Copé, intronisé à la tête de l’UMP, veut rassurer centristes et libéraux

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François Vignal
Le 17.11.2010 à 18:25
copé - AFP
Jean-François Copé, aux journées parlementaires de l'UMP, en septembre dernier.
© AFP
Jean-François Copé, nouveau secrétaire général de l’UMP, s’entoure de Marc-Philippe Daubresse, centriste proche de Borloo, et du libéral Hervé Novelli. Suffisant pour calmer les mouvements d’humeur au sein de la majorité ?

Il avait fait acte de candidature cet été, non sans énerver Xavier Bertrand. Depuis le bureau politique de ce mercredi soir, en présence de François Fillon, c'est officiel. Jean-François Copé prend la tête de l’UMP. Bertrand, de retour au gouvernement, lui laisse la place. Un jeu de chaises musicales validé évidemment par Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé s’entoure de deux secrétaires adjoints. Deux ministres sortants : le libéral Hervé Novelli, président des Réformateurs, et le centriste proche de Jean-Louis Borloo, Marc-Philippe Daubresse. Manière d’éteindre le feu. Centristes comme libéraux ont dénoncé depuis le remaniement de dimanche un gouvernement tout-RPR. « C’est un premier bon signe de rééquilibrage », affirme à Public Sénat Marc-Philippe Daubresse.

L’ex-ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives se réjouit – « Etre numéro deux de l’UMP est presque plus important qu’être numéro 15 du gouvernement » –  et se dit rassuré : « Après ma conversation avec Jean-François Copé, on part sur de bonnes bases : des décisions collégiales à l’UMP avec une liberté d’expression dans la loyauté au Président ». Il ajoute que pour Jean-Louis Borloo, qui entend rassembler les centristes, sa nouvelle fonction ne pose « aucun souci ». Au passage, Marc-Philippe Daubresse égratigne Xavier Bertrand : « Jusqu’ici, il y avait un cloisonnement entre le parti et le groupe. Ce n’était pas normal. Maintenant il y aura une mutualisation ».

Centristes et libéraux n’ont pas dit leur dernier mot

Si c’est un bon signe, Daubresse « espère qu’il y en aura d’autres ». Il reste la présidence du groupe UMP de l’Assemblée, laissée vacante par Jean-François Copé, et celle de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier ayant rejoint le gouvernement.

Les libéraux font le même calcul : l’arrivée d’Hervé Novelli les « satisfait », mais le compte n’y est pas. « Ce n’est pas suffisant », selon Nicolas Forissier, ancien de Démocratie libérale. Il vient d’annoncer sa candidature à la présidence du groupe UMP au nom de la cinquantaine de députés réformateurs. Le quatrième candidat, après Christian Jacob, l’homme de Copé, l’ex-UDF Jean Leonetti, radical valoisien, et Hervé Gaymard, tendance gaulliste.

 « Ce n’est pas une candidature de témoignage. Une élection de groupe n’est jamais assurée d’avance », croît Nicolas Forissier. Il compte faire entendre la voix libérale à droite. « Je suis attaché à la pérennité de l’UMP. Il faut respecter ses codes, notamment que les sensibilités issues des familles d’origines soient respectées. Nous gagnerons 2012 que si nous sommes rassemblés », ajoute le député de l’Indre. Les mouvements d’humeurs de la famille présidentielle sont loin d’être clos.

 
michel
il n"y a qu"une droite dur,,le front -national et oui le reste c"est la droite molle et les centres qui ont toujours les fesses entre deux chaises,, seul,la carotte compte,,,des postes,,,si,si la droite la plus bête du monde va encore perdre,, la présence de la fille lepen va nous faire très mal, et dans les urnes,seul avec sa colère d"avoir été trahie,le bon peuple va se défouler,,contre Nicolas,,,la gauche rassemblées,avec ses extrêmes doivent déjà se marrer, la suite sera plus inquiétante,,,surtout les hausses d"impôts,de taxes,de coupes sombres dans tout les budgets ,les caisses étant vides il suffit de regarder se qu"on fait les autres pays,,,et nous on va faire pareil,,,
gigi
BRAVO JEAN FRANCOIS aide nous en parlant encore et encore rétablissant la vérité contre tous les mensonges de la gauche .As tu vu le PS qui rampe sur le cul devant les écologistes ?
Jany (Mr)
Le Centre a réellement son mot à dire et a les moyens de se faire entendre sur l’échiquier politique… Le Centre Droit peut retrouver sa liberté et réfléchir sur un grand programme présidentiel pour 2012… Défendre les valeurs du centre, c’est défendre les valeurs de progrès… Aujourd’hui la Droite dure s’inquiète et cherche de nouveau à tromper les élus du centre pour n’en faire que des valets de circonstances… Chacun est libre, la carrière politique, les responsabilités, peuvent avoir un grand attrait, mais faut-il devoir oublier son propre respect, celui d’être un homme libre au service des hommes pour devenir un valet de cour ? 2012 est incertain, nous le voyons dans les sondages, le Président est si fragilise qu’il rappelle déjà ses anciens ministres a déjeuner… Faut-il attendre le choix définitif des électeurs pour réagir ? Il est possible pour la Droite du Centre de proposer son propre candidat avec un bon programme, il est possible d’être très bien place pour le second tour, face au FN ou face au PS… Le candidat de la Droite Dure (Nicolas Sarkozy ou autre) pourrait se trouver « jospinise » par la multiplicité des candidatures à droite et au centre… ***En dernier ressort, il restera toujours possible d’imposer un programme de gouvernement à la Droite Dure (ex-UMP) dans le cas ou celle-ci se trouverait en meilleure position au second tour des présidentielles…dans un nouveau partenariat de gouvernement Le Centre Droit a quelque chose dire, il n’a pas besoin de devenir un valet pour se faire entendre… Bien cordialement, Jany
Jany (Mr)
Jean-Francois Cope a eu raison de faire ce geste, nous savons qu'il est tres proche de Jean-Pierre Raffarin et de Jean-Louis Borloo... Mais dans le meme temps, il a sa carriere politique et il a besoin de tous s'il veut se presenter en 2017... Sa position est delicate, au service d'un President meconnaissable, affaibli et dans une attente forte des francais... Bien cordialement, jany
Martin
Pourquoi Copé part-il de l'Assemblée alors que Bertrand était à la fois député et secrétaire général de l'UMP ?

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