Et un merci énorme a mon suppléant @prematc pour son soutien continu. Enfin un autre meeting de campagne ensemble! #legislatives2012
Quand Collin règle ses comptes avec Baylet…
Ça ne passe pas du tout. Yvon Collin vient de perdre la présidence du groupe RDSE du Sénat, à majorité radicale de gauche, au profit de Jacques Mézard. Le nouveau président du groupe a remporté ce scrutin interne grâce au soutien du sénateur et président du PRG, Jean-Michel Baylet.
« C’est un coup de Jarnac, un coup bas, qui n’honore pas la politique », lâche Yvon Collin ce jeudi (voir la vidéo). Défendant son bilan, le sénateur du Tarn-et-Garonne attaque Jean-Michel Baylet : « C’est un règlement de compte. Je pourrais vous faire de la langue de bois, je n’en ferai pas. M. Baylet est aussi élu sénateur de mon département, on le voit peu d’ailleurs ici au Sénat. Je ne vois pas pourquoi il a monté tous les élus du Sud-Ouest, qui sont dans une zone de la Dépêche et qui sont dépendants de lui (Jean-Michel Baylet est patron de la Dépêche du Midi, ndlr). Vous comprenez, ils ont besoin de la Dépêche pour exister. Et il lui a été très facile de les convaincre de me faire un mauvais sort, et me faire rendre gorge. C’est la vie politique ».
Yvon Collin ajoute : « Il faut retenir la leçon pour de nouveaux combats, sans amertume, parce qu’on ne fait pas de la politique en regardant derrière, avec de la haine ». Quoique. Le sénateur continue : « M. Baylet a voulu surtout m’éliminer de ce poste, qui localement me donne une certaine visibilité médiatique, ce qu’il ne peut pas supporter. Il y a un procédé simple, c’est m’éliminer. Mais le combat continue ».
Survie du groupe en jeu
L’ambiance risque d’être compliquée au groupe, totalement divisé : « Ceux qui ont accepté de tenir la main de la dague pour me poignarder, on pensait que ça aiderait à régler ce problème. Je pense que l’ambiance qui règne désormais dans le groupe ne va pas faciliter au contraire la suite du débat ». Il reconnaît que « le groupe risque d’être en difficulté pour se constituer. (….) Je trouve que c’est du gâchis ».
Jean-Marie Bockel et Aymeri de Montesquiou, deux sénateurs de centre-droit membres jusqu’ici du groupe RDSE, doivent rejoindre le groupe centriste. Ils affaiblissent ainsi le RDSE. C’est même la survie de ce groupe historique du Sénat qui est en jeu. Et selon Yvon Collin, ce n’est pas l’abaissement probable du seuil de création d’un groupe, de 15 à 10 membres, qui améliorera les choses : « Ce n’est pas dans l’intérêt des assemblées de multiplier les groupes. Il y a toujours la tentation de diviser. De faire des corporations internes, du fractionnisme, de la balkanisation ».

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