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« Deux relaxes de plus »: Pasqua se félicite du jugement de la CJR
Charles Pasqua jubile. L’ancien ministre de l’Intérieur et sénateur a en effet été condamné par la Cour de Justice de la République à un an de prison avec sursis. Une peine beaucoup plus légère que les quatre ans dont deux ans ferme requis par le Parquet. Et puis comme il le dit lui-même : « C’est peut-être une condamnation avec sursis, mais c’est aussi deux relaxes de plus ».
Charles Pasqua a été condamné à un an de prison avec sursis pour complicité d’abus de biens sociaux et de recel dans l’affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société d’exportation de matériel de police dépendant du ministère. Mais, il a été blanchi dans les affaires du casino d’Annemasse où il était poursuivi pour corruption passive, et celle d’un pot-de-vin extorqué au groupe GEC-Alsthom en échange du déménagement de ses filiales.
L’un des avocats du sénateur envisage maintenant de demander la révision de la condamnation définitive (18 mois avec sursis) dont il a écopé dans le volet non ministériel de cette affaire.
Partiellement blanchi, Charles Pasqua se drape dans sa dignité : « Comment peut-on imaginer que je me sois laissé corrompre ? ». Et l’ancien ministre de l’Intérieur de s’en prendre, sans le dire, au Juge Courroye qui a enquêté sur les trois affaires, dénonçant « une instruction construite à charge, de manière partiale ». L’ancien ministre de l’Intérieur en appelle à la garde des Sceaux. Rien de moins . « Il appartient au ministre de la Justice de tirer les conséquences de tout ce qui s’est dit au cours de cette audience concernant les outrances, les atteintes portées aux droits de la personne dans le cadre de la garde à vue » a-t-il affirmé.
Le sénateur des Hauts-de-Seine a ensuite demandé à ses pairs la création d’une « commission d’enquête parlementaire » (…) j’attends de mes collègues parlementaires qu’ils se saisissent de cela ». Pas sûr que cette requête reçoive un écho favorable. En revanche, il faut s’attendre au « come back » d’un Pasqua à la parole aujourd’hui libérée.




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