout-RPR. « C’est un premier bon signe de rééquilibrage », affirme à Public Sénat Marc-Philippe Daubresse.
L’ex-ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives se réjouit – « Etre numéro deux de l’UMP est presque plus important qu’être numéro 15 du gouvernement » – et se dit rassuré : « Après ma conversation avec Jean-François Copé, on part sur de bonnes bases : des décisions collégiales à l’UMP avec une liberté d’expression dans la loyauté au Président ». Il ajoute que pour Jean-Louis Borloo, qui entend rassembler les centristes, sa nouvelle fonction ne pose « aucun souci ». Au passage, Marc-Philippe Daubresse égratigne Xavier Bertrand : « Jusqu’ici, il y avait un cloisonnement entre le parti et le groupe. Ce n’était pas normal. Maintenant il y aura une mutualisation ».
Centristes et libéraux n’ont pas dit leur dernier mot
Si c’est un bon signe, Daubresse « espère qu’il y en aura d’autres ». Il reste la présidence du groupe UMP de l’Assemblée, laissée vacante par Jean-François Copé, et celle de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier ayant rejoint le gouvernement.
Les libéraux font le même calcul : l’arrivée d’Hervé Novelli les « satisfait », mais le compte n’y est pas. « Ce n’est pas suffisant », selon Nicolas Forissier, ancien de Démocratie libérale. Il vient d’annoncer sa candidature à la présidence du groupe UMP au nom de la cinquantaine de députés réformateurs. Le quatrième candidat, après Christian Jacob, l’homme de Copé, l’ex-UDF Jean Leonetti, radical valoisien, et Hervé Gaymard, tendance gaulliste.
« Ce n’est pas une candidature de témoignage. Une élection de groupe n’est jamais assurée d’avance », croît Nicolas Forissier. Il compte faire entendre la voix libérale à droite. « Je suis attaché à la pérennité de l’UMP. Il faut respecter ses codes, notamment que les sensibilités issues des familles d’origines soient respectées. Nous gagnerons 2012 que si nous sommes rassemblés », ajoute le député de l’Indre. Les mouvements d’humeurs de la famille présidentielle sont loin d’être clos.




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