Et un merci énorme a mon suppléant @prematc pour son soutien continu. Enfin un autre meeting de campagne ensemble! #legislatives2012
Référendum sur les obligations des chômeurs : bonne idée ou «agitation stupide» ?
Dans son entretien à paraître dans le Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy avance l’idée d’un référendum sur l'indemnisation des chômeurs et l'assistanat. Il veut créer un « nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre ». En cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet, « il faudrait sans doute réfléchir à l'opportunité de s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion sur ce système d'indemnisation du chômage et sur la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat ».
Ce jeudi après-midi au Sénat, après les questions d’actualité, la proposition du chef de l’Etat est froidement accueillie. Il y a bien le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, qui se dit « très heureux ». Ou la sénatrice et ex-ministre des Sports Chantal Jouanno, qui y voit une « très bonne décision, car c’est un sujet de société ». Mais son collègue UMP, le sénateur Philippe Dominati, souligne le risque lié à tout référendum : « On ne répond pas à la question posée, mais c’est comme si c’était un vote de confiance. Il vaut mieux utiliser le référendum pour les très grandes questions importantes »…
« Il ne propose pas de soumettre à référendum le nouveau traité »
A gauche, sans surprise, on dénonce une « course derrière le FN », comme François Patriat, sénateur de Côte d’Or. « Ça a pu marcher en 2007. Ça ne marchera pas cette fois-ci », selon le président de la région Bourgogne. Il ajoute : « Cela marque une forme d’affolement, de fébrilité. Ce n’est pas par l’agitation, la provocation, la démagogie qu’on peut séduire les Français ».
Pour Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste de la Haute assemblée, « c’est vraiment de l’affichage scandaleux pour attirer l’électorat le plus réactionnaire. Or c’est méconnaitre la réalité que de penser que les 10% de chômeurs ne veulent pas travailler ». La sénatrice communiste souligne qu’« il ne propose pas de soumettre à référendum le nouveau traité » européen conclu avec Angela Merkel. La limite de déficit public autorisé pour les Etat y passe de 3% du PIB à 0,5%, soit quasiment la « règle d’or » qu’avait défendue l’UMP l’été dernier. Mais le risque serait trop gros de rouvrir le débat sur l’Europe. L’exécutif se souvient de la victoire du « non » lors du référendum de 2005.
Le sénateur UMP François Trucy n’est pas plus tendre. Il voit dans cette idée de référendum un « mouvement brownien : en physique, c’est quand tout s’agite, sans donner de résultats positifs »… Si pour lui il n’est « pas tolérable qu’on refuse trois fois de suite une offre d’emploi », il pense qu’un référendum ne serait pas en la matière « une excellente idée ». Pire, « c’est de l’agitation stupide de période électorale », lance le sénateur. Il ajoute : « Mais elle est partagée ». Pas de jaloux. Selon François Trucy, « tout ce qui va se passer dans les prochaines semaines sera peu opérant dans un sens, comme dans l’autre ». Alors c’est figé ? « Oui bien sûr »…

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