Porter le voile intégral dans l'espace public est désormais interdit

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Le 11.04.2011 à 11:53
femme - AFP
© AFP

Les femmes qui portent un voile intégral dans l'espace public en France sont désormais passibles d'une amende et/ou d'un stage de citoyenneté, en vertu de la loi interdisant la dissimulation du visage, même si les policiers estiment qu'elle sera difficile à appliquer.

Dans la rue, les jardins publics, mais également dans les gares, les commerces, les centres de sécurités sociales ou les mairies, le port du niqab ou de la burqa n'est plus autorisé, avec l'entrée en vigueur ce lundi de la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage.

Cela n'a pas dissuadé Kenza Drider, 32 ans, une femme portant le niqab, qui a pris le TGV lundi matin pour Paris en gare d'Avignon, affirmant s'opposer à la loi, qui est « une atteinte à (ses) droits européens », ont constaté des journalistes de l'AFP.

 Invitée à participer à une émission de télévision à Paris, la jeune femme est arrivée peu avant 09H30 dans la capitale, expliquant qu'elle appliquait ses « droits en tant que citoyenne française », se défendant de toute « provocation ».

Mme Drider a expliqué que si elle était « verbalisée, la loi s'appliquera, je prendrai l'amende ». Mais « en tant que citoyenne française (...) mais je serai dans l'obligation de faire un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme, au nom de la liberté ».

En France, il y aurait environ 2.000 femmes intégralement voilées, selon diverses estimations.

Certains musulmans sont opposés à cette loi.

Samedi, 61 personnes ont été interpellées, dont 19 femmes voilées, après avoir tenté de prendre part à un rassemblement à Paris contre la loi sur le voile intégral, à l'appel d'un collectif d'associations islamistes.

Lundi, un rassemblement est prévu sur le parvis de Notre-Dame de Paris.

Entrée en vigueur après des mois de polémique, la loi sera « infiniment difficile à appliquer » et « infiniment peu appliquée », a dénoncé Manuel Roux, secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires de police. « Très clairement, ce n'est pas aux policiers d'aller faire du zèle », a-t-il déclaré sur France Inter. Lorsque les policiers croiseront une femme voilée, « on va faire de la pédagogie (...) on va essayer de la convaincre », a-t-il expliqué.

Mais si la femme refuse « c'est là que les choses vont vraiment se compliquer. On n'a pas de pouvoir de contrainte, la circulaire de Guéant nous dit même qu'il ne faut surtout pas utiliser de la force », a-t-il ajouté.

Le 31 mars, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, a adressé ses instructions aux préfets et des consignes ont été données aux forces de sécurité, pour éviter tout dérapage.

 « Dans le cas où une personne refuse de se prêter à un contrôle (...), les conséquences de ce refus devront lui être exposées et notamment la possibilité, si elle persiste, de la conduire dans des locaux de police ou de gendarmerie pour y procéder à une vérification d'identité », précise la circulaire.

 « La simple intervention de police par endroit suffit à semer du trouble », remarque Manuel Roux. « Je n'ose même pas imaginer quand on va s'intéresser à une femme voilée (...) dans un milieu sensible », ajoute le policier.

Il regrette surtout que la circulaire ne dise « quasi rien » sur « le pire des scénarios », c'est-à-dire lorsque la femme est obligée par un tiers (son mari, son père, etc.) de se voiler. Il sera selon lui « quasiment impossible » d'établir ce délit.

Selon la loi, une personne soupçonnée de forcer une personne à dissimuler son visage « par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir », est passible d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. La peine sera doublée si la personne contrainte est mineure.

 
jeanca
IMMIGRATION : Chronique d'un désastre annoncé Retranscription textuelle de la chronique Un événement, dont l’importance a, sans doute, échappé à l’opinion publique, parce que la presse n’en a pratiquement pas fait état, vient de se passer en France. À l’initiative de la mosquée de Paris, quatre cents associations, ainsi que des personnalités musulmanes venues d’Algérie, du Sénégal, de Mauritanie, de Turquie, de Tunisie et autres lieux - et, parmi, elles, M. Roger Garaudy, présenté par les organisateurs comme « le plus grand penseur de France » - se sont rassemblés à Lyon. Ils venaient y parler de l’islam en France, de la nécessité du rassemblement de la communauté musulmane, et des actions à mener pour « la reconnaissance de ses aspirations culturelles et religieuses » . Que cet événement soit important, il faut être aveugle et sourd pour ne pas le comprendre. Il est, entre mille autres, un des signes de ce qui sera, dans la prochaine décennie, un des plus grands bouleversements historiques qu’aura connu notre pays : la naissance d’un islam français. Le journal « Libération ›› a parfaitement vu et résumé les données du problème : La grande provocation faite à la société française est de changer son modèle d’intégration des communautés d’origine étrangère qui se sont, jusque-là, sédimentées autour du socle gallican, par pure et simple assimilation. Cette communauté franco-arabe retrouve, massivement, son « identité » religieuse (islamique). La question est, donc, celle de « l’invention de l’islam français » et de la structuration de la communauté musulmane française. Tout se joue, donc, sur la capacité d’assimilation et d’intégration de la société française et dans la volonté d’être assimilés des immigrants arabo-musulmans. La machine à assimiler française avait, jusqu’à ce jour, parfaitement fonctionné, intégrant, au début du siècle, la vague des immigrants d’Europe centrale, puis la vague italienne et polonaise. Tous ces immigrants de souche et de culture européenne ressentaient comme un honneur et un privilège de devenir français. La dernière vague d’immigration, massivement maghrébine, elle, ne rêve plus d’assimilation, bien au contraire ! Elle proclame violemment sa différence et clame et réclame son « identité » arabe et musulmane. Pour nombre d’hommes politiques et d’intellectuels, il s’agit donc, pour la France, de recevoir une communauté porteuse d’une culture et d’une identité « autres », et irréductibles, et d’accepter de devenir à la fois, pluri-ethnique et bi-culturelle. C’est ce que dit M. Chevènement : La France du XXI siècle, que vous le vouliez ou non, aura une composante islamo-méditerranéenne. C’est un fait et un bienfait. La logique de cette non-assimilation de la communauté arabo-musulmane - de plus en plus nombreuse, dans une France de plus en plus vieillissante - exige que ce soit la France qui se modifie et qui renonce à son identité d’origine. Et cette «modification» doit commencer à l’école. C’est là que se prépare la mutation historique d’où naîtra une France islamo-chrétienne et arabo-franque. C’est à l’école que les nouveaux petits Francais se fondront dans le moule de la double culture nationale. C’est ce que propose le rapport demandé par le ministre de l’éducation nationale à Jacques Berque, professeur au Collège de France et islamologue distingué. Ce rapport veut une pédagogie interculturelle, car, explique-t-il, la culture à laquelle nous avons à former tous les élèves doit, désormais, s’enrichir de l’apport des cultures autres, dont les enfants sont les vecteurs. ll faut, donc, faire entrer la culture des enfants et l’immigration dans le système de l’enseignement, et cela, dès la maternelle, dans les chants, les jeux et les contes… Il faut ouvrir la culture nationale, notamment à travers l’enseignement de l’histoire et du français, aux cultures islamo-méditerranéennes. Et quiconque refusera ce projet sera, bien entendu, taxé de racisme et sidéré, devra se taire. Comme l’a dit, superbement, Yvan Levaï, lors d’une réunion de « S.o.s. Racisme » : Quand le bruit de la cloche ne sera pas plus normal que le muezzin, cette société ne sera plus raciste. Or, l’erreur - ou le piège - est de poser le problème de l’immigration en terme de racisme, alors qu’il est religieux et culturel - qu’il s’agit, en fait, d’un immense problème de civilisation. Fernand Braudel, qui a passé sa vie à étudier les civilisations et la Méditerranée, va au cœur du problème quand il écrit dans son livre « L’Identité de la France »: Je n’ai rien contre les mosquées qui s’élèvent en France, de plus en plus nombreuses et fréquentées. Mais elles sont le signe de l’assimilation refusée, impossible, pour le moins très lente et difficile, de musulmans d’Afrique du Nord qui ne viennent chercher chez nous que du travail. Car l’islam n’est pas seulement une religion, c’est une civilisation plus que vivante, une manière de vivre. Que la civilisation, « la manière de vivre » de l’islam, même devenu français, soit compatible avec la civilisation et la manière de vivre de la vieille nation judéo-chrétienne que nous sommes, il faut vivre dans les nuées pour le croire. L’islam, « civilisation plus que vivante », n’a jamais toléré une autre religion, une autre culture, d’autres mœurs, que les siennes. L’islam convertit et assimile. Partout, dans notre siècle, le monde musulman a soit rejeté, soit « converti » les religions minoritaires. La Turquie a éliminé les Arméniens et les Grecs. Le christianisme n’a plus de réalité en Afrique du Nord. Alexandrie est désormais uniquement arabe. Le Liban, ultime pays de coexistence pacifique, éclate sous nos yeux. Pas d’églises en Arabie saoudite, mais on va élever une mosquée colossale à Rome. La seconde religion de France est, d’ores et déjà, l’islam. Or, le jour où, selon la péroraison de M. Levaï, « le cri du muezzin sera aussi normal, en France, que le bruit de la cloche ». Quand, alors, cette très vieille nation appelée France aura vécu. Jacques DOUYAU, 1985. DÉPÊCHE DU MIDI
JEPACI
11.04.11 LA MOINDRE DES POLITESSES EST DE RESPECTER LES USAGES DU PAYS OU L ON A CHOISI D HABITER.....C EST UNE QUESTION D EDUCATION.ET DE BON SENS ...ET POINT N EST BESOIN DE LOI POUR LE COMPRENDRE.....DE MEME QU IL NE ME VIENDRAIT PAS A L IDEE D ALLER DANS UNE MOSQUEE LES CHAUSSURES AUX PIEDS .....A MOINS DE NE VOULOIR CAUSER UNE PROVOCATION...

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